29.01.2012

érocréatique

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" La vie créatrice est si près de la vie sexuelle, de ses souffrances, de ses voluptés, qu'il n'y faut voir que deux formes d'un seul et même besoin, d'une seule et même jouissance."

- Rainer Maria Rilke -

 

 

Le sexe est un outil, il peut-être une sorte d'aspiration, une façon, un espoir. Quand on a la chance de le vivre bien, on s'interroge: est-ce normal?. Le sexe est compliqué, c'est une quëte, une sorte de création suprême, un moyen d'accéder à l'incandescence, incontournable de la création, subliminal. Le jeu en vaut la chandelle, on est jamais au creux des oreillers et moi la première j'ai tellement tout le temps envie d'enjoliver! Ne pas avoir goûter à une queue quelques jours et le monde vacille, les fantômes débarquent avec leurs mantilles noires et je déperris et rugis. Je ne conçois pas qu'il n'y ait pas cette alchimie. Vivre, soit, mais en vie! Le sexe, c'est l'elixir, pas la peine de se voiler la face. Quand l'adéquation le permet, c'est là que ça se passe! Une seule et même jouissance, oh que oui!

 

 

27.01.2012

Le crumble de Lolo Montes

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Certains mots sont aussi délicieux que certains regards, leurs goûts invitent au voyage. Poèsie culinaire que cette recette-ci! Vous encourage à la lire et en faire votre pause déjeuner littéraire. Ils sont écrits par des doigts de fée! Je me régale de l'évoquer.

 

26.01.2012

The Maskmaker

 

24.01.2012

Sandy

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Je suis pas bégueule pour parler de mes amitiés, je considère qu'il vaut mieux offrir des roses aux gens qu'on aime de leur vivant. Sandra fait partie de ces gens qui comptent pour moi. Et je suis loin d'être la seule. Cette femme est authentique, unique et électrique. C'est un bonheur que de la connaître, de la lire et de croiser sa destinée. C'est mon cas, j'en suis la première récompensée. Bon! J'ai macéré un bail dans une valise de char sans bien savoir où j'en étais quand à l'instar de Mistral elle a contribué à mon bizutage, m'en suis sortie, ai fini par trouver la clé! Et puis ces danses à en perdre mon latin! Hé,hé, Sandy, tu te souviens? Avec Christian vous ne m'avez rien épargné, j'ai tenu bon et j'ai bien fait. Diable! Quelle densité dans cette amitié! Quand chez Emcée on s'est prise dans les bras, t'avais les cheveux mouillés et moi le coeur en goguette, intense et vrai! Oh, c'est donc aujourd'hui ton birthday! J'en bois un, tiens, à ta santé ma belle! Pas tous les jours qu'on a deux chiffres pareils, hé, hé!  Le Grand Vent veille et a dans ses tablettes toutes les dates d'importance. Il sait que je t'aime, il t'aime aussi. Nous sommes là pour toi et tout près de toi, belle amie, tribale, géniale.

Bon anniversaire Sandra. Love!

* Pour quand le deuxième roman, qu'on se régale? 


22.01.2012

Cry me a river

 

 

Gisèle Freund

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- Gisèle Freund- Autoportrait -

Dans une exposition rétrospective comme dans une biographie, le plus difficile est de trouver les bons moments de rupture. Même lorsqu’ils s’imposent, il faut se méfier des évidences.  La galeriste Catherine Thieck et le directeur de l’Imec Olivier Corpet, les deux commissaires de l’exposition Gisèle Freund. L’œil frontière. Paris 1933-1940 à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent (jusqu’au 29 janvier) ont bien eu raison de céder à leur instinct en l’organisant autour de ses deux moments de fuite : 1933 lorsqu’elle est chassée d’Allemagne, et 1940 lorsqu’elle est chassée de France. Dès lors, tout dans la vie de Gisèle Freund (1908-2000) se cristallisa autour de cette hantise du départ précipité, de la perspective angoissante d’être rejetée avant d’être jetée. Imaginez qu’elle projeta leurs portraits à « ses » écrivains, tous ou presque réunis un soir  de 1939 dans la librairie de son amie Adrienne Monnier rue de l’Odéon ; dans son souvenir, si aucun n’apprécia son image, tous goûtèrent celle des autres. André Breton disait que vus par elles, les écrivains avaient tous des gueules à revenir tout juste de la guerre. La technique ? Un Leica, des pellicules Agfa et Kodak, un certain regard, pas de studio ni de retouche, pas davantage de grand angle ni de flash, une approche sensible, Nadar pour référence, une manière d'empoigner l'Histoire et quelque chose comme une morale de l'image. Son ambition était clairement affichée : constituer une galerie de portraits d’écrivains en couleurs, qui nous apparaissent aujourd'hui comme des lueurs pastellisées et datées d'autrefois – ce qui ne dispense par les organisateurs de montrer ses noir et blanc, ne fût-ce que pour rappeler que l’écrivain comme sujet primait sur l’aspect technique du projet. Chacun de ces visages raconte une histoire. On ne se lassera pas de répéter que l'histoire littéraire de ce siècle doit payer sa dette à ses portraits car ce qu'elle a capté et restitué là, nul autre n'a su le faire, et surtout pas des essayistes, des interviewers ou des critiques. "L'oeil n'est rien s'il n'y a personne derrière"disait-elle souvent.

Elle lisait les écrivains et ils le savaient, le sentaient à sa manière de leur parler intelligemment de leurs livres plutôt que de leurs chaussures. Stephen Spender, Victoria Ocampo, Vita Sackeville-West, Jean Cocteau, Henri Michaux, Walter Benjamin, Henri Matisse, Elisabeth Bowen, Frida Kahlo, Colette, Marguerite Yourcenar, T.S. Eliot, André Malraux,  Henri de Montherlant, Jean-Paul Sartre, Virginia Woolf, Simone de Beauvoir, Esla Triolet… Elles les aimaient vraiment et n’essuya guère de refus à l’exception notable de Roger Martin du Gard. Un rejet catégorique aux antipodes de la générosité d’un James Joyce qui lui accorda trois séances lorsqu’il apprit qu’à la suite d’un accident de taxi, elle craignait que les négatifs de ses portraits fussent endommagés. Le fonds qu’elle a légué à l’Imec est si riche, pas seulement en tirages (1200), négatifs (1600), diapositives (8200), contretypes (1000), mais également en manuscrits et documents (34 boîtes d’archives personnelles et professionnelles) ainsi que sa bibliothèque, qu’il nous permet de prendre la mesure de la théoricienne de l’image qu’elle fut, qualité assez rare chez les photographes (sa thèse sur La photographie en France au XIXème siècle. Essai de sociologie et d’esthétique, qui tendait à démontrer comment la photographie avait démocratisé le portrait, a été soutenue en 1936 –encore que l’on pourra toujours se demander s’ils sont les mieux placés pour se faire l’exégète de leur art). Il est vrai que peu d'entre eux ont été jusqu'à prolonger leur regard par des réflexions sur sa nature. Gisèle Freund avait fini par incarner "la" portraitiste d'écrivain par excellence, même si son champ d'observation a été plus large ; ses successeurs savent tous ce que leur art, et, au-delà d'eux, l'histoire littéraire, doivent à son regard ; François Mitterrand ne s'y était pas trompé qui lui avait commandé son image officielle aussitôt installé à l'Elysée. "Son ressort secret a toujours résidé dans l’entrelac de la théorie avec la pratique" remarque André Gunthert dans sa préface à la réédition de la thèse chez Christian Bourgois. Au fond, la prouesse de ce genre d’hommage, qui ne peut faire l’économie de présenter les icônes d’une œuvre, toutes ces photos que l’on a tant vues et revues, est de nous forcer à passer outre leur banalisation par une société dévoreuse d’images en nous révélant des pépites, des inédits, et parfois même en nous faisant découvrir autrement ce que nous avions l’illusion de connaître pour l’avoir trop hâtivement reconnu.

- Pierre Assouline -

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"Je n'ai jamais photographié que des auteurs ou des artistes que j'aimais et que j'avais envie de raconter."

- Gisèle Freund -

 

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Grâce à Laure, j'ai découvert la forte personnalité de Gisèle Freund. Au travers de l'exposition de photos " L'oeil frontière" mais plus encore par la conférence que Christian Caujolle a tenu dans la soirée de jeudi. Ce qu'il nous a dit pendant plus d'une heure sur Gisèle, son caractère, sa créativité, ses idées, sa manière d'être au monde ainsi que sa manière d'appréhender la photographie ont donné une dimension supplémentaire, un relief, une densité à son travail tout à fait stupéfiants. Parfois il est bon aussi de mettre des mots sur une démarche artistique qui semble pourtant parler d'elle-même. J'ai trouvé pour ma part l'expérience fort intéressante et fort enrichissante alors que je suis plutôt réfractaire à de prime abord donner trop vite un sens à mes émotions. Là, toutes les anecdotes et toutes les impressions et les connivences que Christian Caujolle relataient à propos de Gisèle nous la rendaient soudain plus proche, comme si elle était là dans la pièce avec nous à sourire et à acquiescer les propos de son ami. C'était d'ailleurs sans doute cette aprroche amicale et sensible de l'artiste qui a permis cette intimité. Nous n'étions pas à un cours magistral sour l'oeuvre de Freund mais à une sorte de réunion entre amis. Je m'y suis bien sentie et j'ai eu envie d'en voir davantage, d'en apprendre encore sur cette femme au travers de ses photos, ses rencontres, ses amours, ses affinités avec le monde des arts, je me sentais tellement en congruence avec elle. Alors j'ai exploré et déniché d'autres images. J'y ai retrouvé cette écriture propre à Gisèle freund, car cette femme écrit ses images, elle fait de chacun de ses portraits un récit. C'est tout à fait fascinant et particulièrement en symbiose avec son amour sans fin pour la littérature et ceux qui la produisent, ainsi que son amour de l'art et cette présence de l'humain derrière chaque oeuvre qu'elle quelle soit. Gisèle avait l'oeil perçant et le coeur à la bonne place, ses images nous le disent et nous transmettent une perception du monde unique, la sienne. J'aurais aimé croisé la route et l'objectif de cette femme là!

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"Personne ne se voit tel qu'il paraît aux autres. Nous habitons notre visage sans le voir, mais nous exposons cette partie du coprs au premier venu qui nous croise dans la rue."

- Gisèle Freund -

 

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" Je ne sortais jamais plus sans mon appareil. Il était devenu mon troisième oeil."

- Gisèle Freund -

 

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"J'ai toujours considéré le portrait comme un reportage."

- Gisèle Freund -

 

 

21.01.2012

Françoise

Atypique, autrement, bourgeoise, femme, aventurière du coeur.

Elle était devenue au fil des mois et des années, une amie. Elle était, elle incarnait la mère que j'aurais tant aimé avoir. Un fort caractère, trempé. Une puissance et une énergie infernales, tonitruantes et contagieuses. Une ouverture d'esprit hors pair. Un charisme. Nous nous comprenions sans avoir à nous dire, cette sorte d'alchimie entre deux êtres au-delà des mots. Pourtant notre première rencontre fut bancale, insastifaisante, limite, pénible, latente. Par principe donc par inhibition, j'ai tellement du mal avec ces personnnalités déversantes, ébourrifantes et si perclues d'elles-mêmes. Je me sens si vite alors agressée, sans défense, offerte. Juste, je me referme comme une huître et on me dit hautaine, on m'appelle Comtesse ou Reine... Moi, je me protège.

Françoise! Quand elle est entrée la toute première fois dans la boutique avec un avis sur tout et surtout un appétit féroce, elle m'a tétanisée, elle ne m'a pas permise de donner le meilleur de moi-même, elle m'a effrayée. Et ce n'est qu'au bout de deux ou trois déshabillage-essayage-babillage que j'ai mesuré l'ampleur de sa personnalité et de sa générosité. On a parlé plus en amont. On s'est entendu. Chaque saison est alors devenue une fête. Lors de mes achats, je lui constituais plus particulièrement une garde-robe et quand la saison arrivait, elle ne manquait jamais le rendez-vous, entre-nous. J'ai appris à connaître son mari, plutot pince sans rire, et puis sa fille et ses petits-enfants. Je faisais d'une certaine façon partie du paysage..

Ni elle, ni moi, n'avont eu le besoin de verbaliser notre affection et notre complicité, elle tombait sous le sens. Alors, quand elle est arrivée il y a plus d'un an avec sa mauvaise nouvelle dans son escarcelle d'un début de cancer au pancréas, nous avons en commun et en silence, décidé de nous battre. Une chimio intense, une chimio tuante. Chaque semaine, je pensais à elle, je pensais à quel point elle allait être terrassée. Mais j'y croyais, j'oeuvrais dans ce sens, je lui avais promis. Elle me lâchait entre deux essayages tellement sa souffrance et sa peur de la mort que je l'emmenais tant bien que mal vers l'espoir et la vie. L'habit, parfois un baume, un pansement, quand tout autour fout le camp, poils, cheveux, chair et dents.

Françoise est morte. Son homme a tenté de me joindre. J'étais à Paris en pleine effervescence. Je venais de lui envoyer mes voeux, en lui souhaitant la moins pire 2012 possible. Elle repose en paix. Je ne sais si je vais avoir le coeur à vendre ce que je lui ai choisi à une autre femme. Cette femme là m'a donné ce que ma maman m'a toujours refusé: la permission de créer et de lui rendre service. La permission de l'aimer.

Elle va drôlement me manquer!

 

 

19.01.2012

Paris, la mode and me

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" La mode selon laquelle nous pensons change comme la mode selon laquelle nous nous habillons et pour la plupart des gens, il est impossible, de penser autrement que suivant la mode de leur époque."

- George Bernard Shaw -


18.01.2012

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16.01.2012

Rage de vivre

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Sortir de moi cette rage indulgente qui macère comme un vieil alcool de fruits mûrs. M'extraire. Embraser mes reins au feu de ce que je veux faire. M'exprimer. Arriver à crier, à exiger, à ne plus être gentille, ne plus craindre mon besoin de puissance. Tenter ma vérité. Atteindre la sérénité du travail accompli avec toute la violence qu'il importe. Rager, rugir, roussir, rattraper au vol les minutes perdues à me blottir apeurée dans ma propre cervelle pour ne pas avoir à voir, à ressentir, à subir. Appréhender l'existence dans tous ses multiples, me frotter au pire, m'offrir au meilleur. Dégainer mes sens. M'aventurer. Atteindre l'extase de l'ombre comme celui de la lumière. Goûter le monde. Me corrompre, m'étonner. Redevenir sauvage. Éructer. Respirer. Adorer. M'emballer. Me passionner. Déchirer. Ne plus craindre de souffrir. Agir. Étendre mon grand corps, le dépasser, aller au-delà de mes chimères, caresser mes rêves, dégommer les frontières, écrire. Donner du champ à l'esprit. Vaincre.

Il faudrait pouvoir tout vivre.

 

15.01.2012

Ma purée

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- Photo Laurence Guez -

 

 

" C'est un Dimanche raté qu'un Dimanche sans purée!"

 

 

13.01.2012

Arc-en-ciel

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J'aime,

L'aube de tes prunelles

Le couchant de ta bouche

L'érable de tes gestes

Le miel de toi...

 

11.01.2012

Le Blues indolent

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podcast

- Le Blues indolent- Jeanne Moreau -

 

 

10.01.2012

Les compétences émotionnelles

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"Les compétences émotionnelles désignent la capacité à identifier, comprendre, exprimer, utiliser ses émotions et celles d'autrui. Elles jouent donc un rôle essentiel dans la santé mentale et physique mais aussi dans la performance au travail et dans les relations sociales.

Premier ouvrage à offrir une synthèse didactique sur le sujet, ce livre détaille avec précision les axes suivants:

- fonctions et bases neurologiques;

- historique et définition des compétences émotionnelles;

- identification, écoute et expression des émotions;

- régulation des émotions positives et négatives;

- utilisation des émotions.

Destiné aux étudiants, chercheurs et enseignants en psychologie, cet ouvrage intéressera également tous les psychologues cliniciens, psychologues de la santé, psychiatres et psychothéraeutes qui y trouveront un ensemble d'outils pour enrichir leur pratique."

 

Je me régale.

 

" Une des compétences de base, en situation d'affirmation de soi, sera de savoir décrire une situation sans porter de jugement. Savoir observer et décrire sans jugement implique une attitude plus empathique, une moindre tendance à être contaminé par la détressse émotionnelle et une meilleure capacité à décrire ses sentiments."

" Une relation authentique est possible dès lors que l'individu est connecté à ses émotions, qu'il peut les conscientiser, les vivre et les communiquer ( Rogers, 1983)."

" Exprimer par écrit son vécu aide à le clarifier. L'écriture permet d'identifier, de discriminer dans nos expériences de vie les événements qui nous ont marqués. Ecrire rend ce que nous ressentons plus concret et plus précis. Cela nous permet de prendre du recul. Même quand nous croyons ne pas savoir ce que nous ressentons, il est possible d'écrire sans réfléchir. L'écriture finit par faire sens, sans qu'on l'ait anticipé, "comme si" notre main ne nous appartenait pas et savait mieux que nous."

 

 

09.01.2012

Rosa la vie

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- Hommage à Rosa Luxembourg de Riopelle -

 

Lettres de prison, 1915

 

" Imginez-vous qu'ici, dans le voisinage, il y a quelque part une oie, je veux dire une vraie oie avec des plumes. Elle crie parfois, ce qui m'enchante; cela se produit, hélas! trop peu souvent. Savez-vous pourquoi j'aime tant cela? je viens de le découvrir: le caquetage des poules et le coin-coin des canards ont des accents authentiquement maternels et soucieux d'animaux domestiqués depuis longtemps. Mais le cri de l'oie évoque tout à fait l'oiseau sauvage, non apprivoisé, qui émigre en hiver vers le sud; il fait songer au vol orgueilleux, à l'appel amoureux par-delà de lointaines distances... En vérité, quand j'entends ce cri inarticulé de l'oie, quelque chose en moi trésaille de nostalgie -- la nostalgie de quoi? Tout simplement des horizons lointains du monde. Sacredieu, par tous les diables! que ne puis-je moi aussi voler, loin, loin d'ici, aussi loin qu'une oie sauvage!"

- Rosa Luxembourg -

 

 

 

 * Merci MmwH!

08.01.2012

En cuisine, avec mon petit dernier...

Ordinateur portable au milieu de la préparation du purée-poulet, il m'invite à regarder deux phénomènes. On a ri ensemble, c'est si bon. Je partage!

 

 
 
 
 
 
 
 


05.01.2012

S'accrocher!

 

Loco Locass

 

Découverte! Merci Sammy!

 

Brève sémiologie du vêtement

Jalel El Gharbi offre à notre réflexion aujourd'hui ce texte sur la communication au travers du vêtement et plus spécialement du niquab:

 

" Le propre du vêtement n'est pas de couvrir la nudité, mais de la sublimer. Les parties du corps ne sont plus que leur galbe ou des formes géométriques. Réduire le vêtement à un voile, c'est réduire e corps à ses parties honteuses. Un vêtement n'est pas un cache-sexe, encore qu'il existe de beaux ous-vêtments. le propre du vêtement est d'être doté d'un coefficient beauté, d'être une touche personelle, de cacher mais également de laisser voir. le vêtment est métaphorique: corolle comme pour une fleur, plis comme pour une rose. Il laisse voir un mollet, un bras, la naissance d'une poitrine qu'il donne pour un tout. la mini-jupe couvre plus que le voile. la mini-jupe suggère que les jambes se prolongent indéfiniment, le niquab laisse voir une nudité couverte. En cela, je trouve que rien n'est plus impudique que le niquab."

 

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Le niquab me paraît une abérration et j'ai du mal à comprendre qu'on puisse imposer cela aux femmes. D'autant qu'il est parfaitement à l'opposé de ce que préconise à longueur de journée au travers du métier que j'exerce. Celles qui décident d'elles-mêmes de se protéger du monde ainsi sont pour moi une sorte d'énigme. Tout comme Jalel le dit au début de son texte, je pense le vêtement comme outil de sublimation mais pas uniquement. Le vêtement est pour moi un moyen d'exprimer sa personnalité, un moyen d'entrer en contact avec le monde. Il protège bien sûr, du froid, de la pluie, du soleil, dans son aspect le plus pragmatique, mais au-delà de cela il permet à chaque individu de créer son style et de donner à voir une partie de ce qu'il est, de suggérer, de séduire aussi. Le niquab me fait peur. Je ne sais si c'est l'impudeur qu'il inspire qui me met mal à l'aise ou si c'est la négation par le corps de ce que peut-être un individu dans toute sa splendeur et son unicité, en l'occurence, là, une femme! Il me semble être une invention rétrograde, anhilante et sans humanité. Pour moi, il est l'anti-thèse totale de ce que peut être un vêtement, il empêche d'exister.

 

 

Jean-Paul Riopelle

 

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" La peinture, c'est une maladie, c'est un microbe qu'on a dû attraper un jour, pis on n'a pas moyen de le guérir."

- Jean-Paul Riopelle -

 

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Jean Paul Riopelle commence sa carrière à l'École polytechnique en 1941 et fait des études en génie avec des cours en architecture et en photographie. Son enthousiasme d'enfant pour la création artistique devient un passe-temps à cette époque et il se décrit lui-même comme un peintre du dimanche avec un style académique et contraint. En 1942, il s'inscrit à l'École des beaux-arts de Montréal, puis change son orientation pour l'approche moins académique de l'École du meuble où il obtient son diplôme en 1945. Là, il étudie auprès de Paul-Émile Borduas, un professeur extrêmement dévoué à ses étudiants et qui leur accorde beaucoup de liberté. C'est sous la direction de Borduas que Riopelle fait sa première peinture abstraite. Borduas et plusieurs de ses étudiants, dont Riopelle, forment un groupe qui travaille, se fréquente et expose ensemble (1942-1945). Le groupe se fait connaître sous le nom d'automatistes pour leur méthode spontanée de peinture qui puise à l'inconscient comme à une source. En 1946, Riopelle fait son premier voyage en France où il retourne et s'établit l'année suivante. En 1948, Borduas écrit le manifeste Refus global que signent plusieurs de ses étudiants, notamment Riopelle.

 

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Riopelle présente sa première exposition solo au lieu de rencontre surréaliste, la Galerie La Dragonne, à Paris en 1949. Durant la fin des années 1940 et le début des années 1950, il se lie d'amitié avec des artistes, écrivains et propriétaires de galeries, notamment Georges Mathieu et Pierre Loeb, qui le présentent à André Breton. Il rencontre également Jean Arp et Antonin Artaud à la Galerie Loeb.

Riopelle crée un style de peinture où il applique en épaisseur avec une truelle de grandes quantités de couleurs sur la toile, comme dans Pavane (1954) et La roue II (1956). Durant les années qui suivent, l'artiste connaît un succès grandissant et s'intègre toujours davantage dans le milieu culturel parisien. Il est représenté à New York et participe aux biennales de l'art contemporain à Venise (1954) et à Sao Paulo (1955). Il passe ses soirées dans les bistros de Paris avec ses amis, notamment le dramaturge Samuel Beckett et l'artiste Alberto Giacometti.

 

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Dans les années 1960, Riopelle renouvelle ses liens avec le Canada. Des expositions sont présentées au Musée des beaux-arts du Canada (1963) et le Musée du Québec organise une rétrospective en 1967. Au début des années 1970, il se construit une maison et un atelier dans les Laurentides. À compter de 1974, il consacre son temps entre Sainte-Marguerite au Québec et Saint-Cyr-en-Arthies en France. Riopelle participe à sa dernière exposition en 1996. De 1994 à sa mort, il vit tantôt à Sainte-Marguerite, tantôt à l'Île-aux-Grues au Québec.


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" La nature reste une énigme: on ne la perçoit jamais dans sa totalité. Elle est comme moi, toujours entrain de partir."

- Jean-Paul Riopelle -

 

 

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" Le fait de me reculer quand je peins: le tableau est fini. Ou je le détruis, ou il est fini."

- Jean-Paul Riopelle -

 

 

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