Mano a mano
08/11/2009
L'opacité d'un bras nu qui se love
la fixité d'une main véritable
l'air immobile que troue le luxe de tes ongles
et l'arène incurvée d'un éternel retour
Vers quelle clairière
ira la pointe aigüe du glaive
pour déterrer le plus ancien des trésors
taureau épais
la nature
ou ton corps
que mes mains creusent pour en exhumer le plaisir
- Michel Leiris -

4 commentaires
Joli billet, qui résonne comme un écho à ma "Vouivre".
Oui, c'est vrai une résonance...
Magnifique image sur les mots de Leiris, que cette femme comme figée par un sort dans le marbre le plus pur, encore palpitante de vie, et l'impression qu'une main, une seule main désirante posée suffirait à la rendre au monde de la chair...
La caresse qui donne vie...
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