" La parole éblouit et trompe car elle est mimée par le visage . Mais les mots noirs sur la page blanche sont comme l'âme mise à nu ." Guy de Maupassant
tout à fait, j'ai écrit sur le net des choses, exprimé des sentiments comme jamais je ne l'avais fait verbalement et je ne le regrette pas. Détachée d'un interlocuteur matériel, la parole s'affine, s'objective, se détache des complexes, des appréhensions...les mots une fois écrits ne peuvent être rattrapés, ils sont l'essence nue de notre pensée profonde.
Wow! Interpréter Maupassant ainsi et à ce point, c'est me faire oublier ce que je voulais ajouter sur l'absinthe et la syphilis.
Mais justement, les paroles étant éclairés par les traits du visage, ça donne plus de valeur a l'émotion.
Pas trop d'accord avec toi, Guytou...
;-)
J'ai un suit de ski-doo sous les couches de mon cerveau.
C'est vrai qu'il y a un avantage certain à écrire. On brode moins, on va à l'essentiel.
et puis, surtout, pas besoin de combler nos complexes physiques par des mots en trop ou de la parlote.
Sandy: faut pas dire au monde que t'as des couches, I told you that. J'arrive betôt, là; m'as te les changer.
Des mots en trop ou de la parlote ou de la redondance ou des propositions pléonastiques.
Oui...je préfère des mots noirs sur une page blanche...plutôt que l'inverse (excuse-moi, ce sont mes yeux qui s'adaptent mal...). Ah ce vieux Guy particulé !
:-))
La parole apporte à la communication la spontanéité, l'écrit la rigueur. Je trouve.
Baltha
J'oubliais, avec toutes les fantaisies et transgressions possibles et imaginables avec chacun des deux modes. C'est bien en l'écrivant néanmoins que je le formule.
Baltha
Ici, c'est plutôt mots blancs sur page noire... mais ça a l'air de fonctionner quand même ! ;-)
On m'a promis de belles choses en parole, on en beurré encore plus épais avec de belles lettres... Mais les mots et les lettres ne veulent rien dire si les gestes ne sont pas posés.
Du blanc après le noir d'hier, les jours se suivent et ne se ressemblent pas...
J'aime bien cette phrase même si ici, ce sont les mots blancs sur la page noire. Maupassant, ceci dit, ne pouvait pas savoir. J'aime assez, dans le genre, je veux dire dans le genre citation qui évoque l'écriture celle-ci, dénichée sur l'excelentissime site Remue.net :
Moi qui vous parle de l’absurdité de l’absurde, moi qui inaugure l’absurdité du désespoir — d’où voulez-vous que je parle sinon du dehors ? A une époque où l’homme est plus que jamais résolu à tuer la vie, comment voulez-vous que je parle sinon en chair-mots-de-passe ? J’ose renvoyer le monde entier à l’espoir, et comme l’espoir peut provoquer des sautes de viande, j’ai cruellement choisi de paraître comme une seconde version de l’humain — pas la dernière bien entendu — pas la meilleure — simplement la différente. Des amis m’ont dit : « Je ne saurai jamais pourquoi j’écris. » Moi par contre je sais : j’écris pour qu’il fasse peur en moi. Et, comme dit Ionesco, je n’enseigne pas, j’invente. J’invente un poste de peur en ce vaste monde qui fout le camp.
Sony Labou Tansi, La vie et de demie, Paris, Seuil, 1979. Avertissement
@ Saravati : Oui , les mots permettent de prendre une distance émotionelle et de nous clarifier , finalement ...
@ Christian Mistral : Et que voulais-tu donc ajouter ?
@ Ibid Norio : ton comm. ne m'étonne pas ... :))
@ Gordon : qu'est ce que tu fais avec un survêtement de motoneige dans la tête?
Bises
Helena
@ Claudio : oui , on va à l'essentiel ; pas de blablas !
@ Mû : Ah ! toi aussi , t'aime pas les fonds noirs !!
@ Baltha : oui , je te rejoins sur les deux commentaires que tu laisses ici ...
Ah ces mots parlés, écrits qui en disent peu ou parfois trop... J'adore.
C'est le seul amour des formules qui lui aura fait écrire ce genre d'aphorisme.
La parle comme le mot peuvent être des outils de mensonge ou de sincérité.
Le plus souvent, les deux modes prêtent à un savant mélange des deux, mensonge et vérité.
En fait, ces paroles sont un peu éphémères. Ce s'agit de mots passants.
@ Inukshuk : oui , c'est vrai ... les deux se prêtent à la vérité comme au mensonge ! tellement vrai ...
@ Suzanne : et cela ne nous empêche pas de les aimer ....
@ McComber : oui , ils passent , repassent , et trépassent ... Tout comme nous !
@ Marie : oui même blanc sur noir , la magie opére !!
@ Magenta : Les mots sans les actes ... je suis d'accord avec toi , les gestes l'emportent et les mots sont là pour les étayer , les valoriser , leur donner un sens , parfois ...
mais , on ne peut se contenter de mots ; juste ils viennent là pour nous permettre d'exprimer , de communiquer , d 'ouvrir le champ , d'expurger aussi parfois , et d'étendre ...
@ La Ch'tite : Toi l'amoureuse des mots et de leur musicalité ... Toi qui passe le plus clair de tes jours à les manipuler , les assembler , leur faire prendre corps à ta réalité , plus noir sur blanc et blanc sur noir ; là n'est pas ton dessein ... tu veux leur faire dire , sentir , vibrer ... Tu les fait tiens !! Tous ces mots qui ponctuent notre vie ,; je t'embrasse ma belle ... A bientôt !
@ Didier : " J'invente " , voilà encore un mot que j'aime par dessus tout !
Merci à toi , et à ta contribution si généreuse ici ...
Amitiés
Helena
Blue: le fantôme de Devos a pénétré chez vous. Be afraid. Bee veeery afraaaid!
@ Christian Mistral : what ?
Come on, woman! C'est Mac! Quand il écrit «s'agit de mots passants», sortez de vos torpides langueurs langagières: THE BEAST IS HERE!
Eh, eh, eh… Plus personne n'écoute le son, les longs doigts de la pluie au clavier de l'étang. Triste époque. On a peut-être la musique qu'on mérite.
@ Mc Comber : Je reconnais que je suis parfois Hamlet du poireau !! Merci de passer là Mac pour nous raviver les neurones ankylosés et réapprendre à entendre ...
J'en ai les doigts en larmes ...
@ Christian Mistral : sigh ...
I can't fucking believe this. C'est toi qu'on remercie! J'ai un sanglot long de violon qui veut giscler comme la source du Bossu...
37 commentaires
tout à fait, j'ai écrit sur le net des choses, exprimé des sentiments comme jamais je ne l'avais fait verbalement et je ne le regrette pas. Détachée d'un interlocuteur matériel, la parole s'affine, s'objective, se détache des complexes, des appréhensions...les mots une fois écrits ne peuvent être rattrapés, ils sont l'essence nue de notre pensée profonde.
Wow! Interpréter Maupassant ainsi et à ce point, c'est me faire oublier ce que je voulais ajouter sur l'absinthe et la syphilis.
Mais justement, les paroles étant éclairés par les traits du visage, ça donne plus de valeur a l'émotion.
Pas trop d'accord avec toi, Guytou...
;-)
J'ai un suit de ski-doo sous les couches de mon cerveau.
C'est vrai qu'il y a un avantage certain à écrire. On brode moins, on va à l'essentiel.
et puis, surtout, pas besoin de combler nos complexes physiques par des mots en trop ou de la parlote.
Sandy: faut pas dire au monde que t'as des couches, I told you that. J'arrive betôt, là; m'as te les changer.
Des mots en trop ou de la parlote ou de la redondance ou des propositions pléonastiques.
Oui...je préfère des mots noirs sur une page blanche...plutôt que l'inverse (excuse-moi, ce sont mes yeux qui s'adaptent mal...). Ah ce vieux Guy particulé !
:-))
La parole apporte à la communication la spontanéité, l'écrit la rigueur. Je trouve.
Baltha
J'oubliais, avec toutes les fantaisies et transgressions possibles et imaginables avec chacun des deux modes. C'est bien en l'écrivant néanmoins que je le formule.
Baltha
Ici, c'est plutôt mots blancs sur page noire... mais ça a l'air de fonctionner quand même ! ;-)
On m'a promis de belles choses en parole, on en beurré encore plus épais avec de belles lettres... Mais les mots et les lettres ne veulent rien dire si les gestes ne sont pas posés.
Du blanc après le noir d'hier, les jours se suivent et ne se ressemblent pas...
J'aime bien cette phrase même si ici, ce sont les mots blancs sur la page noire. Maupassant, ceci dit, ne pouvait pas savoir. J'aime assez, dans le genre, je veux dire dans le genre citation qui évoque l'écriture celle-ci, dénichée sur l'excelentissime site Remue.net :
Moi qui vous parle de l’absurdité de l’absurde, moi qui inaugure l’absurdité du désespoir — d’où voulez-vous que je parle sinon du dehors ? A une époque où l’homme est plus que jamais résolu à tuer la vie, comment voulez-vous que je parle sinon en chair-mots-de-passe ? J’ose renvoyer le monde entier à l’espoir, et comme l’espoir peut provoquer des sautes de viande, j’ai cruellement choisi de paraître comme une seconde version de l’humain — pas la dernière bien entendu — pas la meilleure — simplement la différente. Des amis m’ont dit : « Je ne saurai jamais pourquoi j’écris. » Moi par contre je sais : j’écris pour qu’il fasse peur en moi. Et, comme dit Ionesco, je n’enseigne pas, j’invente. J’invente un poste de peur en ce vaste monde qui fout le camp.
Sony Labou Tansi, La vie et de demie, Paris, Seuil, 1979. Avertissement
Une suite ici : http://lecanarducoin.blogspot.com/2008/12/le-clzio-et-la-culture-pour-tous.html
@ Saravati : Oui , les mots permettent de prendre une distance émotionelle et de nous clarifier , finalement ...
@ Christian Mistral : Et que voulais-tu donc ajouter ?
@ Ibid Norio : ton comm. ne m'étonne pas ... :))
@ Gordon : qu'est ce que tu fais avec un survêtement de motoneige dans la tête?
Bises
Helena
@ Claudio : oui , on va à l'essentiel ; pas de blablas !
@ Mû : Ah ! toi aussi , t'aime pas les fonds noirs !!
@ Baltha : oui , je te rejoins sur les deux commentaires que tu laisses ici ...
Ah ces mots parlés, écrits qui en disent peu ou parfois trop... J'adore.
C'est le seul amour des formules qui lui aura fait écrire ce genre d'aphorisme.
La parle comme le mot peuvent être des outils de mensonge ou de sincérité.
Le plus souvent, les deux modes prêtent à un savant mélange des deux, mensonge et vérité.
En fait, ces paroles sont un peu éphémères. Ce s'agit de mots passants.
@ Inukshuk : oui , c'est vrai ... les deux se prêtent à la vérité comme au mensonge ! tellement vrai ...
@ Suzanne : et cela ne nous empêche pas de les aimer ....
@ McComber : oui , ils passent , repassent , et trépassent ... Tout comme nous !
@ Marie : oui même blanc sur noir , la magie opére !!
@ Magenta : Les mots sans les actes ... je suis d'accord avec toi , les gestes l'emportent et les mots sont là pour les étayer , les valoriser , leur donner un sens , parfois ...
mais , on ne peut se contenter de mots ; juste ils viennent là pour nous permettre d'exprimer , de communiquer , d 'ouvrir le champ , d'expurger aussi parfois , et d'étendre ...
@ La Ch'tite : Toi l'amoureuse des mots et de leur musicalité ... Toi qui passe le plus clair de tes jours à les manipuler , les assembler , leur faire prendre corps à ta réalité , plus noir sur blanc et blanc sur noir ; là n'est pas ton dessein ... tu veux leur faire dire , sentir , vibrer ... Tu les fait tiens !! Tous ces mots qui ponctuent notre vie ,; je t'embrasse ma belle ... A bientôt !
@ Didier : " J'invente " , voilà encore un mot que j'aime par dessus tout !
Merci à toi , et à ta contribution si généreuse ici ...
Amitiés
Helena
Blue: le fantôme de Devos a pénétré chez vous. Be afraid. Bee veeery afraaaid!
@ Christian Mistral : what ?
Come on, woman! C'est Mac! Quand il écrit «s'agit de mots passants», sortez de vos torpides langueurs langagières: THE BEAST IS HERE!
Eh, eh, eh… Plus personne n'écoute le son, les longs doigts de la pluie au clavier de l'étang. Triste époque. On a peut-être la musique qu'on mérite.
@ Mc Comber : Je reconnais que je suis parfois Hamlet du poireau !! Merci de passer là Mac pour nous raviver les neurones ankylosés et réapprendre à entendre ...
J'en ai les doigts en larmes ...
@ Christian Mistral : sigh ...
I can't fucking believe this. C'est toi qu'on remercie! J'ai un sanglot long de violon qui veut giscler comme la source du Bossu...
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