06.11.2009

Créativ Blogger

J'ai été estampillée et ça m'a touchée par Anne des ocreries et Blue Bird d'une vignette blog créatif, touchée à double titre d'abord par la nature et la qualité des deux protagonistes, compères bloquesques depuis peu et qui deviennent de vrais amis pour moi et également parce qu'il m'est toujours agréable d'être récompensée, aussi singulier que cela puisse paraître cela remonte à loin, l'époque des images et des bons points que l'on recevait à l'école élémentaire pour une écriture soignée une poésie bien apprise une addition juste ou une bonne tenue en classe que je rangeais soigneusement dans une boîte d'alumettes, j'en garde une émotion ténue et émue car à l'époque je grappillais toute reconnaissance et gratifications possibles et seule l'école m'en donnait l'opportunité. Ben là, c'est pareil, la petite fille en moi en palpite d'aise et de plaisir non feint, et hop dans la boîte!

 

premio.png

Premier enjeu de cette partie fine et petit jeu entre amis, coller la vignette, la deuxième est d'y adjoindre une photo de sa trombine, ah là là, l'éternelle difficulté de se voir en miroir et la peur de décevoir ou de pas ressembler à ce que l'on s'attend à trouver, l'anonymat ayant on peut quand même le dire certains attraits non négligeables, mais puisque c'est une des composantes de cette aventure et que je suis plutôt joueuse de nature, je vais coller une image qui a une petite histoire de blog aussi. C'est le bout de moi d'une photo prise lors d'un bien sympathique déjeuner avec Maxime the Kid, un bloggeur québécois en stage à Lille à l'époque et qui devrait reconnaître l'endroit et le moment s'il passe par icitte tantôt.

 

IMG_1779.JPG

La troisième étape est de parler de soi la quatrième de citer 7 blogs qui nous plaisent... Parler de moi plus encore que je ne le fais déjà, j'avoue préférer parler des autres et des autres endroits qui m'interpellent et me passionnent me ravigotent m'amusent m'apprennent me vibrent aussi m'émeuvent et me triturent, tiens pour reprendre la bannière d'une sauvageonne au grand coeur et à la plume alerte. Rien de virtuel dans toutes ces rencontres, pas de hasard non plus, la vie, et les amitiés qui se construisent et se distillent au fil des jours et des semaines, précieuses et chaleureuses; parce que sept est un nombre magique en relation étroite avec l'histoire humaine( source Wiki), je vais me plier à lui mais je ne peux en choisir uniquement sept, je vais vous en servir trois fois sept, et pour préserver les sensibilités de tous ces êtres qui comptent pour moi j'ai classés mes choix et douces attentions en catégorie hétéroclites.

 Tous ceux qui passent ici le savent, j'ai beaucoup d'affinités et d'attirances pour mes amis québécois, je vous livre mon top seven ici en premier choix:

Vacuum II, cahier spicilège de Christian Mistral, pour dix mille et une raison que je ne peux ni ne veux expliciter en détail, un roman ne pourrait suffire, en tout cas une rencontre importante, une passion, et une source vive. 

Le passe-mot de Venise, une autre rencontre qui compte un autre endroit où je me régale. Créative et cultivée, drôle et sensible, humaine attentionnée réfléchie, grande éprise des mots et des lettres, amoureuse des livres et de leurs auteurs, un lieu incontournable pour découvrir la littérature québécoise, et ça en vaut la peine, croyez moi. 

Je ne peux pas ne pas citer ce cher Yvan, plus tendre que Terrible, avec qui j'ai beaucoup d'affinités autant cinématographiques que culinaires, dont j'apprécie l'humour la sagesse et l'empathie, et le verbe joueur et vibrant

 La cour à scrap, de Sandra Gordon, à l'instar de Christian quelles parties de plaisir verbaux que d'échanges mémorables, que de souvenirs en commun déjà. Sandy et son écriture unique truculente riche différente, une personne qu'il me tarde de rencontrer pour qu'on puisse rire et jaser ensemble!

Rainette, Rain pour la tribu Mistralienne, nouvelle venue pleine de fantaisie, de bon sens, d'humanité et d'amour des bêtes surtout les grenouilles et les chats, pis on partage le plaisir d'entendre le hautbois...GeeBee et son Pédale Blais Pédale, ou comment découvrir de beaux paysages québécois... Enfin, Bast, raffiné, élégant, inspiré. Bien d'autres encore, Trader ancien Inukshuk, une vieille connaissance, et découvert tout récemment le bel espace raffiné et sensible de Lascaux Hall, et puis aussi Gaétan Bouchard et ses histoires du jour simplement...

images.jpeg

 

 

 

 Ma seconde série de sept, c'est une série féminine, des mots des oeuvres des idées des découvertes et des émotions à fleur qui me touchent et m'enrichissent, là chez ma chère et tendre Isa-Bercée, une fidèle des débuts dont j'apprécie beaucoup les multiples talents , pour son oeil et son esprit sa sensibilité aussi Sylvaine Vaucher, le féminisme et la féminité de Carole et parce que ses mots parce que sa vivacité parce que son amitié et sa fidélité à elle-même Saravati. Découverte récemment, son blog est un enchantement, Au fil de mes rêveries de Lyse et parce qu'elle est de mon coin de ch'nord que c'est une véritable amie et que c'est grâce à elle si j'ai découvert le plaisir de blogger, ce quelle écrit avec son humour et son esprit vif argent lui ressemble, ne pas louper ma copine la ch'tite. Je n'ai pas recité Anne, ni parlé de Valérianne  qui nous a fait réfléchir quotidiennement avec ses billets doux, ni de Sylvie et de sa passion des livres, ni de mes amies de la toile Barbara, Marie et ces petites choses, mais sept c'est sept que voulez-vous!

 Bon, encore une petite dernière pour la route, ma série masculine cette fois.

Je suis fidèle à son blog et j'y passe tous les jours, j'en apprécie la teneur et la grande qualité, Jalel El Gharbi, poète lui-même parle comme personne de la poésie et je partage cet amour, et puis il y a les vieux de la vieille comme on dit, les deux compères, Claudio et son Ambition Passionneur qui y arrive à passionner et à susciter haut la main, et puis Didier et son canard du coin, au 42 bis. Alex et son blog riche et intéressant blog cinéphile espaces interculturels cinéma, Hoplite pour le ton, le subversif, le réveil des consciences et la beauté de sa muse Adriana et puis un de la première heure l'incontournable pour qui j'ai une affection toute particulière, Hervé, ses appels d'air ses toiles et ses bons mots, enfin pour boucler la boucle, québécois mais en voyage cyclistique en Europe, Mc Comber et son talentueux Roule Rosie Roule...Et d'autres, encore et plus ...

J'aime ce monde des blogs, rien de virtuel pour moi, créatifs par le contenu, mais aussi par les échanges qu'ils occasionnent chez les uns et les autres, le partage et les affects qui se développent, une belle aventure humaine en somme...

 

 

 

 

 

 

04.11.2009

Antoine Watteau

 " Watteau, ce carnaval où bien des cœurs illustres,
Comme des papillons, errent en flamboyant,
Décors frais et légers éclairés par des lustres
Qui versent la folie à ce bal tournoyant."

 - Baudelaire, Les Fleurs du mal, Les Phares, 1857 -

 


Par la suite, le peintre a la possibilité d’étudier toute une série de toiles baroques de Rubens, qui le marquent profondément. En 1709, Watteau remporte le second prix de Rome, puis est agréé par l’Académie de peinture en 1712, avant d’en être élu membre, en 1717.

Les toiles de Watteau reflètent l’influence des grands maîtres flamands, notamment de Rubens, et des Vénitiens. Mais l’artiste il y ajoute une certaine étrangeté par son goût des rendus vaporeux, la sensualité de sa palette et ses figures énigmatiques. Il est le peintre des réceptions mondaines de plein air, les fameuses « fêtes galantes », dont le chef-d’œuvre emblématique est Le Pèlerinage à l’île de Cythère, toile mélancolique et mystérieuse. Parmi ses autres sujets de prédilection figurent également les clowns (Pierrot) et les personnages de la commedia dell’arte.

Dans L’Enseigne de Gersaint, panneau réalisé pour la boutique d’un marchand d’art, Watteau représente ironiquement, sous la peinture sociale, la controverse entre la peinture du passé et celle du présent, que son œuvre a tenté de synthétiser.

Watteau meurt de la tuberculose en 1721, âgé de 37 ans. Ses œuvres influenceront les impressionnistes par la légèreté de l’air qui y circule, et feront l’admiration des poètes, en particulier de Baudelaire et de Verlaine.

 

Personnellement plus encore que ses toiles ce sont ses dessins qui me touchent par leur finesse et leur côté fragile et délicat. Il y a une telle grâce une sensibilité si particulière, une sorte d'intériorité aussi.

 

Notamment dans l'étude des visages et des expressions ...

 

rousseau.jpg

 

 

Les 'Fêtes galantes', le recueil de poèmes mélancoliques de Paul Verlaine est inspiré des oeuvres de Watteau, et plus particulièrement du tableau présenté à l'Académie royale de peinture.

Éloigné de vos yeux, Madame, par des soins
Impérieux (j'en prends tous les dieux à témoins),
Je languis et je meurs, comme c'est ma coutume
En pareil cas, et vais, le coeur plein d'amertume,
A travers des soucis où votre ombre me suit,
Le jour dans mes pensers, dans mes rêves la nuit,
Et, la nuit et le jour, adorable, Madame!
Si bien qu'enfin, mon corps faisant place à mon âme,
Je deviendrai fantôme à mon tour aussi, moi,
At qu'alors, et parmi le lamentable émoi
Des enlacements vains et des désirs sans nombre,
Mon ombre se fondra en jamais en votre ombre.

En attendant, je suis, très chère, ton valet.
Tout se comporte-t-il là-bas comme il te plaît,
Ta perruche, ton chat, ton chien? La compagnie
Est-elle toujours belle? et cette Sylvanie
Dont j'eusse aimé l'oeil noir si le tien n'était bleu,
Et qui parfois me fit des signes, palsambleu!
Te sert-elle toujours de douce confidente?

Or, Madame, un projet impatient me hante
De conquérir le monde et tous ses trésors pour
Mettre à vos pieds ce gage - indigne - d'un amour
Égal à toutes les flammes les plus célèbres
Qui des grands coeurs aient fait resplendir les ténèbres.
Cléopâtre fut moins aimée, oui, sur ma foi!
Par Marc-Antoine et par César que vous par moi,
N'en doutez pas, Madame, et je saurai combattre
Comme César pour un sourire, ô Cléopâtre,
Et comme Antoine fuir au seul prix d'un baiser.

Sur ce, très chère, adieu. Car voilà trop causer,
Et le temps que l'on perd à lire une missive
N'aura jamais valu la peine qu'on l'écrive.

-"Lettre" de Paul Verlaine, les Fêtes galantes -

lumière

 

 

 

"Il vaut mieux allumer une chandelle que de maudire l'obscurité."

- Confucius -

  

03.11.2009

Happy Birthday !

champ.jpg
Aurais tant aimé être vraiment là prés de toi, ta douce et tous tes amis pour festoyer ripailler m'enivrer de bulles d'amitiés et de rires, j'en suis, par la pensée et par le coeur. Happy Birthday to you, Black Angel!

Que cette journée soit un feu d'artifice d'amour et de folies, d'élans d'égards et de générosité, de douceurs et d'aventures, que dire de plus qui ne soit en toi de toi, qui ne soit tien et notre à la fois, tu impulses tu engendres et tu émeus, tu troubles aussi et tu assailles, unique et aimé.

Pas d'âge pour naître une fois de plus. Bon anniversaire. Avec  toute mon amitié. Yours. Blue.

 

 

02.11.2009

Poésie, plaisir et panache!

 

 

31.10.2009

Un jour un film m'a marqué ...

 Dans la même veine que la note du livre qui un jour nous a aidé, il y a pour les amateurs d'images que nous sommes aussi un ou plusieurs films qui nous ont marqués plus que d'autres, qui nous ont bouleversés émus interpellés, qu'on peut revoir plusieurs fois en boucle même sans lassitude et qui sont fondateurs pour nous, certains plus que d'autres, le Photon dans son commentaire laissé sur les livres le suggère en filigrane et nous parle de deux films qui ont comptés pour lui, le crabe tambour et les ailes du désir, et pour vous lequel ou lesquels ont cette importance?

 

Cette question a été posée à Bacon par Franck Maubert, auteur de plusieurs livres consacrés à la peinture et qui vient de sortir celui-ci, " L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux", conversations avec Francis Bacon, la réponse est celle-ci:

" J'aime le cinéma comme celui de Bunuel des débuts ou dans un autre genre celui d'Antonioni dont je me sens proche, celui du Désert rouge, de La Notte... En France, celui de jean-Luc Godart; il a divisé, lui. Mais j'oublie les titres: Alphaville? Pierrot le fou? Certaines choses que je sais d'elle? je n'ai pas vu tous ses films mais j'aime ses images brutales et l'atmosphére de ses films. Il y a quelque chose d'émouvant dans le visage d'Anna Karina. Il est qussi l'auteur d'une histoire du cinéma qui se déroule comme une histoire de suites d'images. Les cinéastes sont de grands inventeurs d'images... Un film qui m'a plus récemment marqué, ce film d'un cinéaste hongrois, Istvan Szabo, Colonel Redl, avec ce merveilleux acteur Klaus Maria Brandauer, dans la peau d'un homosexuel contrarié. Il y a le magie des noirs, des rouges et des éclairages mordorés... Je crois que c'est en grande partie inspiré d'une histoire vraie. "

 

Dites moi tout...

 

 

 

 

30.10.2009

j'habite une douleur

Arcimboldo.water.jpg
-Giuseppe Arcimboldo. 1566. "Water," Oil on wood-


Le poème pulvérisé (1945-1947)


Ne laisse pas le soin de gouverner ton coeur à ces tendresses parentes de l'automne auquel elles empruntent sa placide allure et son affable agonie. L'oeil est précoce à se plisser. la souffrance connaît peu de mots. Préfère te coucher sans fardeau: tu rêveras du lendemain et ton lit sera léger. Tu rêveras que ta maison n'a pus de vitres. Tu es impatient de t'unir au vent, au vent qui parcourt une année en une nuit. D'autres chanteront l'incorporation mélodieuse, les chairs qui ne personnifient plus que la sorcellerie du sablier. Tu condamneras la gratitude qui se répète. Plus tard, on t'identifiera à quelque géant désagrégé, seigneur de l'impossible.

Pourtant.

Tu n'as fait qu'augmenter le poids de ta nuit. Tu es retourné à la pêche aux murailles, à la canicule sans été. Tu es furieux contre ton amour au centre d'une entente qui s'affole. Songe à la maison parfaite que tu ne verras jamais monter. A quand la récolte de l'abîme? Mais tu as crevé les yeux du lion. Tu crois voir passer la beauté au-dessus des lavandes noires...

Qu'est-ce qui t'as hissé, une fois encore, un peu plus haut, sans te convaincre?

Il n'y a pas de siège pur.


- René Char -




29.10.2009

une minute une de pur plaisir

28.10.2009

rage

Elle t'épouse, s'ouvre à toi t'arrache et ne prévient pas elle s'impose violente,

tendre, insidieuse

troublante.

Elle ne te lâche pas te subjugue t'aspire, t'inspire, te nourrit.

Elle ne faiblit pas quand bien même les orages de la vie,

les défaites, les échecs, les troubles

les dénouements difficiles les bonheurs incendiaires

et les plus paisibles.

Elle s'acharne, t'interpelle et elle devient toi,

ton regard la flamme dans tes yeux

reflet du fond de ton âme, de tes tripes,

tout y passe.

Cette rage, la rage de vivre...

L'ai faite mienne, apprivoisée

louve au grand coeur pur

et chaque jour qui passe parfois lasse

 désemparée

elle me remet en selle, me redonne courage

volonté

souffle et désir.

Plus qu'une rage de vivre elle est une force vive

en moi foudroyante

et lucide.


 

 

 

27.10.2009

Un jour un livre m'a aidé...

 Sur son blogue Chantal Guy nous interroge à la suite de son article sur le livre refuge, celui qui nous aide dans les périodes difficiles, dans les passages à vide ou qui nous a aidé, la question n'est pas si facile surtout si on aime beaucoup les livres, pour ma part avec le recul ils sont nombreux et différents suivant les périodes de ma vie, mais vous, pourriez vous dire quel est celui qui vous a rendu service et le fait encore?

 

 

 

Toutes les notes