Continue de bâtir ta forêt sur ce blogue et ailleurs.
Et vive Elzéar Bouvier bon sang!
;)
Cette merveilleuse nouvelle, je l'ai étudiée avec mes élèves qui l'ont beaucoup aimée, pendant des années!
Elzéard Bouffier est un grand homme qui a réellement existé! Grâce à lui, Giono présente là une tout autre idée de la grandeur qui sort des sentiers battus de la conception historico-scientifique de la célébrité pour rendre hommage à tous ces grands inconnus ou méconnus qui ont tant oeuvré pour le bien de l'Homme. Il rejoint en cela le grand poète turc Nazim Hikmet et son poème "La grande humanité" que voici:
La grande humanité voyage sur le pont des navires
Dans les trains en troisième classe
Sur les routes elle marche
La grande humanité
La grande humanité s’en va au travail à huit heures
Elle se marie à vingt ans
Meurt à quarante
La grande humanité
Sauf à la grande humanité le pain suffit à tous
Pour le riz c’est pareil
Pour le sucre c’est pareil
Pour le tissu pareil
Pour le livre pareil
Cela suffit à tous sauf à la grande humanité.
ll n’est pas d’ombre sur la terre de la grande humanité
Pas de lanternes dans ses rues
Pas de vitres à ses fenêtres
Mais elle a son espoir la grande humanité
On ne peut vivre sans espoir.
(Nâzim Hikmet)
Merci Mokhtar, c'est magnifique!
C'est moi qui te remercie!
On croise régulièrement Frédéric Back dans le métro de Montréal. Ce vieux borgne merveilleux est une vedette qu'on n'ose aborder. Personne ou presque ne sait qu'il a remplacé Borduas en 1948...
La voix de Noiret, en français, et celle de Plummer en anglais, ne gâchent rien. L'Oscar non plus.
@ Christian:
Fichtre, Christian, Quel peintre fascinant ce Borduas, et quelle énergie (je cite Wiki):
« Rompre définitivement avec toutes les habitudes de la société, se désolidariser de son esprit utilitaire. Refus d’être sciemment au-dessous de nos possibilités psychiques. Refus de fermer les yeux sur les vices, les duperies perpétrées sous le couvert du savoir, du service rendu, de la reconnaissance due. […] Place à la magie ! Place aux mystères objectifs ! Place à l’amour ! Place aux nécessités ! » (Borduas, Refus global, 1948)
Quant à Frédéric Back, l'auteur de ce film d'animation ( merci à toi de cette précision), quel personnage lui aussi, allant jusqu'au bout de ses convictions. Son petit film d'animation défendant ses valeurs écologiques a provoqué des plantations spontanées d'arbres partout dans le monde, c'est fou! j'aime beaucoup cette anecdote, toujours dans Wiki: Végétarien convaincu, il se plaisiat à citer très souvent Marguerite Yourcenar: " Les animaux sont mes amis, et je ne mange pas mes amis." Savoureux, n'est-il-pas?
La voix de Noiret est un ravissement, je n'ai pas écouté la version en anglais...
L'Oscar, ma foi, ça se prend, quand c'est mérité!
Ce petit film, il me semble avoir entendu à l'époque qu'il avait requis un ou deux ans de travail. Un dessin à la fois. Je sais pas, je m'y connais guère.
Plummer, c'était Von Trapp dans la Mélodie du bonheur. Un acteur Canadien de formation shakespearienne. Chang, dans Star Trek VI: "Cry 'Havoc!', and let slip the dogs of war"...
Hum, oui, petit peut paraître péjoratif, mais je ne l'ai pas écrit en ce sens. "Petit" plus dans l'idée de "joyau"...
Impressionnante Filmographie, Plummer, dis-donc!! Il a une belle tête, je trouve...
J'adore ce film, je le regarde toujours avec plaisir - j'aime cet arpenteur des terres désolées......
En cherchant le nom de l'assistante (Marsi m'ayant assuré qu'il en avait une) j'ai réalisé que le film avait reçu une quarantaine de Prix, dont celui du Festival international du film d'animation d'Annecy. Dans ma brève recherche, pas trouvé le nom de l'assistante.
Lina Gagnon.
Pourquoi une brève recherche, cibole? Tu cherches jusqu'à trouver.
13 commentaires
Ah! Quelle belle animation.
Le semeur d'amour, moi je l'appellerai!
Y'a pas d'quoi.
Continue de bâtir ta forêt sur ce blogue et ailleurs.
Et vive Elzéar Bouvier bon sang!
;)
Cette merveilleuse nouvelle, je l'ai étudiée avec mes élèves qui l'ont beaucoup aimée, pendant des années!
Elzéard Bouffier est un grand homme qui a réellement existé! Grâce à lui, Giono présente là une tout autre idée de la grandeur qui sort des sentiers battus de la conception historico-scientifique de la célébrité pour rendre hommage à tous ces grands inconnus ou méconnus qui ont tant oeuvré pour le bien de l'Homme. Il rejoint en cela le grand poète turc Nazim Hikmet et son poème "La grande humanité" que voici:
La grande humanité voyage sur le pont des navires
Dans les trains en troisième classe
Sur les routes elle marche
La grande humanité
La grande humanité s’en va au travail à huit heures
Elle se marie à vingt ans
Meurt à quarante
La grande humanité
Sauf à la grande humanité le pain suffit à tous
Pour le riz c’est pareil
Pour le sucre c’est pareil
Pour le tissu pareil
Pour le livre pareil
Cela suffit à tous sauf à la grande humanité.
ll n’est pas d’ombre sur la terre de la grande humanité
Pas de lanternes dans ses rues
Pas de vitres à ses fenêtres
Mais elle a son espoir la grande humanité
On ne peut vivre sans espoir.
(Nâzim Hikmet)
Merci Mokhtar, c'est magnifique!
C'est moi qui te remercie!
On croise régulièrement Frédéric Back dans le métro de Montréal. Ce vieux borgne merveilleux est une vedette qu'on n'ose aborder. Personne ou presque ne sait qu'il a remplacé Borduas en 1948...
La voix de Noiret, en français, et celle de Plummer en anglais, ne gâchent rien. L'Oscar non plus.
@ Christian:
Fichtre, Christian, Quel peintre fascinant ce Borduas, et quelle énergie (je cite Wiki):
« Rompre définitivement avec toutes les habitudes de la société, se désolidariser de son esprit utilitaire. Refus d’être sciemment au-dessous de nos possibilités psychiques. Refus de fermer les yeux sur les vices, les duperies perpétrées sous le couvert du savoir, du service rendu, de la reconnaissance due. […] Place à la magie ! Place aux mystères objectifs ! Place à l’amour ! Place aux nécessités ! » (Borduas, Refus global, 1948)
Quant à Frédéric Back, l'auteur de ce film d'animation ( merci à toi de cette précision), quel personnage lui aussi, allant jusqu'au bout de ses convictions. Son petit film d'animation défendant ses valeurs écologiques a provoqué des plantations spontanées d'arbres partout dans le monde, c'est fou! j'aime beaucoup cette anecdote, toujours dans Wiki: Végétarien convaincu, il se plaisiat à citer très souvent Marguerite Yourcenar: " Les animaux sont mes amis, et je ne mange pas mes amis." Savoureux, n'est-il-pas?
La voix de Noiret est un ravissement, je n'ai pas écouté la version en anglais...
L'Oscar, ma foi, ça se prend, quand c'est mérité!
Ce petit film, il me semble avoir entendu à l'époque qu'il avait requis un ou deux ans de travail. Un dessin à la fois. Je sais pas, je m'y connais guère.
Plummer, c'était Von Trapp dans la Mélodie du bonheur. Un acteur Canadien de formation shakespearienne. Chang, dans Star Trek VI: "Cry 'Havoc!', and let slip the dogs of war"...
Hum, oui, petit peut paraître péjoratif, mais je ne l'ai pas écrit en ce sens. "Petit" plus dans l'idée de "joyau"...
Impressionnante Filmographie, Plummer, dis-donc!! Il a une belle tête, je trouve...
J'adore ce film, je le regarde toujours avec plaisir - j'aime cet arpenteur des terres désolées......
Ce film d'animation est une somme de travail colossale pour l'illustrateur. Ça vaut la peine de mettre pause pour regarder dessin par dessin (d'ailleurs, je serais curieuse de savoir combien il en a !). Ou feuilleter le livre qui montre les plus belles :
http://www.fredericback.com/illustrateur/edition/lhomme-qui-plantait-des-arbres.fr.shtml
En cherchant le nom de l'assistante (Marsi m'ayant assuré qu'il en avait une) j'ai réalisé que le film avait reçu une quarantaine de Prix, dont celui du Festival international du film d'animation d'Annecy. Dans ma brève recherche, pas trouvé le nom de l'assistante.
Lina Gagnon.
Pourquoi une brève recherche, cibole? Tu cherches jusqu'à trouver.
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