22.11.2009
aller à vau-l'eau ...
07:47 Publié dans état d'âme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : état d'âme, état d'être, art, aquatique, rêverie, ailleurs, voyage intérieur, humain
20.11.2009
Foujita



Fujita Tsuguharu, devenu Léonard Foujita après sa conversion au christianisme est né à Tokyo (Shin-Ogawa, Uchigome) le 27 novembre 1886. Issu d’une famille de samouraïs, Léonard Foujita commence très tôt à dessiner. Élève brillant de l’école impériale des beaux-arts de Tokyo et après un brillant début de carrière dans son pays, il réussit à convaincre son père de le laisser partir en France. En 1913, il s’installe à Montparnasse. Le lendemain de son arrivée, il rencontre Ortiz de Zarate qui lui présente Picasso, Rivera, Apollinaire, Salmon, Derain et tous les autres. Très vite, il devient leur ami, et l’un des artistes les plus populaires de l’avant-guerre.


Foujita a son premier atelier au 5 rue Delambre à Montparnasse où il projette alors d'installer une baignoire avec l'eau chaude au robinet dès qu'il aura assez d'argent. Beaucoup de modèles y viennent pour apprécier ce luxe. Parmi eux, Man Ray et Kiki, qui pose courageusement nue pour Foujita dans la cour. Un autre portrait de Kiki intitulé Nu couché à la toile de Jouy la montre nue sur un fond blanc ivoire.
Les cinq premières années sont des années d’intense souffrance. La première épreuve étant de se retrouver lui-même comme artiste, alors qu’il découvre sans préparation le Fauvisme, le Cubisme et les premières tentatives abstraites. La seconde, celle de survivre à la misère de la guerre alors qu’il ne reçoit plus la pension de sa famille. En 1917, Chéron, le marchand de Soutine et de Modigliani, lui organise une première exposition personnelle très visitée, notamment par Picasso qui y demeure trois heures. Dès lors sa carrière est assurée. En 1918, il peint un premier paysage de la place du Tertre, sous la pluie. Son style est alors monochrome, sévère et proche du Douanier Rousseau. A Montmartre, il rejoint le soir dans les bistrots, bals et cabarets, ses amis Modigliani, Utrillo, Suzanne Valadon, Max Jacob, Juan Gris et le père Boyer qui peint son portrait (actuellement au Musée National d’Art Moderne de Tokyo).
Sa femme Youki raconte dans ses mémoires comment il s’amusait à faire vendre, en un temps record, tous les œufs de la crémière de la rue Lepic en dessinant son visage sur chacun et en signant chaque petit autoportrait. Il est avec Pascin, Kisling et van Dongen au centre de la fête des Années Folles qui secoue Paris entre 1918 et 1930. Au printemps 1939, revenant à Paris après neuf années passées en Amérique latine, en Chine et au Japon, ils s’installent à Montmartre. De la baie vitrée, il découvre le Sacré-Cœur qu’il peint de nombreuses fois. Il est alors voisin de deux de ses amis peintres Oguiss et Inokuma. Devant la menace allemande, le 23 mai 1940, il doit fuir Paris et s’embarquer pour le Japon. Ses meubles et ses tableaux sont conservés par ses amis montmartrois jusqu’à son retour en 1950. Il s’y installe alors et reprend après dix ans une carrière malheureusement interrompue. Il est naturalisé français en 1955. Il se convertit en 1959 après une illumination mystique qu'il a ressenti dans la basilique Saint Remi de Reims et décide de construire une chapelle romane à Reims même avec son parrain René Lalou qui dirigeait la maison de champagne Mumm, son dernier travail majeur sera la décoration de cette chapelle. Il meurt d'un cancer le 29 Janvier 1968 à Zurich, ses cendres reposent dans la chapelle Foujita




Message de Sylvie, expert de Foujita:
10:33 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : art, peinture, montparnasse, trait, dessin, vie, humain
19.11.2009
épanescence

22:28 Publié dans art de vivre | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : poésie, mot, photo, art, art de vivre, épanouir, rencontre, femme, s'ouvrir à soi-même, s'ouvrir au monde, arums, arômes, humain
truismes et "trolleries"

Une trollerie dans une grotte amie m'a quelque peu perturbée et réveillée de vieilles angoisses, quelques mots lachés genre Basquiat de la plume qui d'un jet ont fait d'un de mes rêves un truisme cauchemar réveillant du même coup une écorchure interne que je pensais jusqu'alors résorbée. Bien sûr c'est facile et sans doute bien confortable de se réfugier derrière une folie assumée et de langage et de pensée pour impunément pouvoir dire tout et n'importe quoi de belle manière parfois je dois dire, et sans manquer de lucidité voir d'un certain humour non plus, comme des éclairs de génie, bien sûr il ne faudrait pas être atteinte par les propos d'un soi disant troll se présentant fou mais qui ne l'est pas forcément plus ou moins que vous et moi, ça m'a interpellée sur ce qui anime ce genre d'essai littrératuroartisticoprovocateur, il faudrait tout passer à quelqu'un sous prétexte qu'il délire ou qu'il écrit entre deux verres ou que sais-je encore et bien, peut-être, mais cela n'empêche pas certaine petite chose comme moi d'être atteinte toute carapacée que je semble être par une phrase trollerienne ou pas telle que: "ben helenablue est une grosse truie qui fout sa propre expérience de souffrance à deux balle sur le dos des autres pour justifier son orgueil judiciaire, c'est tout." ça m'a fait mal, même si en premier lieu j'ai pris le parti d'en rire elle a fait son chemin insidieusement dans les méandres de mon cerveau et a rejailli dans mes songes.
Certaine cicatrice reste fragile.
10:11 Publié dans état d'âme | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : réflexuin, réaction, blog, rencontre, mots, mal, comprendre, ressource, blessure, art, art de vivre, langage, amitiés
18.11.2009
La musique
Merci Giulio.
La musique souvent me prend comme une mer!
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile;
La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile;
Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions
Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir!
- Charles Baudelaire -
10:45 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : charles baudelaire, poésie, musique, danse, rencontre, art, émotion
16.11.2009
scellées
les voix
dans l’ombre
une vie
à rebours
on aurait souhaité
la perte de mémoire
devant la porte
restée fermée
comment
tracer
le silence
à fleur
du corps
laissé
en proie
au temps
parole
enfouie
sous la
terre tiède
message d’ici
dans l’oubli
de la chair
une main
restera tendue
certain
du sourire
l’ailleurs
en abîme
trouer le lit
par le feu
l’espoir
n’est que
brasier
de paille
l’histoire
n’est plus
la même
devant le phénix
l’ombre du mot
dira
l’anamnèse
écrite
dans la plaie
greffe le souvenir
sur la terre ouverte
penser
l’instant
devant l’éternité
conduire aux
cages du vent
la parole
offerte
contre
l’ennemi
qui ronge
par derrière
- Laurent Fels -
08:53 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poésie, découverte, mots, art, humains, rencontre
15.11.2009
Feelings
Pour Emcée, mon Black Angel et vous tous et toutes...
09:58 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : nina simone, musique, chanson, voix, présence, humain, rencontre, touchée au coeur, sentiment, art
Lalla Essaydi
06:32 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : art, photo, calligraphie, femmes, regard, humain, maroc, poésie
11.11.2009
ballade en eaux troublantes...
Tout ce temps à m'éprendre des mots des uns et des autres pour mieux comprendre, cette exploration sans fin dans la littérature et la poésie inextinguible me nourrit et l'esprit et le coeur, m'inspire. Une semaine passée étrangement riche et variée, réentendre la petite musique de Louis-Ferdinand Destouches au travers de passages de son voyage au bout de la nuit et de son mort à crédit une biographie ça s'invente et l'émotion comme suspendue écriture fouillée présente accaparante vivante, en parallèle et en même temps une nuit pour l'arrachant pur jus criant Putain d'Arcan. Toujours le même parcours le même désir qui m'anime et les mêmes frissons qui me traversent l'échine quand je lis certains et certaines et que je m'endors avec eux, une sorte de drogue mi douce mi dure, éclectique. Et de la poésie aussi, compagne permanente d'au moins une heure quotidienne à voix haute ou off en intime entre deux portes deux conversations deux soupirs à n'importe quel moment, mélodique, particulière prégnante imprégnante même, suavité et douleur, violence et tendresse, art en ombre et lumière, indéfectible amie des gris de Novembre comme des bleus de Mai ou des ors de Juillet... J'aime les mots, les phrases, syntaxe et grammaire bousculées et bousculantes, l'écoulement paisible d'un vers, le verbe transperçant lucide sans concession truculent et jouissif de certains romans et la poétique troublante de certains autres. Ces ballades sont offrandes et échappées, prise de conscience et rencontres. Un jour perdu que celui où tu n'as pas ri, un jour perdu que celui où tu n'a pas lu, un jour perdu que celui où tu n'as pas vécu. Au commencement était l'émotion...
12:05 Publié dans pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : livres, lecture, littérature, poésie, mots, émotions, redécouvertes, humains, art, création, voyage
05.11.2009
Le corset




11:12 Publié dans érotisme | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : corset, érotisme, photo, femme, histoire, art








