24.10.2009

merci

thank-you.jpg Dire merci c'est comme dire je t'aime point trop n'en faut et pourtant pourquoi ne pas le faire quand le besoin s'en ressent. Sans compte rendu  sans compte à rendre, j'avoue être sensible à cette liberté qui m'est permise de remercier, comme de vivre ou d'aimer. J'ai ce besoin comme aussi celui d'en vouloir plus fugace, ou d'en tenir rigueur tenace mais pas démollissable, je préfère sans aucun doute l'assimilation et la compréhension du monde de l'autre sans pour autant m'effacer, alors voilà j'ai un grand besoin de dire merci pour des raisons multiples et variées pourquoi ne le ferais-je pas, je suis une femme de passage dans cette vie, j'essaie de partager mais plus encore d'émettre de restaurer d'apprendre d'appréhender de voir en face de véhiculer, passeuse pas passive j'en ai une envie profonde dire merci à la vie qui m'est donnée, aux rencontres que je fais, à l'amitié possible même au travers de ce qui semble pour la plupart virtuel mais loin d'en être en tout cas pour moi, et puis à un partage plus spécifique plus intense formateur et structurant qui m'a ouverte à moi-même plus encore, à vous tous, votre fidélité vos avis vos réactions vos délicatesses aussi, votre présence précieuse, votre existence votre sensibilité et vos indulgences aussi.

Thank you.

 

 

 

19.10.2009

une journée particulière

Parfois et c'est pourtant rare je ne me fixe pas d'objectif et j'erre, enfin plutôt je me laisse porter au gré de la fantaisie des choses qui m'arrivent parce qu'il arrive toujours quelque chose au fond finalement il ne peut pas ne rien se passer. J'avais dans l'idée de m'offrir un livre bien particulier, " L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux. Conversations avec Francis Bacon" de Frank Maubert, et bien sûr comme de coutume il n'était pas disponible, j'ai du le commander et en m'égarant dans la librairie, je suis ressortie avec la biographie de Diane Arbus et un autre petit ouvrage sympathique, Pensées provocs et autres volutes de Serge Gainsbourg, drôle de choix pour un Lundi d'Octobre bien maussade et irrégulièrement ensoleillé.

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podcast

" A dire vrai

Je suis un faussaire de compagnie

Un preneur de large

Un joueur de courant d'air

Un repris de justesse

Un éternel évadé

Un faiseur de trous

Et un casseur de verrous

Un sauteur de murs

Et un forceur de serrures"

 

- Serge Gainsbourg -

 

Pas le programme prévu, du moins le peu de prévu prévu préférant l'imprévisible et puis j'ai gambadé à travers cette ville que je connais bien croisé quelques têtes connues d'autres qui me connaissent, pour finalement échouer à une terrasse de café Grand Place leur chocolat chaud est à mourir et me suis laissée faire... C'est immense d'y arriver, plus rien n'avait d'importance mon esprit voguait d'âme en âme, j'observais flirtais légèreté de l'instant, c'est un vieil ami qui m'a ramené à la réalité, ne manquant pas d'humour il s'est assis là devant moi toujours rêveuse ne le voyant pas vraiment il s'est d'un coup mis à rire quand j'ai commencé à chantonner, complètement surréaliste et incongru mais délicieux de fraîcheur, nous sommes partis dans des confidences chaudes et intimes ne relevant pas du tout encore une fois du prévisible vu l'heure, l'endroit le contexte mais la chimie a ses mystères et pour transformer le plomb en or il n'est pas besoin de faire trop de manières, juste être à ce que l'on est et à l'autre, un moment de grâce infinie et badaboum le rappel à l'ordre le portable qui sonne de part et d'autre la logique l'efficacité le pragmatisme qui reprend ses droits à coup de vibreur intempestif. Délicieux moment en réalité mieux qu'en rêve, pour l'heure je l'aurais bien embrassé goulûment par gourmandise mais me suis retenue, suis repartie avec mes livres et le chocolat aux lèvres mais le coeur avec des petites ailes et Gainsbarre dans la tête!

 

" Nous nous sommes dit tu

Nous nous sommes dit tout

Nous nous sommes dit vous

Puis nous nous sommes tus."

 

- Serge Gainsbourg -

 

 

 

 

14.10.2009

la chaîne rose

 

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Découverte chez Oldcola, je transmets à mon tour cette belle initiative soutenant la lutte contre le cancer du sein. Il suffit de cliquer sur la petite vignette rose, laisser quelques mots et de cette manière contribuer à ce mouvement solidaire.

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J'ai appris hier conjointement la guérison en bonne voie de mon amie Joëlle et la condamnation à l'inverse de la maman d'une de mes collaboratrices à qui on vient de retirer un sein en lui donnant six mois à vivre, cruauté de l'instant entre la joie et le soulagement pour l'une, la détresse et la douleur pour l'autre, tout ce qui peut être fait pour avancer dans cette recherche doit l'être, à nous d'y contribuer tous hommes et femmes confondus, la chaîne rose, à faire tourner...

 

 

 

 

10.10.2009

fric and co

J'y pense depuis quelques jours d'une manière plus intense sans doute parceque j'y suis confrontée et que je vois des gens dans des situations désespérées, que moi-même je goutte aux affres de la faillitte et des difficulés financières, mais la note de Gaétan Bouchard m'incite plus encore à prendre le relai sur ce sujet plus que brûlant qu'est le régne de l'argent. Des histoires de dollars d'euros de yens de prêts quon ne peut plus rembourser ou d'autres qu'on ne veut pas vous accorder pour passer la vague de sommes dues d'huissiers d'harcélement des créanciers et surtout cette notion qui se développe que votre valeur est quantifiée à la taille du compte en banque plus qu'aux talents aux capacités et rêves encore moins. C'est dur à admettre, je ne voulais pas le voir n'ai jamais pensé comme ça mais dois bien me rendre à l'évidence que c'est ce qui gouverne le monde, que cela déshumanise empêche les gens de vivre effraie complétement parfois certains qui perdent les pédales, tuent leurs enfants ou mettent fin à leur jour pour une poignée de monnaie. C'est cruel implacable et désarmant. Alors que faire, la solution du pire de l'irrémédiable de l'atteinte criminelle à la vie de ses enfants, à la sienne parcequ'on ne peut plus faire face qu'on se sent minable fini parcequ'on se pense sans ressources est tout à fait inacceptable. On en a, j'en suis persuadé intimement parfois difficile d'accés faire autrement c'est possible et même au bout du rouleau il y a d'autres moyens de ne pas se vivre comme un échec parcequ'on n'a plus un sou. Comment pourrions nous donc faire bouger les choses et sortir de cette culture de l'argent en masse?

 

 

 

05.10.2009

avec les gants ...

 

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Ce matin tôt je visionne ce film que Christian Mistral a mis en lien "Le Steak" de Pierre Falardeau et Manon Leriche, puissant sobre et interpellant. Se battre pour gagner son steak, pour bouffer exister vivre faire valoir sa vision du monde, cela peut paraître paradoxal et pourtant c'est un combat quotidien sur ce qu'on veut nous faire croire ce comment il faudrait que l'on vive sur cette façon qui serait plus acceptable qu'une autre de mener son existence. Belle leçon d'humanité et de courage mais aussi de lucidité que le témoignage de cet homme buriné par les combats menés oui gladiateur des temps modernes Jedi de l'instant présent, là à ce qu'il fait dense. Je ne me suis pas beaucoup permise sans doute par retenue par éducation d'exprimer la rage qui m'anime parfois, à écouter ce boxeur dire qu'il n'a plus peur après les mastodontes qu'il a combattu et que finalement il atteint cette sorte de sagesse de celui qui a expérimenté, j'ai ressenti une profonde tendresse comme en écho et j'ai pensé je n'ai rien à perdre et rien à prouver, me suis sentie d'un coup plus libre plus vivante. Autre chose aussi, l'humilité, pas celle qu'on m'a enseigné chez les bonnes soeurs genre tend la joue droite quand on te frappe sur la gauche, non l'humilité de la connaissance de soi de ce que l'on vaut et de ses limites, l'humilité face à l'autre au sens respect et ouverture, pas infériorité, l'humilité de l'empathie à commencer envers soi-même, le droit à l'erreur au découragement à la colère et à l'exploration du monde autrement que par la rentabilité et l'efficacité et l'apparence. Je pense possible de s'améliorer, j'y travaille du poing.


podcast

 

 

 

03.10.2009

"chetemi"

 






 

30.09.2009

mes amis québécois ...

 

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Je dois beaucoup à mes amis outre atlantique, à ces québécois qui m'ont donné bien plus que je ne pourrais leur rendre, j'aime et je vous le dis sans détour cet appétit de vivre et de comprendre, votre humour intelligent, cette sensibilité qui vous est propre et aussi cette détermination à être et à défendre cette langue plus que subtile et chargée d'embûche qu'est le français, pour ma part ce qui me plaît chez vous et que sans doute nous avons perdu sauf preuve du contraire c'est votre forte voix, et cette force d'écriture liée à votre histoire et votre vision du monde qui me touche tant, cette manière d'être direct et au plus près, cette convivialité. Vous êtes une sorte de poche d'oxygène qui ouvre des espoirs et horizons, diable il est plus que temps qu'on se connecte, plus encore.

 

 

22.09.2009

insomnies

 

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podcast

- Mes insomnies - Barbara -

 

Insomnies fréquentes et récurrentes, j'ai depuis belle lurette cesser d'y résister au contraire elles m'ont finalement ouvertes des espaces inconnus et permises des rencontres pleines et profondes. J'étais jusqu'à encore une année étrangère à ce genre de pratique et dormais tout mon soûl comme un bébé facilement mais depuis que j'ai découvert mes insomnies  depuis que j'insomnise j'ai approché aussi un autre moi-même et goûté à une autre température, la nuit tout est si calme si silencieux même l'air n'a pas la même saveur il se passe quelque chose de différent je me sens autre plus en contact avec une part de moi comment dire le ton du soir m'ouvre des espaces c'est étrange et assez jouissif aussi. Au début je luttais, je me disais il faut que tu dormes progressivement le comptage de moutons n'étant pas vraiment efficace je me suis mise à écrire au lieu de ruminer à réfléchir au lieu de m'apitoyer et communiquer avec les décalés horaires par le blog et échanges plus intimes, pas la même de jour comme de nuit, sans doute on se livre davantage. Là il est cinq heures du mat. j'ai des amis pour qui c'est l'heure du réveil et leur journée commence, d'autres c'est à l'inverse l'heure de s'abandonner aux bras de Morphée, j'ai les paupières gonflées mais l'esprit alerte ça fuse mais ce n'est pas toujours comme ça parfois c'est le désespoir qui m'assaille ou la rage qui me maintient éveillée, quoiqu'il en soit je vis mes insomnies comme une chance du coup ça m'endors aussi...

 

"Mais, si s'endormir c'est mourir, ah laissez-moi mes insomnies, 
J'aime mieux vivre en enfer que dormir en paradis, 
Si s'endormir c'est mourir, ah laissez-moi mes insomnies. 
J'aime mieux vivre en enfer que de mourir en paradis..."

 

 


 

 

17.09.2009

The greatest

Du bien à se faire du bien ...

 

LE BAISER DE RODIN MARBRE MUSEE PARIS.jpg

 

 

13.09.2009

désir

 

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" La fleur du désir ne peut-être cultivée que sur l'humus de l'inconscient, qui s'enrichit chaque jour des restes fécondants des amours mortes et de celles, imaginées, qui ne naîtront jamais."

 

- Henri Laborit - Eloge de la fuite -

 



 

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