Peindre
30/09/2008
" Peindre, c'est se remettre à aimer .
Pour voir comme le peintre voit, il faut regarder avec les yeux de l'amour. Son amour à lui n'a rien de possessif : le peintre est obligé de partager ce qu'il voit. Le plus souvent, il nous fait voir et sentir ce que nous ignorons ou ce contre quoi nous sommes immunisés. Sa manière d'approcher le monde vise à nous dire que rien n'est vil ou hideux, que rien n'est banal, plat ou indigeste si ce n'est notre propre puissance de vision.
Voir n'est pas seulement regarder ce qu'il faut ; ce qu'il faut c'est regarder-voir; c'est pénétrer du regard et observer. "
Henry Miller
( oeuvre de P. Natier )

14 commentaires
Ainsi c'est l'amour qui tient et guide le pinceau...
Belle journée à toi Helena, merci pour les mots de Miller.
Je t'embrasse
je partage profondément ce texte d'Henri Miller "voir n'est pas seulement regarder"
merci
Ah oui, me rappelle d'avoir lu cela formulé comme ceci: "Peindre c'est aimer à nouveau".
Je me demande d'ailleurs si ce n'est pas le titre d'un de ses essais.
Miller a raison mais pour aimer je pense qu'il faut d'abord "comprendre" même si on a à faire à un langage ou rien n'est dit mais tout pressenti. C'est Boris Vian, je crois qui disait : on ne peut pas comprendre si on porte un melon à son oreille en disant " je ne comprend pas"
Aujourd'hui on fonctionne encore beaucoup sur les idées reçues alors que:
" le monde est le chemin d'aimer" (ARAGON)
Aimer, c'est se remettre à peindre.
Hervé Suchet
@ Lidia : oui je le crois ...
bonne soirée à toi ... amitiés ...helena
@ nicolas : merci de votre intervention , oui , je le pense profondément également ...
@ Inukshuk : je crois bien d'illeurs que cette phrase vient du livre que tu cites ...
@ alex : merci beaucoup pour tes commentaires de qualité , je les apprécie énormément ...
"le monde est le chemin d'aimer" , oui cette pensée d'Aragon me touche ...
@ Hervé : sans doute pour toi c'est possible dans ce sens ...
Aimer est forcément différent pour moi ... du moins l'expression est différente !
Coucou Héléna,
Trouvé dimanche sur une brocante, "printemps noir" que je n'avais pas lu, fort curieusement. Miller y parle de ses débuts en peinture. Assez hilarant. Surtout quand il transforme la 5e patte de son cheval en "phallus erectus".
:-))
@ Mû : je le reconnais bien là !!!!
bonne soirée Mü .... :+))
Je dois l'avoir ce livre, dans ma bibliothèque restée dans le Midi. Il y a quelques illustrations de ses peintures, dont une qui ressemble au portrait ci-haut ( "Qu'importe")
"La perte de l'innocence", ce texte est poignant. Seul mon silence pourrait l'envelopper, mes mots sont faibles. Merci "belle Hélène".
Bises, je peux?
le texte est beau... et le tableau aussi...
c'est décidé... je reviendrai !
Et danser, et chanter, et sourire, et écrire, c'est aussi se remettre à aimer
@ Ibid Norio : bienvenu ...
@ Michel : oui, oui, oui, OUI ......
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