Tabarnak!
21/02/2010
Découvert chez Gomeux, grande prestation d'acteur sur ce seul mot typiquement québécois, scotchant et savoureux, voici là décliné pour vous les mille et une manières de tabarnaker, ché pas on doit bien avoir l'équivalent outre-océanique mais suis pas sûre qu'on trouve aussi percutant! Avis aux connaisseurs!
22 commentaires
La dernière fois que j'ai croisé Poulin, il se faisait bronzer en bedaine dans le Parc La Fontaine que je traversais nonchalemment le nez plongé dans une anthologie de poésie romantique. La tête emplie de ravissantes métaphores, de riches rimes choisies, de délicates harmonies, je suis soudain brusquement ramené au ras des pâquerettes par cette inimitable voix grasse et glissante et métallique comme de la morve dans un mouchoir en papier d'aluminium: «Hey! Mistral, mon grand tabarnak! Fait longtemps qu'on s'est pas vus, s'tie! Viens te faire griller, t'es blanc comme un bol de toilette, sacraman!» J'en ris encore: Musset et Lamartine semblent des puits de topoïs quand Rabelais passe par là...
By the way, la scène rappelle irrésistiblement celle, fameuse, du Schpountz, n'est-ce pas?
On la trouve à cette adresse:
http://www.marcel-pagnol.com/player.swf?v=leschpountz
héhé ! Dis à Anne que c'est lui, Bob Gratton. Mais peut-être qu'elle le reconnaîtra ! C'est drôle ce qu'écrit Christian hihi!!!!
C'est vrai par contre qu'il est grand en tabarnak Christian. À ce qu'on dit.
Ta-bar-naaak!
Vrai que ça punch un brin plus que «'tain!»
Tout cela c'est bien beau...mais ça veut dire quoi?
(découragé): «Taaabarnaaak!...»
@ Message personnel à Serge (pardon Blue). Bienvenue au Club! Au début tu ne mesures pas le potentiel de "tabarnak" et puis après tu finis par comprendre, et là, franchement tu te marres, Va chez Gomeux, et lis son billet où il relate les jurons de son fiston et la tu en comprendras un peu plus. Les sacres, je ne me lasse pas ! Et des bises ma belle Blue
Du grand art.
@ Mistral:
Ah! Cette scène, collector elle aussi...
Où que Rabelais passe, n'est-il pas il remporte la mise, au fond autant de truculent en nous qui ne demande qu'à poindre que de romantique qui ne demande qu'à s'exprimer, équation des plus juteuse, non?
Du moins me concernant, humblement soit dit!
:-)
@ Gomeux:
Saint cibognac, plus pognant que "'tain" est le moins que l'on puisse dire!
@ fanfan:
merci de faire ce qu'il y a à faire en mon absence, j'y suis sensible... Mais doucement ma belle, doucement, c'est que sans en avoir l'air je ne suis pas que blonde , suis pas une bière ni encore à y mettre!
:-)
Trêve de plaisanterie, moi j'y adhère, plus même j'en suis, je veux dire, encore aujourd'hui dans une conversation parisienne au sommet de surcroît, j'ai dit " crisse " au lieu de dire notre M.... national et tous les regards ont convergé vers moi, ça ne m'a pas déplu, finalement, au contraire, du coup dans la foulée j'ai suggéré " crisse d'hostie de calisse"...
Hum, la suite demain!
0 très bon ça ! thanks youhou ...
En ce qui me concerne: les sacres québécois
j'en ai rien à foutre,vraiment.
En fait je m'en contre-crisse, Blue.
Plus tu sacres,plus tu témoignes de la pauvreté
de ton language.
Je veux bien pour la couleur et patati patata de temps en temps
quand t'es vraiment en rogne mais autrement c'est de la vulgarité
gratuite et vide de sens.
Hum, c'est normal Terrible que les sacres n'aient pas la même saveur et la même résonnance pour toi que pour moi qui les découvre, j'avoue que dans leurs versions plus abouties je les trouve truculents et le tantinet côté blashématoire n'est pas pour me déplaire, je te rejoins en partie dans ton propos, c'est vrai nos conversations auraient bien besoin des jurons Hadockiens ou noms d'oiseaux à la Brassens, plutôt que ces putain merde fuck zut crotte vindedious dans cetains cas hors norme... n'étant pas québécoise de souche, mais de ♥ je leur préfère déja volontiers, les crisse calice simonak ou autres tabarnak et plus encore dans leurs poétiques associations.
J'aime les mots, je lis le dictionnaire de ma langue maternelle, et je vais me plonger dans celui conseillé par Venise de vos québécismes, comme dans chaque langue dans la langue certains mots me touchent et m'exitent aussi, cela permet d'une certaine manière d'enrichir mon vocabulaire, du plus sophistiqué au plus grivois, vieille France ou plus branché, du plus élaboré au plus humble, rabelaisien flaubertin mistralien, tous les mots sont autant de couleur à ajouter à ma palette et du sens, tu sais, vraiment je crois qu'ils peuvent tous en prendre si choisi à bon escient au bon moment, et là ...
J'avoue que j'avais pas vu ça sous cet angle 'tain.
Tu torches en calvaire là, c'est drette ça 'sti.
Amen.
:-)
Sympathique article, je vous remercie pour votre aide, et notez en premier lieu que je suis 100% d'accord ! Permettez-moi d'insister, votre travail est réellement excellent, plus particulièrement pour les novices... PS : C'est mon tout premier commentaire ici et je reviendrai régulièrement sur votre blog !
excellent!
Un grand moment ;)
>on doit bien avoir l'équivalent outre-océanique.
Je trouve qu'il n'y a rien d'aussi percutant. Les espagnols ont "joder", qui est assez vulgaire mais utilisé très couramment. En français, rien d'aussi répandu !
TABARNAK!!!
j'adore ! :o)
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