Une semaine de vacances
25/11/2012
J'ai passé mon aprés-midi avec l'écriture précise et insupportable d'Angot. De la dentelle noire, ciselée, implacable, fulgurante. Comment parler de ce livre sans évoquer pour moi les séances de dissection de grenouille en sciences naturelles quand j'avais 13 ans. J'ai ressenti le même écoeurement et la même fascination. L'évocation insoutenable et précise de cette semaine de jeux sexuels parfaitement rendue entre un père et sa fille, la perversité de la relation, l'amour mortifère qui s'en dégage et enfin la délivrance par un rêve de cette intimité opressante et tragique sont remarquablement rendus par les mots de l'auteur qui nous tient en haleine du début jusqu'à la fin de son livre. J'en suis toute retournée encore et toute horrifiée aussi d'y avoir pris un certain plaisir. Sans complaisance Angot nous livre comment avec l'écriture on peut rendre le pire et en venir à bout. Renversant.

3 commentaires
je ne l'ai pas lu, celui-ci. Je lis peu en ce moment.
comment peut-on apprécier une daube pareille, écrite avec les pieds par une nombriliste bobo ??????
Je n'ai pas la réponse à votre question. Si ce n'est qu'on peut ne pas avoir les mêmes goûts et je ne vois pas en quoi cela est si étonnant !!!!!!
Les commentaires sont fermés.