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05/04/2015

Tiramisu

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C’est le gâteau d’anniversaire de mon petit dernier. Deux tiramisus trouvent grâce à ses yeux, celui de sa mère et celui qu’il a dégusté petit chez Black Jack sur la côte amalfitaine, dans ce merveilleux village qu’est Positano. Il devait avoir alors sept ans à peine et quand le serveur lui a mis double part de Tiramisu dans son assiette en dessert, il fallait voir les yeux de ce petit garçon qui en garde un souvenir impérissable et qui chaque année en soufflant ses bougies se souvient et en parle.

Pour 6 personnes : 18 biscuits cuillères, 250g de mascarpone, 2 œufs (plus un blanc que je rajoute pour la légèreté ), 50g de sucre blanc, une tasse de café fort, une cuillère à soupe d’Amaretto (rien que le nom me fait rêver) et du cacao amer Van Houten, voilà pour les ingrédients. Un peu de temps, beaucoup d’amour et un frigo pour pouvoir le mettre au frais toute une nuit, ça aussi, c’est important.

Avec dextérité, mélanger les deux jaunes d’œufs, le sucre en poudre et le mascarpone. Battre les blancs en neige ferme et incorporer cette mixture ouatée au mélange avec délicatesse pour ne pas briser la légèreté.
Tremper les biscuits cuillères dans le café « amarettoé, » juste tremper pour qu’ils ne soient pas trop imbibés sinon, le tiramisu sera noyé.
Ensuite, dans un plat transparent plutôt carré, mettre une couche de biscuits, puis une couche de mélange et saupoudrer de cacao, à nouveau une couche de biscuits et une couche de mélange et à nouveau saupoudrer de cacao.
Se servir un petit verre d’Amaretto.
Filmer le plat et mettre le tiramisu au frais.
Siroter son verre en écoutant Chet Baker.

Le lendemain, se régaler…

 

 

21/03/2015

Equilibre

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13/01/2015

Du besoin de se sentir vivant

Il faut un certain courage je pense ou une belle dose d’inconscience pour bousculer son existence quand on sent au fond de soi que les choses ne vont plus, qu’elles ne sont plus légères à faire, quand elles ne vous nourrissent plus, quand on se sent aliéné par elle. Il faut aussi sans doute un grand discernement, pour comprendre ce qui fait que les choses ne sont pas comme elles devraient être, c’est à dire bonnes pour nous. Au fond, on ne peut s'en prendre qu’à soi-même et pas au contexte, pas aux situations dans lesquelles on se met, pas aux autres qui nous entourent. Ce besoin d’exister, ce besoin d’être qu’on a tous chacun ancré en nous est vital et puissant, ce besoin d’être ce qu’on a à être, ce besoin de vivre et sentir en soi ce qu’on a à sentir, ce besoin de vibrer, d’aimer et de l’être, est-ce vraiment trop demander ? Alors, il y a l’amour, oui, l’amour, comme nous dit Anaïs Nin : « Le seul transformateur, le seul alchimiste qui change tout en or. Le seul antidote contre la mort, l’âge, la vie ordinaire, c’est l’amour. » Mais ne faut-il pas pour être capable d’amour, en donner et en recevoir, être à soi-même…

 

 

06/01/2015

Vérité vraie

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04/01/2015

2015

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- Mon père et moi, il y a 20 ans -

 

J’avais l’intention de faire mes résolutions pour 2015, et mon fils me dit que pour les siennes c’est plié, il n’en a pas. Je lui suggère que de ne pas en avoir c’est une manière d’en avoir au fond, mais bon.

Me concernant, bien que sachant que c’est un exercice étonnant voire perdu à l’avance, je m’en moque, j’aime bien cette idée qu’on se pose pour réfléchir et voir et construire, démolir, reconstruire, avancer.

Mes résolutions pour 2015 sont simples, a priori. J’envisage d’être plus sage, ça n’est pas tout à fait vrai mais pour la rime c’est parfait,  parce qu’en fait, non, je n’envisage pas du tout d’être plus sage mais d’être plus moi-même. C’est bon. J’ai donné. J’ai œuvré. J’ai fait ma part pour les loyautés familiales, maintenant, je veux vivre ma vie. C’est simple et compliqué, mais c’est ma résolution depuis des années et plus que tout cette année. Nouvelle vague... 

 

 

20/10/2014

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Je viens de voir un sujet sur Winston Churchill à la télé. Il m’éclate, grave, cet homme me donne l’envie d’aller jusqu’au bout de mes idées. Chanel, me fait le même effet. Et George Sand, et Rothko, Rainer Maria Rilke, Hemingway, Mistral, Virginia, Camille, Simone, Véronique, Oscar… Comment savoir que ces idées que je pense miennes sont bonnes si je ne vais pas au bout et si je ne les mets pas en forme, en mots, en tout ?

 

11/10/2014

Mon truc en plumes

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Un vieux rêve de petite fille: être danseuse de cabaret,

et faire comme Zizi, Joséphine et Liza, faire rêver...

 

 

17/09/2014

Plus je vieillis...

 

" Plus je vieillis , et plus je trouve qu'on ne peut vivre qu'avec les êtres qui vous libèrent , qui vous aiment d'une affection aussi légère à porter que forte à éprouver."



- Lettre d'Albert Camus à René Char -

 

 

14/09/2014

Désir

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Son désir éveille mon désir qui appelle son désir...

 

 

07/09/2014

Naître

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- Photo Tania Thune-Larsen -

 

" Nous naissons, pour ainsi dire, provisoirement, quelque part ; c'est peu à peu que nous composons en nous le lieu de notre origine, pour y naître après coup, et chaque jour plus définitivement. "
 
- Rainer Maria Rilke -
 
 
 
 
 

21/07/2014

ma soeurette

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Il y a 45 ans elle venait au monde, j'avais quatre ans... On en a fait du chemin ensemble, on en a vécu des trucs en tout genre, des pires comme des meilleurs et on continue à tenter de mettre notre petite pierre à l'édifice d'une humanité meilleure... Bon anniversaire, soeurette, je t'embrasse et je pense un peu plus à toi aujourd'hui comme chaque année depuis ce premier 21 Juillet...

 

  

18/07/2014

sans frontières

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Ce que j'aime dans la toile, ce que j'aime ici, ce que Blue me fait sentir, c'est ça : cette absence de frontières, ces possibles, ces autres autrement, cette possibilité de s'ouvrir, de parcourir, de découvrir. Magique,inspirant, enrichissant, palpitant... Parfois je m'en étonne encore, alors que même le monde s'ébranle et se déchire par endroit, alors même que la violence un peu partout fait loi, alors même que sur notre planète il est encore des individus qui court après plus de pouvoirs, il en existe d'autres qui croient, qui voient et qui tentent une autre manière d'être à ce monde, d'être à la vie, d'être en contact, respectueux, curieux et heureux de savoir ça possible. Poésie. Rencontre. Qu'avons nous envie de laisser derrière nous, que voulons nous transmettre, que pouvons nous faire chacun à notre petite échelle, si ce n'est affirmer notre désir de vivre mieux les uns avec les autres en s'ouvrant les uns aux autres ? Notre coeur est bien plus vaste qu'on ne le croit. 

 

 

13/07/2014

Conversations

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- Salvador Dali -

 

Nous sommes une suite de tiroirs qui les uns sur les autres s’enchevêtrent les uns dans  les autres. Blancs et noirs, bons et mauvais, justes et cruels, limpides et obscurs, vrais, faux, méchants, rapides, mous, généreux, envieux, solides. Nous sommes ce vieux meuble qu’évoquait Baudelaire, encombré de bilans, de vers, de billets doux, de procès, de romances… Restons farouches ! Et conversons... On apprend tant les uns des autres.

 

 

Avancée

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. J’ai multiples interactions en tête et c’est parfois difficile de faire le tri. A trop penser, on se noie, on s’oublie. Pourtant malgré ces brainstormings intenses, il reste les priorités : l’amour et l’amitié.

J’ai eu un bonheur immense à l’entendre parler des blogs, c’est mon cher et grand ami, l’incontournable, le chef de la tribu, mon Black Angel et c’est ici. J’ai eu aussi une émotion intense à avoir par blog interposé de ses nouvelles, c’est une vieille amie au sens de la durée et de l’intensité : Sandy. – Hello ma belle ! Quels panaches !

Et puis, toujours pareil ma façon d’être au monde… Ce déjeuner avec deux de mes fils à qui je parle de leur famille maternelle dont ils n’ont jamais entendu parler… Et ce dîner hier soir, si sympathique avec des individus vrais et cools, ouverts, sensibles, intéressés par l’autre. C’est rare. On s’est régalé d’une terrine incroyable aux poireaux et saumon rose et ensuite d’un gigot sur son lit de patates à damner un chevalier de Game of Thrones ! La vie est toujours pleine de surprises si on veut bien les saisir…

Pourtant, je ne suis pas dans une période euphorique, je traîne encore des casseroles, des doutes et des désillusions. Même quand on est attentif et plus présent, on peut se planter parce qu’on a en face de soi une autre entité, un autre mode de penser, de vivre, de voir la réalité. La sagesse dans la relation demande un temps inconsidéré et une expérience sensible et raffinée.

J’apprends. Toujours un peu plus, toujours à mes dépens, pour l’instant.

J’avance.

Merci à vous.

Merci Christian.

 

10/07/2014

L'amour

amour,vie,art de vivre,écriture,partage,humain

 

C’est complexe la vie, c’est complexe. Parfois on a sous la main tout « pour » et on ne mesure pas, on rate sa chance, on rentre seul, on maugrée dans son coin, parfois à l’inverse, c’est trop qui nous arrive, submergé, dérouté, enthousiasmé, on reste sans voix et on en perd tout contrôle de soi ! C’est mal fichu l’existence, c’est pas comme dans les contes de fée, c’est  pas clair, pas ficelé, pas forcément de happy end, il y a toujours tout, tout le temps à réinventer, fait chier ! Moi j’ai pensé longtemps, et ça fait presque autant de temps que je n’y pense plus, que tout était possible et tout était surtout joli et plein de fantaisie… Quelle gourde ! Rien n’est possible sauf si tu t’y mets, rien ne se fait si tu ne mets pas la main à la pâte, et pire ! Il faut que tu te lances la première dans le vide parce que comme ça tu traces la place, hey, hey… On ne récolte que ce que l’on sème, anyway ! A force de vouloir tout contrôler, tout parfaire, tout prendre en main, on devient ce que l’on est. Et puis certains jours, on le regrette… On a envie aussi d’être cette petite chose qu’on prend dans ses bras et qu’on protège … Oh ! ça ne dure pas… Rien ne dure en ce monde si on ne le souhaite pas, si on œuvre pas pour, si on ne comprend pas que ce qui dure et perdure c’est l’amour… Et l’amour est le plus exigeant des thérapeutes que je connaisse, le plus tenace, le plus généreux aussi. L’amour, c’est la vie.

 

 

26/06/2014

art de vivre

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" Le monde m'est nouveau à mon réveil, chaque matin."

- Colette -

 

 

15/06/2014

Portes du Maroc

 

 

13/06/2014

Nue

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- Alex Kanevsky -

 

Je suis partie quelques jours sous le soleil du midi, à Fréjus, ça sentait bon le pin et la lumière. Il fallait remettre d’aplomb le jardin du mobilhome de famille qui avait pendant une absence de plus de huit mois un tantinet pris des libertés et manqué d’arrosage. Dans le Domaine du Pin de La Lègue, c’est le nom de l’endroit où pendant près de cinquante ans mes beaux-parents ont passé leurs vacances, on vit en communion directe avec la nature. Une sorte de vie à la Robinson Crusoé améliorée. On passe le plus clair de son temps dehors pour tout : la cuisine, la toilette, les repas, les courses, la sieste, la lecture, l’apéro, l’écriture, la conversation, le jardinage, la rêverie, il n’y a que la nuit qu’on entre à l’intérieur de la caravane pour se mettre dans un grand lit. Chaque fois que j’y ai passé quelques jours en tout petit comité, j’ai remarqué à quel point c’était bon de pouvoir être nue. Comme la douche est extérieure et qu’on est à l’abri des regards, protégé par une végétation généreuse, et que je sais que je suis plutôt seule, j’aime avoir ce contact avec l’air dans le plus simple appareil. Je ne saurais dire pourquoi ça me fait cet effet là, mais la sensation de bien-être est intense. Il fait soleil, chaud, une petite brise caresse ma peau, l’eau participe à cet étonnant moment de symbiose, je me sens débarrassée de tout, à l’état sauvage, tout me semble possible, tout me semble simple, tout me semble superflu sauf cette sensation intense d’existence.

J’ai été élevée dans la peur du corps. Ce n’était pas de la pudeur, c’était plutôt une grande méfiance, comme s’il y avait danger (et il y avait danger). La sensation de sa nudité était interdite, alors progressivement on oublie qu’elle existe, et on oublie d’en profiter… Chaque fois que je retrouve cette sensation, la peau en émoi, j’aime ça et je mesure le chemin parcouru. Je me sens libre, je me sens prête, je me sens humaine.

Je suis émue, nue.

 

 

Fin de la petite pause

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- Kazuo Shiraga -

 

On a parfois besoin de prendre du recul. On a parfois besoin d’arrêter de produire, de créer, d’élaborer. Parfois besoin de mettre son cerveau en jachère, juste être à ce qu’on est sans forcément faire. On sent qu’on est au bout d’un cycle, qu’il faut se ressourcer, qu’il faut changer, qu’il faut retrouver l’énergie: la vitale, celle qui nous fait avancer.

On peut avoir toute les vies que l’on veut, l‘imaginaire est sans limite mais le corps lui en a et a besoin de se mettre à l’arrêt. Un cerveau, ça se fatigue aussi…

On cherche des explications parce qu’on s’en veut de ne plus trouver la force ou l’inspiration, on se désole et on pense que c’est parce que ceci, ou cela alors que ceci et cela sont notre quotidien depuis longtemps. Pas tellement plus de travail, pas tellement plus de soucis, toujours autant de stress, toujours autant d’envies mais plus d’énergie, la source tarie.

Arrive alors, dans un petit colis d'Outre-Atlantique, une lettre délicieuse et deux disques épatants d'une artiste dont on découvre le talent…

Et c’est reparti, on retrouve sa force d'en-dedans...

  

09/05/2014

Escapade marocaine -1-

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J’ai toujours aimé le Maroc mais je n’avais jamais mesuré à quel point. Quand je pose mon premier pied sur le tarmac, je sens immédiatement l’effet « bled », comme me dit souvent ma collaboratrice qui a du sang tunisien, par sa mère, dans les veines.

Je me sens autrement, je me sens plus ouverte, moins stressée, plus détendue d’emblée.

Je ne sais si c’est l’air, la lumière, ou peut-être l’Atlas qui trône majestueusement, les palmiers, le bleu intense du ciel, je ne sais dire le pourquoi du comment mais la magie opère. Je suis loin, je suis bien, je me sens être.

Trois heures de vol et c’est l’ailleurs, l’autrement. Le fait de pouvoir parler sa langue maternelle doit ne pas être étranger au fait de se sentir comme chez soi même si à des années lumière de mon Nord natal. Kif-kif, chouïa, choukrane…

A peine arrivée à destination dans un lieu magique au milieu des palmes, j’ai tout de suite pensé à Montaigne, en quête d’une sagesse à sa mesure, conforme à sa nature, convaincu que chaque individu doit pouvoir trouver lui-même la voie du bonheur qui lui convient, en fonction de ce qu’il est, de son caractère, de sa sensibilité, de sa constitution physique, de ses forces, de ses faiblesses, de ses aspirations et de ses rêves. Que sais-je ?

Je me suis laissée aller, laissée aller à penser et à rêvasser, deux des activités que je préfère, avec celles d’aimer, d’écrire et d’entreprendre… J’ai construit en une semaine au moins dix maisons, toujours toutes un peu les mêmes avec quelques variantes, selon mon inspiration, des plantes différentes dans le patio, les préférant plutôt odorantes un jour : daturas, jasmins, roses, ou plus sculpturales à d’autres moments : palmiers, oliviers, bougainvilliers blancs. Et je ne vous parle pas de la décoration des chambres… Une africaine, une asiatique, une andalouse, une magnifique… J’aimerais pouvoir les décrire comme Raymond Chandler. Ses descriptions dans les enquêtes de son Philip Marlowe sont d’une telle précision et d’une telle poésie, riches, intenses, chargées, truculentes, j’ai adoré les lire : «  L’entrée principale de la demeure des Sternwood (traduit de l’anglais par Boris Vian) avait deux étages de haut. Au-dessus des portes, de taille à laisser passer un troupeau d’éléphants hindous, un grand panneau de verre gravé représentait un chevalier en armure sombre, délivrant une dame attachée à un arbre et qui n’était revêtue que de ses longs cheveux ingénieusement disposés. Le chevalier avait rejeté la visière de son casque en arrière pour se donner un air plus sociable, et il tripotait les nœuds des ficelles qui retenaient la dame à l’arbre, sans arriver à rien. Je le considérai et je me dis que si j’habitais la maison, tôt ou tard, il faudrait que je grimpe pour l’aider… il n’avait pas l’air de s’y mettre sérieusement. »

J’ai avalé littéralement Chandler entre deux Essais de Pierre Eyquem… Quel ravissement !

Une  première chambre aux murs couleurs d’orage, comme les robes de Peau d’Ane, ce conte qui a bercé mon enfance avec Cendrillon et le Chat botté… Des murs enduits à la chaux, dans des tons indéfinissables, tadelakt partant du gris au brun. Un grand lit drapé de lin blanc brodé d’une arabesque taupe tout le long et un plaid dans une matière rude, un tissu berbère tissé à la main, aux motifs discrets mais à la présence brute, contrastant avec le raffinement d’un mobilier en fer forgé délicat et fin à la Giacometti, plutôt haut sur pied et supportant de chaque côté du lit, une lampe en peau de chameau et un petit vase boule en verre soufflé garni de roses fraîchement cueillies dans le jardin qui s’étale à perte de vue au travers de la grande baie vitrée protégée par deux grands volets en bois de cèdre sculpté…

 

  ( à suivre ... )