03.11.2009
Happy Birthday !

Que cette journée soit un feu d'artifice d'amour et de folies, d'élans d'égards et de générosité, de douceurs et d'aventures, que dire de plus qui ne soit en toi de toi, qui ne soit tien et notre à la fois, tu impulses tu engendres et tu émeus, tu troubles aussi et tu assailles, unique et aimé.
Pas d'âge pour naître une fois de plus. Bon anniversaire. Avec toute mon amitié. Yours. Blue.
07:00 Publié dans amitié | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : christian mistral, amitié, art de vivre, recontre, blog, humain, anniversaire
03.09.2009
mèche blanche

Bien dix huit ans déjà, peut-être même davantage, je ne me souviens plus. Mes débuts au minitel rose, débuts et fins, nom de code "Sensuella ". Une sorte d’aventure intellectuelle pour moi au départ une expérience comme une autre, je voulais savoir, comprendre découvrir… Sans doute la seule dans le monde TNT Les gens du Nord tapent fort à vouvoyer ses condisciples et à faire de la prose, c’est comme cela que je l'ai rencontré, attiré par ce style qui détonnait dans le contexte des viens que je te suce tu me fais bander cherche chatte chaude des vas-y que j’te pousse et autres délires érotico familiers verbaux crus et parfois obscènes, lui me parlait poésie, art et littérature à cet endroit où nul y aurait songé, nos mots tournures de phrases et petits délices entre amis nous rapprochaient de jour en jour, ça pendant de longs mois, puis j'ai pris le risque de se rencontrer, qu‘avais-je à craindre on ne pouvait pas dans ma carte du monde avoir tant d’esprit, de délicatesse du verbe et d’étonnements et être une brute épaisse ou un être sans saveur.
A la galerie où je sévissais à l'époque un jour un homme assez jeune trapu le regard fuyant étrange s’arrête devant moi "Sensuella?". Dans le contexte le mot résonnait bizarrement, la première surprise à répondre derechef "Oui!" lui de rebondir, "C’est moi!", "Oh! C’est vous!". Pour des personnes qui avaient dissertés pendant des mois la conversation engagée semblait bien mince pourtant elle en disait plus long que n’importe quelle page d’écriture, c’était intense. Son regard s’est mis à briller, briller de joie non feinte "Que vous êtes belle!". Là je crois bien que j'ai rougis! Nous nous sommes revus plusieurs fois, nous parlions pendant des heures au lieu d’écrire, ce qui en soit est déjà tout à fait une prouesse passer de l’écrit à l’acte de dire. Même connivence, même centres d’intérêts, même questionnements, une souffrance commune aussi sous-jacente et un humour franc et partagé. Il souffrait de solitude, moi pas vraiment, j'étais déjà mère. Il enviait d’ailleurs mon appétit de vie, il est tombé amoureux. J'aimais sa compagnie, la montée de son désir aussi et du mien. L'avant dernière fois que nous nous sommes vus c’est chez lui, il m’avait invitée à déjeuner, j'ai sonné à la porte de l’immeuble conçu par Gaudi en pierre de lave détail de taille et symbolique pour une brûleuse comme moi entrant dans les entrailles d’elle-même se confrontant à un de ses multiples paradoxes presqu’inconsciente du danger et émoustillée au plus haut point ça va sans dire. Je suis entrée royale dans un appartement pur art nouveau, des vitraux d’une beauté à couper le souffle, une douce odeur d’encens un bouquet de roses à l’ancienne sur la table dressée dans le bowindow Stan Getz des piles de livres de tableaux à même le sol et une foison de verreries Lalique, Gallé Daum, sous le charme… Il m'avait préparé un carpaccio de saumon en priant le ciel que j'aime ça et un dessert d’une douceur infinie fondant sous la bouche miel et poires confondues un délice. Je me suis offerte à lui dans les vapeurs de l’alcool un vin frais blanc chavirant. Il n’a pas pu me prendre là ni même m’embrasser, tétanisé paralysé impuissant impressionné peut-être je ne sais pas, ma fougue inattendue cet abandon brutal et entier probablement trop direct, "Viens!".
Quelques années après il est venu me saluer avec une belle petite blonde à la main. "Ma fille." Un petit soleil sur jambes, gracile et alerte." Merci, je te dois beaucoup" juste ces mots là, il avait toujours cette mèche blanche au milieu de ses cheveux de jais, et son regard noisette luisait, luisait perçant comme quand j'ai fermé la porte de son antre des années auparavant. On ne s'est plus jamais revu. Dommage.
07:17 Publié dans amitié | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : rencontre, amitié, écriture
29.07.2009
pensée bleue
07:57 Publié dans amitié | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : amitié, rencontre, blog, humain
21.07.2009
Hervé

Je ne peux pas voir l'homme à l'harmonica sans penser à lui impossible tant il lui ressemble cette intériorisation ce physique ce regard aussi cette détermination parfois si difficile à vivre d'être lui-même son objectif conscient ou non, Hervé c'est du Bronson à l'état pur avec ou sans instrument, un vieil ami depuis plus de vingt ans inchangé toujours égal à lui-même dense et avec cette légèreté propre à ceux qui suivent leur voie coûte que coûte, rien à perdre probable que tout à gagner dans le temps au delà même. L'allure de l'acteur au prénom de mon frère, secret et plus encore, attachant attentif et sans doute dérouté par la matière qu'il apprivoise à son actif, il travaille le bois le fait parler l'expérimente et puis enfant du Maroc porte dans ses veines le souffle chaud et controversé, jamais vraiment à sa place et toujours là à celle qu'il lui est donné ou qu'il se permet, un homme attachant riche et incertain qui doute et ne doute de rien, un Zorro à sa manière ... C'est un ami de longue date, je l'aime d'une amitié profonde et une forme de respect indéfinissable, un homme qui défend ce en croit il croit, n'est pas prêt à s'en détourner, a le courage de ses opinions et de sa vision et en paye le prix, reste enfermé dans des schémas qui le conforte tout en ayant l'intelligence de s'y confronter! Mon cher et plus qu'ami, toujours tellement de bonheur à partager avec toi et Pascaline, ta femme et ma grande amie également, surtout mère de tes enfants, la famille est pour vous la valeur au dessus, moi je suis plus insolente n'est ce pas... Ces amitiés que le temps n'altère pas et qui ont toujours ce sens qui donne un sens, ça me bouleverse. Ne jamais craindre de défendre ses valeurs, ne jamais craindre non plus d'exprimer son amour et son amitié et son plaisir, rien à craindre de rien, vivre!
15:19 Publié dans amitié | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : amitié, cinéma, vie envie, rencontre, art de vivre
02.05.2009
Christine

J'avais douze ans, elle quinze. De jais autant que moi de paille, notre amitié a commencé autour d'un feu guitare à la main, elle, la main sûre et rebelle, moi plus tendue et fragile. A priori aucune raison pour que notre relation perdure plus que cette semaine à restaurer une vieille bâtisse au fin fond de la Bretagne, l'a priori n'est pas mon fort et elle détestait ça aussi. On s'écrivait beaucoup, j'ai encore ses lettres, elle avait une écriture ronde et violette toujours beaucoup de mots, beaucoup de chagrins d'amour, beaucoup de violence et de rêves. En cela aussi on se ressemblait. Elle m'a fait découvrir Higelin, Prévert, la Leffe, son journal intime, Nietzsche, Buster Keaton et La bombe humaine, m'a appris à grogner et à jurer. Piercée et tatouée elle fonçait toujours, brûlait et rageait en permanence. Christine. Ma meilleure amie pendant prés de quatre ans, femme pendant que j'étais brindille, des crises de cafard noir profond comme de l'encre, et des rires aussi toujours déployés et sonores. Un jour elle s'est ouverte les veines, dans sa baignoire blanche faïence après m'avoir écrit cette lettre sang mauve sur gris, une fois de plus mais la dernière, et j'ai rien pu faire. Je lui ai jamais dit je t'aime. Elle non plus.
05:32 Publié dans amitié | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : amitié, amour, humain, état d'âme
30.04.2009
maxime, the kid...
La vie est toujours pleine de surprise , des bonnes et des moins bonnes... Celle-ci fut un rayon de soleil dans ma semaine chargée et périlleuse comme toutes les semaines en ce moment. Je pense à Marie qui en avait déjà parlé, de ces fameuses rencontres qui prennent corps dans la réalité et qui alors donne une dimension tellement dîfférente à tout ce monde des blogues . Cela n'empêche pas l'imagination de toujours avancer, surtout quand c'est quelque chose qui vous anime mais comment dire il y a une sorte de griserie particulière, une curiosité et aussi comme une intimité de facto. Maxime, le ti-gars comme dirait Christian Mistral, l'un des fils spirituel de Venise, puis-je le dire ainsi, est un jeune homme attachant, brillant et curieux de tout. C'est le Passe-mot qui est à l'origine de notre rencontre, et aussi une volonté de part et d'autre. Et puis, vous pensez, un québécois qui passe à Lille, qui de surcroit est passionné de littérature, écrit lui-même de maniére si fraîche et savoureuse, et qui pourrait m'en dire plus sur ce pays qui m'attire, je ne pouvais pas résister! J'ai découvert le suçon d'érable, c'est délicieux, quelques expressions typiques, comment faire la poutine, l'attachement de certains québécois à la souveraineté de leur pays, j'en sais un peu plus sur cette spontanéité qui les caractérisent à mon sens, là je dois dire que ce jeune homme était à l'aise et convivial , dans son élément. C'était trés agréable. Je vous invite à visiter son escapade Lilloise, puisqu'il part vers d'autres cieux et non des moindres, Venise la superbe! De lire ce petit clin d'oeil chtimi ces quelques textes là, 19 ans et déjà une belle maturité, un talent pour exprimer et mettre en mots, et puis nous partageons cette essentielle idée: la passion , what else?
Bon vent, Maxime, et peut-être qui sait, on se verra au Québec bientôt!
12:42 Publié dans amitié | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : rencontre, blog, amitié, art de vivre
10.04.2009
pour Pascaline et puis aussi pour vous ...
Une brassée d'agapanthes, tubéreuses bleues, lys du Nil, avec toute mon amitié et ma tendressse. Love .
L'amitié double les joies et réduit de moitié les peines. - Francis Bacon -
12:04 Publié dans amitié | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tiens bon, je pense fort à toi.





