Je veux m'éluder
26/03/2009

Je veux m'éluder dans les rires
Dans les tourbes de gaîté brusques
Oui, je voudrais me tromper jusque
En des ouragans de délires.
Pitié ! quels monstrueux vampires
Vous suçant mon coeur qui s'offusque !
je veux être fou ne fût-ce que
Pour narguer mes Détresses pires !
Lent comme un monstre cadavre
Mon coeur vaisseau s'amarre au havre
De toute hétéromorphe engeance.
Que je bénis ces gueux de rosses
Dont les hilarités féroces
Raillent la vierge Intelligence !
- Emile Nelligan -
32 commentaires
crisss que c'est bô !
je te suggère Jean-Marc Desgent. Il est encore vif, vivant. c'est mon pouètt préféré. ô que miam son univers.
commence avec... ah pis nenni, commence avec le livre que tu veux, sont tous délicieusement graffignants = ça arrache des tits morceaux d'âme mais ça fait du bien.
à plouss miss Blue
@ Nina louVe : Oui , comme c'est beau ! Toute l'oeuvre de Nelligan me touche beaucoup .
Et merci pour le conseil , je vais y goûter .
A bientôt , Nina louVe .
Blue
mal au crane.
mais il me semble que c'est pas mal.
la photo est grandiose...
bon.
gigantesque même.
un de ces jours, mon cerveau va me péter à l'intérieur...
il coulera par le nez...
c'est court une vie.
@ oAo :
Comment ça pas mal !
Ce poéme est grandiose .
Me demande si c'est pas déjà fait , le cerveau implosé ,j'veux dire ...
" Je plaque lentement le doigt de mes névroses,
Chargés des anneaux noirs de mes dégoûts mondains
Sur le sombre clavier de la vie et des choses "
-Emile Nelligan-
Jean-Marc qui chante Le Vaisseau d'Or en rock heavy sale, Nina, t'as entendu? Ça torche en chien.
Cela dit, Nelligan est vivant. Les poètes ne meurent pas.
Chère Helenablue. Voici pour vos et pour vos ami(e)s ce poème de Nelligan. Une pure merveille à lire en écho aux poèmes "A une passante" (Baudelaire), "Une allée du Luxembourg" (Nerval).... :
La passante
Hier, j'ai vu passer, comme une ombre qu'on plaint,
En un grand parc obscur, une femme voilée:
Funèbre et singulière, elle s'en est allée,
Recélant sa fierté sous son masque opalin.
Et rien que d'un regard, par ce soir cristallin,
J'eus deviné bientôt sa douleur refoulée;
Puis elle disparut en quelque noire allée
Propice au deuil profond dont son coeur était plein.
Ma jeunesse est pareille à la pauvre passante:
Beaucoup la croiseront ici-bas dans la sente
Où la vie à la tombe âprement nous conduit;
Tous la verront passer, feuille sèche à la brise
Qui tourbillonne, tombe et se fane en la nuit;
Mais nul ne l'aimera, nul ne l'aura comprise.
@ Gharbi : merci à vous , merci beaucoup cher ami .
Merci beaucoup, Jalel!
Wow. Cool.
@ Christian Mistral : Merci à toi Ange noir , qui m'a fait découvrir Emile Nelligan . Les poétes ne meurent pas , ils vivent en nous . Ils nous parlent et nous touchent au delà du temps et de la matiére .
Blue
Je vis pour ton bonheur, Blue. Émile m'approuverait. Il était pas si fou que ça.
Je me joint à vos échanges....c'est très touchant..Nelligan...j'adore aussi ..un beau cadeau...
Fort je t'embrasse belle Helena...je sais aussi comme souvent tu viens voir ma grammaire...meme sans trace...t'adore...tite Isa
ça .... décoiffe chez toi !
Un texte fort, que tu m'as fait découvrir (merci) et une photo qui nous prouve que nous sommes bien peu de choses quand la nature s'en mêle...
bizous
Alors, lisons les poètes, fous de préférence, des fois que jaillirais sur nous un peu de leur minute éternelle.
Desgent qui chante Le Vaisseau d'Or en rock heavy sale ! ???
non Mister, ch'avais point pas pantoutte.
where ? will search.
thankx
I kid you not. Il l'a enregistré, me semble, mais pas sûr. Catellier saurait te dire.
On se l'est reçu en pleine gueule y a deux ou trois ans icitte en-haut sur Mont-Royal à deux pas d'où on s'est rencontrés.
torbiche, criss! j'ai manqué ça. eh bin.
c'est chien.
mange d'la..mour maudiit chanceux.
Veux-tu ben aller te coucher, Wolferette! Dis-moé pas que t'as peur du bonhomme sept heures, t'es en Normandie, y a des milliers des nôtres couchés là pour toujours, ils vont veiller sur ta sweet petite carcasse poétesse.
han ? le bonheur ronfleur ? quoi... du sarcasme, de la peau.
j'entends rien, y'a le moulin à tramontane qui fait du giligili.
pis, à part de t'çâ, c'pâs poli de sqatter chez les damzelles Blue.
Tribade lycanthrope!
gRrRRRR où f où ff ! f..!
Helena, pour m'excouzer d'avoir miamemment squatté votre page ...
(un tit cadô)
filez sur : voixdici.ca
tapez Jean-Marc Desgent
et j-ouissez !!!!!!
bises poétiques bella blue
au fait dites, z'êtes au sud ou à l'est ou ..où donk ?
Wolfie! Reste tranquille. Bas les pattes. Ké?
@ Nina louVe :
Hum ... Merci pour le cadô . J'aime .
Oh! Suis dans le Nord , le plus au Nord possible de ce pays , la France !
Et pas d'inquiétude , le Nord est je cite le panneau sur l'autoroute : " terre d'accueil et de travail ".
Alors , on se défend !
Biz
Blue
@ Christian Mistral :
Je préfère les fauves !
Don't worry ...
:-)
ah, bats la voix. des tits mots doux de même ça met l'feu au ventre ça.
ta ... bouche mister vent.
c'est IN DÉ CENT !
indécent de faire des caresses, tout nu, icitt sul pic des 3 w.
(chut ....)
la Blue va modérer les comz, si tu continue de maéme, men.
miam !
au nord. comme moi donc. demandez mon mail à miss Gordon.
on se boira un café noére et quelques clopes pendant que j'suis là.
bises poétiques
La louvetaude s'inquiète pour moi, héhé.
Tu devrais comprendre mon français, parzemp. Jusqu'ici on s'entend bien...
@ Nina louVe : Plus au Nord encore , que la Haute Normandie ... Mais j'ai rien contre un café et de la poésie ...
Kiss
Blue
@ Ibid Norio : pas au bout de tes surprises !
Bizz
Hélèna
@ IsaB. : Oui e passe te lire , ma belle ... Comment ça va ?
Bises . Helena
@ Venise : Oh oui ! Douce Venise , à lire sans modération ...
Je t'embrasse .( heureuse de te retrouver )
Amitiés
Hélèna
Pour te dire coment je vais....humm.....tu dois venir dans ma boite ..et te dirais....te kiss fort...
Les commentaires sont fermés.