Vrai ! J'ai déjà regretté une certaine période de ma vie. Ce souvenir m'éblouissait jusqu'à me faire mal, comme un soleil blanc à force de briller, qui ne veut pas laisser le regard tranquille.
@Héléna
Es tu une devineresse?Hier, j'avais écris une phrase qui est la suivante et ce pendant un moment de spleen, me rappelant le décès d'une amie dans des conditions terribles: J'ai trop peur de l'amour, il me fait toujours mal!
Humer la mer de nos songes, aimer l' humeur amère de l' écume, inutile mais indispensable à la vague de la vie !
ah que c'est vrai ! :/
J'ai souvent entendu, que le bonheur de l'enfantement n'est transcendant, qu'avec la douleur qui l'accompagne!
que trop triste ce constat.
cette image, mon Dieu, cette image...
non et non... Bizak la douleur enlève toute couleur et elle enfante la détresse...et l'impossibilité d'être accueilllante...
@Laurence
j'ai seulement entendu et même lu, que lors de l'accouchement, des femmes refusent l'anesthésie péridurale, par exemple!
Mais il est vrai que le jour où j'ai assisté à la naissance de ma fille, j'avais l'impression que c'était moi qui accouchait, tellement, c'était pas facile à voir!
C'était dans la nuit du 5 au 6 février 1979, nous nous étions arrêtés quelques fois sur le pont Jacques-Cartier le temps que s'estompent ses contractions assez rapprochées. Une nuit de froidure à -28 celsius. Une fois à la chambre des naissances de l'hôpital, l'infirmière nous confirme qu'il n'y a que 2 femmes qui semblent en travail, ils étaient plutôt habitués à une bonne dizaine par jour. L'une d'elle, d'origine italienne, implorait tous les saints affichés au grand complet sur les murs du Vatican qu'on la délivre i-m-mé-d-i-a-t-e-m-e-n-t de ce colis suspect qui lui infligeait tant de douleur. L'autre, ma douce, juste à mes côtés, tricotait, en alternance une maille à l'envers, une contraction à l'endroit, une maille à... Plus tard, (12 heures s'écoulent encore) au petit matin en sallle d'accouchement son médecin entouré de son équipe s'addresse, à celle qui en est à ses dernières poussées:
__Madame, de toute ma vie je n'ai jamais vu une femme accoucher comme vous, avec le sourire, et le voilà, ça c'est la tête et, et c'est terminé.C'est un petit saxophoniste, bravo!
J'avais maintenant dans les bras ce petit scaphandrier qui, il y a quelques instants à peine, se déplaçait paisiblement à l'intérieur de sa mère, la Mer Amniotique.
Dehors, toujours ce froid à vous casser un clou.
L'amertume de ce souvenir?J'ai beau chercher... oui ça me revient, de retour à la maison tous les trois, maintenant, il n'y avait plus de chauffage dans l'appartement, plus de mazout et toujours ce froid et pourtant toute cette braise dans nos coeurs!
@ bizak:
Je fais partie de ces femmes qui ont refusé l'anesthésie péridurale, pour mes trois enfants, tenant à être complètement là lors de l'accouchement.
Je ne sait si la douleur transcende cet enfantement, mais précisément la douleur de l'enfantement est une douleur à part, elle donne vie!
C'est difficile à expliquer mais elle est d'une telle intensité et mobilise tellement tout soi qu'effectivement elle en devient une sorte de bonheur, comme une transe au fond!
je n'ai même pas eu l'occasion de faire la différence et si je devais encore accoucher demain, je crois rien qu'une fois de plus je refuserais la péridurale!
Par contre, je ne me ferais en aucun cas arracher une dent sans anesthésie!!!
Au fond, l'accouchement est un cas un part, comme toute création, je crois, parce qu'alors la douleur a un sens!
@ MmwH!:
Magnifique!
@ Bizak again:
Quant à l'amour, il peut faire mal c'est vrai mais pas toujours!
@ Laure K:
Non, je ne trouve pas que ce soit un triste constat, mais c'est une réalité, il est des joies et des plaisirs qui peuvent faire mal de se souvenir! Comme ceux qui souffrent d'avoir été jeunes...
Ah! L'image, normal que toi tu me parles de l'image! Elle est poignante , j'avoue!
@ Laurence:
Je ne sais pas, mais j'ai le sentiment que la douleur peut produire aussi l'humilité et l'humanité pour peut qu'on arrive à la sublimer!
Elle peut aussi rendre aveugle et sourd à l'autre, remarque et mettre de très mauvaise humeur!
Néanmoins dans la plupart des cas, comme tu le dis, elle engendre la détresse; au fond, tout dépend le sens qu'on lui donne et ce qu'on est capable d'en faire!
@ Versus:
Oui et très joliment dit!
@ Guillaume L.:
Cela ressemble au regret, non?
Et pour ne pas transformer,cette fois-ci, l'amertume d'un "mauvais souvenir" pour qu'elle ne devienne l'amertume d'un très, très, mauvais souvenir, s'il te fallait, un jour te faire arracher une autre dent, sache que nous sommes là, et connaissons tous d'excellents dentistes qui, eux, sauront faire la différence entre une molaire et un enjoliveur de roue, pas comme les tiens, tes zamis Le Borgne & Le Borgne!
@helenablue
Même pas! J'étais ébloui par la beauté de ce souvenir. Purement, totalement. Je m'inclinais devant lui. J'avais peur de ne rien trouver d'aussi beau un jour :-)
Puis, un jour, j'ai réalisé que c'est ma sensibilité qui avait magnifié tout ça. Je n'avais donc rien à regretter du passé, ayant toujours ma sensibilité avec moi...
@ MmwH!:
Lyes!
Ok, j'y penserais!
@ Guillaume L.:
Oh! je vois, c'est tout à fait différent!
Ta sensibilité ne t'as pas quitté, elle est même très présente dans ton écriture et personnellement elle me touche beaucoup.
L'amertume nous est supportable, voire nécessaire, tant qu'on n'en est pas la cause;elle nous aura permis d'apprécier- par contraste- tout ce qu'on aura mérité, après quêtes et luttes, comme douceur , celle de la réalisation de sa liberté qui ne saura être un obstacle devant la réalisation de celle de l'autre.
@ Mokhtar:
A te lire, je repense à ces phrases de Simone de Beauvoir que Mc Comber m'avait mis sur son blog et qui m'avait beaucoup plu:
" Se vouloir libre, c'est aussi vouloir les autres libres."
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Vrai ! J'ai déjà regretté une certaine période de ma vie. Ce souvenir m'éblouissait jusqu'à me faire mal, comme un soleil blanc à force de briller, qui ne veut pas laisser le regard tranquille.
@Héléna
Es tu une devineresse?Hier, j'avais écris une phrase qui est la suivante et ce pendant un moment de spleen, me rappelant le décès d'une amie dans des conditions terribles: J'ai trop peur de l'amour, il me fait toujours mal!
Humer la mer de nos songes, aimer l' humeur amère de l' écume, inutile mais indispensable à la vague de la vie !
ah que c'est vrai ! :/
J'ai souvent entendu, que le bonheur de l'enfantement n'est transcendant, qu'avec la douleur qui l'accompagne!
que trop triste ce constat.
cette image, mon Dieu, cette image...
non et non... Bizak la douleur enlève toute couleur et elle enfante la détresse...et l'impossibilité d'être accueilllante...
@Laurence
j'ai seulement entendu et même lu, que lors de l'accouchement, des femmes refusent l'anesthésie péridurale, par exemple!
Mais il est vrai que le jour où j'ai assisté à la naissance de ma fille, j'avais l'impression que c'était moi qui accouchait, tellement, c'était pas facile à voir!
C'était dans la nuit du 5 au 6 février 1979, nous nous étions arrêtés quelques fois sur le pont Jacques-Cartier le temps que s'estompent ses contractions assez rapprochées. Une nuit de froidure à -28 celsius. Une fois à la chambre des naissances de l'hôpital, l'infirmière nous confirme qu'il n'y a que 2 femmes qui semblent en travail, ils étaient plutôt habitués à une bonne dizaine par jour. L'une d'elle, d'origine italienne, implorait tous les saints affichés au grand complet sur les murs du Vatican qu'on la délivre i-m-mé-d-i-a-t-e-m-e-n-t de ce colis suspect qui lui infligeait tant de douleur. L'autre, ma douce, juste à mes côtés, tricotait, en alternance une maille à l'envers, une contraction à l'endroit, une maille à... Plus tard, (12 heures s'écoulent encore) au petit matin en sallle d'accouchement son médecin entouré de son équipe s'addresse, à celle qui en est à ses dernières poussées:
__Madame, de toute ma vie je n'ai jamais vu une femme accoucher comme vous, avec le sourire, et le voilà, ça c'est la tête et, et c'est terminé.C'est un petit saxophoniste, bravo!
J'avais maintenant dans les bras ce petit scaphandrier qui, il y a quelques instants à peine, se déplaçait paisiblement à l'intérieur de sa mère, la Mer Amniotique.
Dehors, toujours ce froid à vous casser un clou.
L'amertume de ce souvenir?J'ai beau chercher... oui ça me revient, de retour à la maison tous les trois, maintenant, il n'y avait plus de chauffage dans l'appartement, plus de mazout et toujours ce froid et pourtant toute cette braise dans nos coeurs!
@ bizak:
Je fais partie de ces femmes qui ont refusé l'anesthésie péridurale, pour mes trois enfants, tenant à être complètement là lors de l'accouchement.
Je ne sait si la douleur transcende cet enfantement, mais précisément la douleur de l'enfantement est une douleur à part, elle donne vie!
C'est difficile à expliquer mais elle est d'une telle intensité et mobilise tellement tout soi qu'effectivement elle en devient une sorte de bonheur, comme une transe au fond!
je n'ai même pas eu l'occasion de faire la différence et si je devais encore accoucher demain, je crois rien qu'une fois de plus je refuserais la péridurale!
Par contre, je ne me ferais en aucun cas arracher une dent sans anesthésie!!!
Au fond, l'accouchement est un cas un part, comme toute création, je crois, parce qu'alors la douleur a un sens!
@ MmwH!:
Magnifique!
@ Bizak again:
Quant à l'amour, il peut faire mal c'est vrai mais pas toujours!
@ Laure K:
Non, je ne trouve pas que ce soit un triste constat, mais c'est une réalité, il est des joies et des plaisirs qui peuvent faire mal de se souvenir! Comme ceux qui souffrent d'avoir été jeunes...
Ah! L'image, normal que toi tu me parles de l'image! Elle est poignante , j'avoue!
@ Laurence:
Je ne sais pas, mais j'ai le sentiment que la douleur peut produire aussi l'humilité et l'humanité pour peut qu'on arrive à la sublimer!
Elle peut aussi rendre aveugle et sourd à l'autre, remarque et mettre de très mauvaise humeur!
Néanmoins dans la plupart des cas, comme tu le dis, elle engendre la détresse; au fond, tout dépend le sens qu'on lui donne et ce qu'on est capable d'en faire!
@ Versus:
Oui et très joliment dit!
@ Guillaume L.:
Cela ressemble au regret, non?
Et pour ne pas transformer,cette fois-ci, l'amertume d'un "mauvais souvenir" pour qu'elle ne devienne l'amertume d'un très, très, mauvais souvenir, s'il te fallait, un jour te faire arracher une autre dent, sache que nous sommes là, et connaissons tous d'excellents dentistes qui, eux, sauront faire la différence entre une molaire et un enjoliveur de roue, pas comme les tiens, tes zamis Le Borgne & Le Borgne!
@helenablue
Même pas! J'étais ébloui par la beauté de ce souvenir. Purement, totalement. Je m'inclinais devant lui. J'avais peur de ne rien trouver d'aussi beau un jour :-)
Puis, un jour, j'ai réalisé que c'est ma sensibilité qui avait magnifié tout ça. Je n'avais donc rien à regretter du passé, ayant toujours ma sensibilité avec moi...
@ MmwH!:
Lyes!
Ok, j'y penserais!
@ Guillaume L.:
Oh! je vois, c'est tout à fait différent!
Ta sensibilité ne t'as pas quitté, elle est même très présente dans ton écriture et personnellement elle me touche beaucoup.
L'amertume nous est supportable, voire nécessaire, tant qu'on n'en est pas la cause;elle nous aura permis d'apprécier- par contraste- tout ce qu'on aura mérité, après quêtes et luttes, comme douceur , celle de la réalisation de sa liberté qui ne saura être un obstacle devant la réalisation de celle de l'autre.
@ Mokhtar:
A te lire, je repense à ces phrases de Simone de Beauvoir que Mc Comber m'avait mis sur son blog et qui m'avait beaucoup plu:
" Se vouloir libre, c'est aussi vouloir les autres libres."
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