14/06/2014
Les rêves
Le visage de ceux qu’on n’aime pas encor Apparaît quelquefois aux fenêtres des rêves Et va s’illuminant sur de pâles décors Dans un argentement de lune qui se lève. Il flotte du divin aux grâces de leur corps Leur regard est intense et leur bouche attentive ; Il semble qu’ils aient vu les jardins de la mort Et que plus rien en eux de réel ne survive. La furtive douceur de leur avènement Enjôle nos désirs à leurs vouloirs propices, Nous pressentons en eux d’impérieux amants Venus pour nous afin que le sort s’accomplisse ; Ils ont des gestes lents, doux et silencieux, Notre...