D'accord avec Gustave ! Tiens, si je relisais sa correspondance, d'ailleurs ?
Magnifique cette correspondance de Flaubert, cette phrase est tirée d'une lettre à Louise Colet, celle que je préfére de Gustave, celle à sa bien-aimée...
Polyvalences ou "cut - paste"
"Quand je m'épanche, mon inondation est un sentiment qui aime tout à l'entour."
Et même maintenant je crie bravo quand j'aime avant je n'osais pas
faut savoir sortir de soi
c'est dangereux
aimer quand on est un fil de rasoir
prêt à donner tout
pour rien
avec confiance
sans rien à gagner sinon
ce miroir d'amour auquel on ne peut répondre
qu'avec une espèce de mort en soi qui gache tout
qui envoie tout vers le bas
défigure la beauté à l'acide
avec des pleurs dedans qui se lamentent sans cesse
parce que la misère immense du monde existe
et qu'on en est l'acteur
en jouissant
en souffrant
en regardant
impassible
frileux
péteux
fidèle
entier
démembré par le tout
la pluie fine tombe
te renvoie au catacombes
serre-moi dans tes bras
comme un bébé
et qu'on en finisse
insuffle moi ta bienveillance quand je vois
le meurtre
l'agonie partout
dans ma main étalée sur le sable
qui ne se résigne pas à n'avoir plus de conscience
comme un lambeau qui pense
erre
sur les chemins
les visages de femmes insoumises
qui luttent
je me vois
dans le gravas qui hante la scène
insoumis et mort
face à l'ignorance
la mélancolie absorbe toutes mes fibres
comment veux-tu inventer
face à ta plaie que je ne peux soigner
libre
tu parles de liberté
tu t'en gargarises
je ne vois que la soumission à tes ordres
dans ton ardeur humaniste
et je continue à souffrir
seul
avec le manque de
toi
et sachant que ça ne viendra jamais
l'osmose promise
"Hélas les heures tristes paraissent longues"
Oui mais quand l'amour s'en va, c'est moi qui me noie dans mes propres larmes !
Jolie photo aux ailes de plumes ...
Amicalement.
9 commentaires
D'accord avec Gustave ! Tiens, si je relisais sa correspondance, d'ailleurs ?
Magnifique cette correspondance de Flaubert, cette phrase est tirée d'une lettre à Louise Colet, celle que je préfére de Gustave, celle à sa bien-aimée...
Polyvalences ou "cut - paste"
"Quand je m'épanche, mon inondation est un sentiment qui aime tout à l'entour."
Et même maintenant je crie bravo quand j'aime avant je n'osais pas
faut savoir sortir de soi
c'est dangereux
aimer quand on est un fil de rasoir
prêt à donner tout
pour rien
avec confiance
sans rien à gagner sinon
ce miroir d'amour auquel on ne peut répondre
qu'avec une espèce de mort en soi qui gache tout
qui envoie tout vers le bas
défigure la beauté à l'acide
avec des pleurs dedans qui se lamentent sans cesse
parce que la misère immense du monde existe
et qu'on en est l'acteur
en jouissant
en souffrant
en regardant
impassible
frileux
péteux
fidèle
entier
démembré par le tout
la pluie fine tombe
te renvoie au catacombes
serre-moi dans tes bras
comme un bébé
et qu'on en finisse
insuffle moi ta bienveillance quand je vois
le meurtre
l'agonie partout
dans ma main étalée sur le sable
qui ne se résigne pas à n'avoir plus de conscience
comme un lambeau qui pense
erre
sur les chemins
les visages de femmes insoumises
qui luttent
je me vois
dans le gravas qui hante la scène
insoumis et mort
face à l'ignorance
la mélancolie absorbe toutes mes fibres
comment veux-tu inventer
face à ta plaie que je ne peux soigner
libre
tu parles de liberté
tu t'en gargarises
je ne vois que la soumission à tes ordres
dans ton ardeur humaniste
et je continue à souffrir
seul
avec le manque de
toi
et sachant que ça ne viendra jamais
l'osmose promise
"Hélas les heures tristes paraissent longues"
Oui mais quand l'amour s'en va, c'est moi qui me noie dans mes propres larmes !
Jolie photo aux ailes de plumes ...
Amicalement.
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