L'enfance
22/12/2012
Qu'ils étaient doux ces jours de mon enfance
Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin,
je coulai ma douce existence,
Sans songer au lendemain.
Que me servait que tant de connaissances
A mon esprit vinssent donner l'essor,
On n'a pas besoin des sciences,
Lorsque l'on vit dans l'âge d'or !
Mon coeur encore tendre et novice,
Ne connaissait pas la noirceur,
De la vie en cueillant les fleurs,
Je n'en sentais pas les épines,
Et mes caresses enfantines
Étaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je, exempt de toute peine
Que, dans notre vaste univers,
Tous les maux sortis des enfers,
Avaient établi leur domaine ?
Nous sommes loin de l'heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée,
Où les vertus, les fléaux des méchants,
Sur la terre étaient adorées,
Car dans ces heureuses contrées
Les hommes étaient des enfants.

8 commentaires
L'insouciance....c'était un don précieux de la vie.
Sauf quand on a une carte de crédit.
Oh... Je viens de remarquer pour la forme au passé, dans ta phrase. Bon Dieu, heureusement que je n'en avais pas à cet âge.
L'insouciance, j'ai l'impression qu'il n'y a que dans le feu de l'amour qu'on la retrouve...
@ Guillaume:
:-)
Il y a aussi, à côté, à la marge tant d'enfances volées, violées , brisées déchiquetées, tant d'enfants qui ne vivent pas leur enfance , qui n'ont pas le droit d'être des enfants.
Trop d'enfants à qui on vole leur enfance et leur insouciance, justement, beaucoup trop...
L'insouciance... j'essaie de me rattraper. Des jours, des moments, des minutes cela fonctionne.
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