constatation
16/11/2010
Je sais, je me retiens de dire, je me retiens d'écrire parfois ici comme ailleurs. la violence de ce que j'ai pu vivre est-elle descriptible, est-elle lisible, admissible, sans que soudain on se dise sans le vouloir, sans même sans rendre compte, " je crois qu'elle est folle, faut vraiment qu'elle se soigne!". J'ai toujours connu ça, je sais qu'ils le pensent encore et qu'ils ne sont pas seuls, pas seuls à le penser, mais moi, je ne le pense plus, terminé, je n'ai pas tourné la page comme dans les contes de fée, j'ai juste compris que ça n'en était pas un, qu'on ne me raconte pas d'histoires, qu'on essaie plus de m'en conter, j'ai juste besoin qu'on me croie et qu'on me fasse confiance, c'est ça qui m'a manqué, et dieu sait à quel point, s'il en existe un!

22 commentaires
Mais oui, t'es folle, petite. Folle à délier. Te soigner? Quelle idée!
T'es PAS malade, Baby Blue...
Le dessin représente qui ?
Betty Boop en Dr Martens.
Pour mémoire cher Christian.
http://www.youtube.com/watch?v=_q2T_9UCTiI
;-)
ce que j'apprécie sur ton blog, c'est que ton vécu ne vire pas à l'obssession et c'est entouré de plein de choses à la qualidé d'écriture qui ne laisse personne indifférent.
C'est important de maitriser sa vie dans les moindres détails et de ne pas se laisser submerger par les aléas...
Je ne sais pas;Dieu ou le Diable ...mais moi je te reçois tendrement...
Bon sang, tu sais nous amener loin avec ton émotion, toi....
ps : Dieu, c'est qui ?
Dur dur quand on a grandi avec des fous -d'une certaine façon ils le sont et combien et comment-, et sans un regard, sans une aide extérieure, sans une accroche saine, d'être certain de soi, d'avoir foi en ce que l'on est, en ce que l'on pense, en ce que l'on fait. Si limpide à comprendre pour autrui, si difficile à s'en convaincre pour soi... de façon permanente.
Joli dessin !
Quand quelqu'un sort des "normes", on a tendance à vouloir le prendre pour un fou.
On ne tient pas compte de son histoire, de son environnement, de sa personnalité, on le catalogue pour pas qu'il dérange trop !
La perception des autres n'est pas une vérité. Tu le sais bien, Helena.
Ceux qui te suivent fidèlement aussi. Longue vie à cette folie collective !
Un point ou un dieu??? "Qui pose un point, sème un grain." Le Tao
Un point ou un dieu??? "Qui pose un point, sème un grain." Le Tao
@ Lily:
Grain de folie...
@ Christian :
"Folle à délier"... j'adore!
Betty Boop!! Trop chouette!
:-)
@ le bourdon masqué:
C'est un dessin de Marjane Satrapi qui représente elle-même dans sa BD Persépolis.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Persepolis_%28bande_dessin%C3%A9e%29
@ Alex:
Merci Alex, c'est vrai que ça fait un bail maintenant que tu viens ici , n'est-ce-pas, et tu es toujours fidèle!
Maîtriser sa vie, c'est important , oui, mais pas toujours simple, j'essaie de tenir bon même quandcomme tout à chacun je suis parfois submergée...
Folle, toi ? à d'autres ! à moins que la lucidité ne soit folie pour les obtus....:))
Nan, rassure-toi, tu vas bien !
tendresse.
...mais qui sont-ils, ceux qui se permettent de traiter les autres de fous ?
Cette obligation de se couler dans un moule pour être " comme tout le monde " est d'une violence inouïe ! ... j'en ai souffert aussi et y ai laissé beaucoup de plumes ...
Courage, tu ne ressembles à personne d'autre et c'est un compliment, dans le bec d'un oiseau déplumé !
@ anne:
Oui, je suis rassurée, je préfère être folle de cette manière que d'être " normale" de celle que ces gens là entendent!
Bises.
@ Solveig:
Ils sont là, là autour de moi, et étonnament je peux les comprendre, néanmoins ce n'est pas parce que j'ai vécu une histoire de fous que je suis folle moi-même, j'ai lutté pour éviter de le devenir, mais je sais que la frontière est mince!
pas envie et surtout pas les moyens d'être " comme tout le monde", juste encore, un peu, un brin, une difficulté à être vraiment moi-même. Je ne me leurre pas en même temps, c'est tout un cheminement, step by step!
Merci pour tes mots, et courage à toi aussi!
Disons plutôt, ténacité! ok?
@ Saravati:
je reconnais là ta grande sagesse, toujours vraiment heureuse de te lire ici!
@ Mik:
Oui, chère Mik, tout le problème est là, " les ancres" qu'on se doit de définir nous-mêmes, de créer, de chercher alentours, de puiser en nous-mêmes. On ne peut sortir complétement indemnes d'un séjour chez les fous dans sa prime enfance mais on peut néanmoins faire autrement, et se récupérer, se retrouver, être soi-même, même si on a intériorisé cette folie parentale et que la notre n'est jamais bien loin, on a en soi cette part d'inaliénable, ce fameux " quand il n'y en a plus, il y en a encore" et puis autour de soi d'autres témoignent au travers de leurs mots , de leur art quel qu'il soit, que c'est possible, que ce n'est pas une vue de l'esprit.
Certes il faut de la ténacité, de l'endurance aussi et une forme de courage, sinon regarde pour ne parler que de moi, je devrais être folle ou au fond d'un grand trou dans l'obscur d'un cimetière, c'est juste que c'est possible mais que ça n'est pas complétement acquis. Déjà le l'accepter et de le voir limpide comme tu dis chez autrui n'est pas la moindre des choses, bien au contraire, cela veut dire que tu te le permets et tu le penses possible. Le faire pour soi est dans l'ordre des choses, une fois qu'on a ouvert plus grand son regard.
C'est un parcours qui oblige à puiser en nous les forces nécessaires, la créativité a là toute son importance et puis sa raison d'être.
On a à le faire, on se le doit, c'est lent, mais c'est possible, oh que oui!
Il y a un prix à payer, toujours celui du doute, celui de l'incertain mais le fluctuant, le sensible permet de rester ouvertes à l'humain, je sais que tu le sais.
Avec un tel parcours on gagne une sorte de force fragile mais tenace, celle de vouloir vivre, et d'être soi quoi qu'il arrive.
Je t'embrasse belle âme.
Et je suis là.
xxx
Blue
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