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09/08/2017

La raison, entre le rire et la colère ?

Difficile de savoir si l'équilibre est là, ne jamais se mettre en colère peut paraître signe de sagesse pourtant il est parfois sain de ressentir de la colère, pas forcément de l'exprimer et de la projeter en dehors de soi mais de la ressentir en soi. Une colère trop longtemps retenue fabrique de la haine qui est bien pire, bien plus cruelle, bien plus entière et qui peut désarmer. Je me souviens la toute première fois où j'ai ressenti de la haine, la toute première et la dernière tellement j'en ai une peur, ce jour là, m'effrayant moi-même, j'ai compris les guerres. Cette haine, fruit d'une longue retenue de colère, d'injustice et de non-dit avait pour objet ma mère et mon père qui n'avaient pas, selon moi à ce moment là fait ce qu'ils auraient du faire pour l'enfant que j'étais, m'a submergée pendant quelques heures, et puis j'ai pris le recul nécessaire, je me suis servie de ma raison mais surtout de mon coeur et j'ai voulu comprendre pour sortir de moi ce sentiment puissant et si déstabilisant, un poison en somme. Quand j'ai pu mettre des mots sur ce ressenti et que j'ai même pu en rire, alors j'avais avancé vers plus d'humanité, mais depuis ce jour, je ne n'exclus plus la colère de ma carte du monde, mais je la contiens, l'analyse et m'en sert pour être au plus près de son origine et bien souvent, plus que je ne l'avais imaginé, la colère vient souvent du fait qu'on se sent dans l'incapacité d'agir face à une injustice, ou qu'on ne peut assouvir un désir, ou qu'on n'arrive plus à rire de soi, aussi ...

 

 

Commentaires

Tuer le père tuer la mère n'est pas à la portée de chacun, la rage demeure...

Écrit par : manouche | 09/08/2017

La source de la colère c’est cette injustice ressentie, pas celle des lois mais plutôt relative à l’abus d’autorité et parfois du nombre. L’enfant livré aux déviances d’adultes avides de pouvoir sur un être sans défense. L’innocent gardé à vue qui devient une chose et à qui les humiliations peuvent remonter bien longtemps après.
Nous n’avons pas la même disposition au pardon, à l’oubli, à la vengeance. Ne pas trahir le passé ni le travestir. Respirerons jusqu’à nous enivrer.

Écrit par : le bourdon masqué | 09/08/2017

Les émotions permettent à l’être humain d’appréhender ce qui a de la valeur dans son environnement. Les philosophes ont pensé à ce lien depuis l’Antiquité. Pour eux, en particulier pour ceux qui s’inspirent de la pensée d’Aristote, la colère est une émotion dans laquelle l’être humain fait l’expérience de l’offense. Il existe des occasions dans lesquelles on a raison d’être en colère, contrairement à une certaine sagesse qui n’y voit que du mauvais, certaines situations exigent la colère. Dans certains contextes culturels, y donner libre cours sera signe d’une saine virilité, tandis que dans d’autres, la contenir ou la juguler est ce qui sera recommandé. Les émotions en général sont des expériences qui rendent manifestes des valeurs telles que le dangereux, le dégradant, le comique, la perte… Ainsi, la peur est une émotion qui permet d’appréhender le danger, la tristesse d’expérimenter la perte (d’un être cher, par exemple) et la colère de traquer l’offensant. En bref, les émotions sont des antennes qui rendent l’être humain attentif à ce qui a de la valeur dans son environnement, notamment en fonction de ce à quoi il est attaché, ce qu’il désire ou préfère éviter.

Écrit par : Massenzio | 25/08/2017

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