J'avais lu trop vite et loupé un "r" qui fait toute la différence.
Magnifique :-)
Variation sur le thème de l'alitération...
C'était là l'ultime étreinte.
@ Laurence : variation sur le thème de "l'Altération".
@Mik
Merci; en effet, cet" r" c'est tout l'air du poème!
@Laurence
Très bien vu, il s'agit d'allitération! Mais avec deux"L"!
@La bacchante
Eh oui, c'est notre sort à tous!
@Arthémisia
C'est cette oubli du "L" de la part de la chère Laurence qui t'a induite en erreur!
Elle voulait parler d'allitération qui consiste à répéter les consonnes.
Ce n'est "qu'un quiproquo graphique"!
@Laurence bis
Excuse-moi si j'ai répondu à ta place!
Merci Mokhtar, j'ai été un peu rapide... En fait en lisant votre poème la première chose qui m'est venue à l'esprit et la fin de Stefan Zweig et de sa femme Lotte... pouvoir mettre des mots comme vous le faites aussi justes est un vrai plaisir pour nous
Non,non! Je maintiens le mot altération. L'extinction n'est-elle pas dégradation par rapport à un état initial, la perte du feu, de la flamme?....
Vraiment vous savez cela est vraiment une question de regard ...
@Laurence
Nul(le) n'est à l'abri d'un lapsus. Merci , chère Laurence de tes encouragements à aller de l'avant.
@Arthémisia
Vue sous ce nouvel angle , ta réponse très bien argumentée est hautement poétique et suggestive, au-delà de la seule vérité physique.
Egon Schiele ... une longue histoire ensemble puisque j'ai eu un de ses tableaux a commenté en 1976 à un examen quand j'étais aux Beaux-Arts.
...visages desséchés tourmentés
...strabisme des portraits ...humour..."schielen" veut dire loucher en allemand
...je m'en souviens encore , je pourrais presque refaire l'examen :)
Maintenant, je rajouterai qu'Egon Schiele était aussi poète !
Bon week-end et merci pour le souvenir !
Manée
@Manée
En effet, Egon Schiele a un très beau recueil de poésie qui s'intitule"Moi, l'éternel enfant".
" Je voulais regarder les Hommes en colère avec amour
Pour obliger leurs yeux à me rendre la pareille
Et les envieux, je voulais les combler de cadeaux et dire
Que je ne valais rien...
J'entendais de doux vent-tourbillons
Fendre les lignes de l'air
Et la jeune fille
Qui lisait d'une voix plaintive,
Et les enfants
Qui me regardaient avec de grands yeux
Et répondaient par des caresses au regard que je leur rendais
Et les nuages au loin
Ils posaient leurs beaux yeux plissés sur moi.
Les jeunes filles blafardes et blanches me montraient
Leurs jambes noires et leurs jarretelles rouges
Et parlaient avec des doigts noirs
mais moi, je pensais aux mondes lointains:
digitales.
Si j'étais moi-même,
Je ne l'avais jamais su."
- Egon Schiele -
J'avoue que j'ignorais , Manée et Mokhtar, qu'Egon Schiele était aussi poète, j'ai baguenaudé alors sur internet et j'y ai lu des mots superbes comme ce poème-ci qui provient du recueil " Moi, l'éternel enfant;". Merci à vous deux pour cette découverte.
Certains peintres sont amoureux des mots et s'expriment aussi à travers eux, certains poètes peignent ou dessinent, deux expressions artistiques symbiotiques, si je puis dire, en tout cas à fortes résonances...
De rien, chère Hélènablue. Tous, on ne finit jamais de découvrir. C'est ce qui renouvelle nos jours et embellit notre vie!
Oh oui !!
Bref mais net, j'ai souri. Quel bel usage de la langue !
@Anne
Il s'agit d'une sorte de Haïku un poème à la japonaise où l'on doit dire un maximum de sensations,d'idées et de sentiments dans un minimum de vers; le plus souvent trois.
Merci, chère Anne pour cette appréciation.
16 commentaires
J'avais lu trop vite et loupé un "r" qui fait toute la différence.
Magnifique :-)
Variation sur le thème de l'alitération...
C'était là l'ultime étreinte.
@ Laurence : variation sur le thème de "l'Altération".
@Mik
Merci; en effet, cet" r" c'est tout l'air du poème!
@Laurence
Très bien vu, il s'agit d'allitération! Mais avec deux"L"!
@La bacchante
Eh oui, c'est notre sort à tous!
@Arthémisia
C'est cette oubli du "L" de la part de la chère Laurence qui t'a induite en erreur!
Elle voulait parler d'allitération qui consiste à répéter les consonnes.
Ce n'est "qu'un quiproquo graphique"!
@Laurence bis
Excuse-moi si j'ai répondu à ta place!
Merci Mokhtar, j'ai été un peu rapide... En fait en lisant votre poème la première chose qui m'est venue à l'esprit et la fin de Stefan Zweig et de sa femme Lotte... pouvoir mettre des mots comme vous le faites aussi justes est un vrai plaisir pour nous
Non,non! Je maintiens le mot altération. L'extinction n'est-elle pas dégradation par rapport à un état initial, la perte du feu, de la flamme?....
Vraiment vous savez cela est vraiment une question de regard ...
@Laurence
Nul(le) n'est à l'abri d'un lapsus. Merci , chère Laurence de tes encouragements à aller de l'avant.
@Arthémisia
Vue sous ce nouvel angle , ta réponse très bien argumentée est hautement poétique et suggestive, au-delà de la seule vérité physique.
Egon Schiele ... une longue histoire ensemble puisque j'ai eu un de ses tableaux a commenté en 1976 à un examen quand j'étais aux Beaux-Arts.
...visages desséchés tourmentés
...strabisme des portraits ...humour..."schielen" veut dire loucher en allemand
...je m'en souviens encore , je pourrais presque refaire l'examen :)
Maintenant, je rajouterai qu'Egon Schiele était aussi poète !
Bon week-end et merci pour le souvenir !
Manée
@Manée
En effet, Egon Schiele a un très beau recueil de poésie qui s'intitule"Moi, l'éternel enfant".
" Je voulais regarder les Hommes en colère avec amour
Pour obliger leurs yeux à me rendre la pareille
Et les envieux, je voulais les combler de cadeaux et dire
Que je ne valais rien...
J'entendais de doux vent-tourbillons
Fendre les lignes de l'air
Et la jeune fille
Qui lisait d'une voix plaintive,
Et les enfants
Qui me regardaient avec de grands yeux
Et répondaient par des caresses au regard que je leur rendais
Et les nuages au loin
Ils posaient leurs beaux yeux plissés sur moi.
Les jeunes filles blafardes et blanches me montraient
Leurs jambes noires et leurs jarretelles rouges
Et parlaient avec des doigts noirs
mais moi, je pensais aux mondes lointains:
digitales.
Si j'étais moi-même,
Je ne l'avais jamais su."
- Egon Schiele -
J'avoue que j'ignorais , Manée et Mokhtar, qu'Egon Schiele était aussi poète, j'ai baguenaudé alors sur internet et j'y ai lu des mots superbes comme ce poème-ci qui provient du recueil " Moi, l'éternel enfant;". Merci à vous deux pour cette découverte.
Certains peintres sont amoureux des mots et s'expriment aussi à travers eux, certains poètes peignent ou dessinent, deux expressions artistiques symbiotiques, si je puis dire, en tout cas à fortes résonances...
De rien, chère Hélènablue. Tous, on ne finit jamais de découvrir. C'est ce qui renouvelle nos jours et embellit notre vie!
Oh oui !!
Bref mais net, j'ai souri. Quel bel usage de la langue !
@Anne
Il s'agit d'une sorte de Haïku un poème à la japonaise où l'on doit dire un maximum de sensations,d'idées et de sentiments dans un minimum de vers; le plus souvent trois.
Merci, chère Anne pour cette appréciation.
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