Naître
15/04/2011

- Le Trouvère - Giuseppe Verdi -
Naître, déjà pas facile, pas facile du tout, et renaître encore, encore. Toujours se redresser, se refaire, endurer, courber l'échine pour mieux reprendre son envol. La vie est parfois si cruelle qu'on se dit que ce n'est pas possible, qu'on a pris pour perpétuité, qu'on doit payer, boire jusqu'à la lie de l'inconvénient d'être né, pourtant, pourtant quoi d'autre que cette vie qu'on a, là, chevillée au corps. Personne n'est parfait, personne non plus, plus qu'imparfait, on est, on tente d'être, on chemine, on fait avec, on s'égare, on souffre, on fait souffrir aussi, et on aime, et on a besoin d'être aimé, plus que besoin même. Naître et renaître, toujours nager, lever l'ancre, gonfler les voiles, se taper les mers d'huile et les océans de glace, les ouragans, l'impossible et les remous et les caprices de la météo, celle de notre coeur et celle des autres, transformer notre plomb en or, en eaux vives et vivifiantes, et maintenir notre conscience, notre sensibilité, notre regard et nos sens en alerte, sur le qui-vive, vivant, renaissant avant de ne plus pouvoir, être plus que vivant, naissant sans cesse.

15 commentaires
hé !
Parfois passant à l'ombre de Notre Dame perdue dans mes chimères je sens peser l'ombre des ans et j'ai envie de lui dire toi là mais qu'est ce que tu fous là avec tes bras maigres et ta tête penchée Baba Yaga la sorcière t'en a pas assez...
Et si on bossait un peu notre symétrie au lieu de la diagonale du fou, non ?... faudrait voir à trouver un jardin accueillant...
musée Carnavaletle plus beau peut être à Villandry mais ce soir je ne m'en remets pas
je n'en renais pas Resnais Hiroshima c'est un peu ça ou même Marienbad et la voix de Delphine si lointaine et si proche dans un chateau de Bohème avec les sucs des serpents qui viennent contater qu'on est tombé bien bas et qu'on s'en renait pas
A voir La Loire et L'Indre, ça me donne envie de planter dans chacun de leurs lits mes jambes pour renaître dans ce troisième lit qu'offre généreusement Max Ernst le grand surréaliste!
Seraient-ce là fleuves tranquilles ou d'intranquillité? C'est le lot de la vie avec l'eau calme et celle agitée.Cela nécessite deux manières de nager;alors bonne baignade,mon phénix!
Ah! PS. Merci pour ce trouvère,Verdi!
Merci, pour ce trou vert , Max; pourtant , je ne suis pas golfeur!
Crisse de cochonne d'image, ma Bleue.
@ Chrsitian Mistral:
Hum, je savais bien qu'elle te plairait celle-ci, Black Angel!
@ Lorka et Laurence:
Hello mes ailes! Vous vous êtes énergisées? Je sens vos neurones en alerte!
:-)
@ Mokhtar El Amraoui:
Deux manières de nager, en effet! Je rêve de faire la planche, j'ai toujours adoré... me laisser porter par la vague en rêvassant.
Trou vert, quelle trou vaille!
:-)
T'as toujours rêvé de te laisser trouer par le vent dans quelque vague port.
Toujours en effet, et encore...
Chaque matin ,dans les méandres du long fleuve tranquille
re Verdi la vie.
:-)
HA ! à qui le dis-tu !!! Alors GO !
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