rage
28/10/2009

Elle t'épouse, s'ouvre à toi t'arrache et ne prévient pas elle s'impose violente,
tendre, insidieuse
troublante.
Elle ne te lâche pas te subjugue t'aspire, t'inspire, te nourrit.
Elle ne faiblit pas quand bien même les orages de la vie,
les défaites, les échecs, les troubles
les dénouements difficiles les bonheurs incendiaires
et les plus paisibles.
Elle s'acharne, t'interpelle et elle devient toi,
ton regard la flamme dans tes yeux
reflet du fond de ton âme, de tes tripes,
tout y passe.
Cette rage, la rage de vivre...
L'ai faite mienne, apprivoisée
louve au grand coeur pur
et chaque jour qui passe parfois lasse
désemparée
elle me remet en selle, me redonne courage
volonté
souffle et désir.
Plus qu'une rage de vivre elle est une force vive
en moi foudroyante
et lucide.
12 commentaires
shit ! peux pas voir la vidéo, j'ai pas l'équipement necessaire sur ma pétoire !!!!aaaaaaaaaaargh !!!!! :( !!!
Quelle voix douce Héléna ! Très belle poésie ! Je suis sous le charme !
Me reviens cette dernière image de "Crin Blanc"du petit garçon et du cheval rentrant dans la mer ...
Que c'est bien écrit et merveilleusement bien dit. On l'entend par les pores.
Ce texte. Comme une profession de foi, une affirmation d'être. Onduleux et farouche comme la louve dont il est ici question, au rein souple, à l'oeil clair, au souffle long dans sa course effrénée....
Ce texte-toi qui te raconte si bien, une beauté.
(ça va mieux quand j'ai dormi - mais j'peux toujours pas voir la vid', zut de zut !)
Bises Blue, lâche pas l'affaire, "un gibier c'est vite pris mais ça peut se traquer longtemps" (un braconnier que j'ai connu), si on disait que c'est la vie, le gibier ? ;) !
La rage de vivre, pour que tu ailles comme un cheval fou, héléna, et vas et galopes et cours à en perde souffle pour que tu respires encore et encore, infiniment ivre de ton sang.
http://www.youtube.com/watch?v=RYTPZks1kR8
J'adore cette horde sauvage de chevaux blancs ( comme les chevaux de camargue) commplétée par de la poésie qui a fière allure. L'ensemble forme une sorte de conscience qui rend compte de ce qui nous entoure en donnant naissance à d'autres rapports sociaux qui font que le spectateur ( le blogeur) se transforme en découvreur.
j'aime quand la rage de vivre reste poetique.
"elle me remet en selle" : ton image montre des chevaux non harnachés et du coup, je cherche, je cherche encore une expression qui combinerait cela : se remettre en selle + monter à cru. Milesker pour l'excercice !
exercice, c'est mieux.
Tu nous offres deux poèmes. Rage prend une autre dimension, les mots se lèvent quand ils sont lus par toi. Si c'était un métier, lectrice, tu guérirais les maux. La rage de vivre chevauchée par une telle sensualité dans la voix, c'est troublant.
la rage est un moteur de vie, à nous de lui donner la vitesse et la trajectoire qui nous convient !
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