04.11.2009

lumière

 

 

 

"Il vaut mieux allumer une chandelle que de maudire l'obscurité."

- Confucius -

  

02.11.2009

amitié

Je ne suis pas tout à fait sans famille j'ai appris aujourd'hui que papa avait fait un AVC, sur le coup j'ai pas réagi pourtant ça m'a secouée et d'être secouée m'a secouée, étrange cet homme qui a plus fait mon malheur que mon bonheur d'un seul coup m'apparaissait en manque, c'est douloureux. Gaétan m'avait fait une remarque juste au sujet de l'importance qu'avait l'amitié pour moi long time ago, comme une famille choisie et cultivée, juste remarque, je n'aurais pas pensé qu'une telle nouvelle pouvait m'atteindre mais celui que je pleure par peur de le perdre n'est pas celui qui est mais celui que j'aurais voulu avoir pour père, c'est compliqué et simple à la fois, c'est l'histoire d'un raté raté parce que j'ai fait le chemin jusqu'à lui mais qu'il n'a pas pu saisir, raté parce que tant de douleur pour un passage si mince tant de souffrances infligées et d'humiliations pour juste sauver sa peau pas "sauvable" pas possible, équation insoluble et pas soluble tant la misère à voir est immense.

Alors une fois de plus je découvre et expérimente, et je mesure à quel point l'amitié, celle d'amis proches celle de mes enfants et la votre comptent pour moi, au-delà des mots; et aussi qu'amitié ou amour c'est la même énergie, c'est une nourriture, c'est la vie.

 

 

 

 

27.10.2009

Nostalgie

A Barbara,

 

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 la nostalgie est noire et blanche...

 

 

 

 

( photo de Michael Kenna, mots d'Anny Duperey)

 

 

19.10.2009

aller de l'avant

Découvert chez Lyse, sa superbe note "femme nouvelle", lui pique pour démarrer la semaine, pour tous et pour toutes, de l'allant de la rage de vivre d'être de dire d'agir.

 

18.10.2009

j'aime

 

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J'aime regarder écouter m'étendre apprendre comprendre aussi, j'aime la couleur la musique le bruit du vent dans les feuilles et celui du ressac, la poésie le piano la guitare les chansons à texte le poulet à la noix de coco le soleil sur ma peau les bains brûlants et parfumés la conversation le partage les rencontres le sourire les yeux qui pétillent qui expriment qui couvrent, les caresses les caresses les douces et les profondes, l'odeur de la terre du café le matin de l'encens le soir du papier d'arménie du chili con carne du vin chaud à la cannelle du N°, j'aime écrire lire deviner rêver imaginer projeter créer construire faire l'amour pendant des heures et ne rien faire du tout aussi réfléchir assise dans un fauteuil moelleux regarder un bon film dans des bras enveloppants m'inventer des histoires dans le creux de mon oreiller rayé danser danser à en perdre la tête grandir, j'aime mes fils leurs voix leurs délicates manières de me prendre dans leurs bras leurs présences leurs taquineries, j'aime le silence le repos la patience et presqu'autant la fébrilité le mouvement l'excitation, j'aime mon homme mon ange mes amis et amies mon frère ma petite soeur l'inconnu les nuits étoilées le noir l'espoir le bon bordeaux de préférence rouge les belles matières la cuisine la faire la déguster l'inventer le sexe les délires folies et autres fantaisies l'improbable l'impossible l'aventure, l'art la mode la beauté les mots l'extravagant les paysages d'Afrique noire les grands espaces l'horizon l'intimité la confiance la tendresse l'inaliénable le caractère le talent l'audace l'océan le désert les plats épicés la langue me désaltérer m'éprendre mettre au monde découvrir rugir rire à gorge déployée de bon coeur jouer entrer en contact respirer, j'aime être étonnée surprise conquise repue, j'aime aimer et l'être...

 

 

 

poétique de la rêverie

René Letourneur 1898-1990, L'Aube, musée de l'Ile de France Sceaux

- René Letourneur - Découvert chez Femme Femme Femme -

 

 

 

" Les grandes passions se préparent en de grandes rêveries."

- Gaston Bachelard -

 

 

26.09.2009

viscéral

On se pense taillé pour la route et au delà pour pas mal d'évenements, on se pense aguérri et vieux routard on provoque transporte supporte secréte du plus profond de soi on offre donne entoure énergise insufle et puis d'un coup d'un seul sueurs philtres sentiments heures gestes souffles fluides, tout est balayé d'un décret d'un seul jugement, c'est la faillitte. Alors toute une vie bascule tout ce qu'on y a mis de ses tripes de son temps de ses rêves ses convictions ses intuitions ses errements doutes rencontres ses choix aussi, balayés d'un revers de signature en bas d'un formulaire et c'est fini, il faut alors plier bagage ranger vider classer rendre des comptes prouver résoudre et échouer. Le paysage change de ton vos interlocuteurs aussi pas de pitié, la couleur la saveur l'atmosphére tout est différent on est comme coupé à la racine on erre on se cherche on pense au pire on abandonne on se reprend on est dépossédé de soi on fait l'autruche le mur on pleure seul dans son coin démuni défait, c'est douloureux; et puis on mesure subitement que l'on est encore vivant que l'on souffre certes qu'il y a peut-être un ailleurs possible un autrement on essaie de croire de voir de sentir on renifle on serpente on escargote on cherche, d'autres n'en peuvent plus n'essaient plus déposent les armes à bout, d'autres aussi se mettent en congruence avec leur souffrance la vivent jusqu'à la lie ainsi la boivent tel un poison, chacun vit à sa manière le temps qui passe, la détresse de l'un n'est pas celle de l'autre et certaines douleurs sont indicibles même pas transmissibles, l'art ne rémédie pas à tout l'amour non plus même la lucidité parfois est une arme à double tranchant, du papier à la réalité, de l'expression au vécu de chacun au plus profond de soi seul avec lui même au fond de sa nuit il y a une sacrée différence. Parfois dans ces moments de vie si difficiles et crucifiants je regarde le monde bouger autour de moi et me sens étrangére et j'ai peur, viscéralement peur.

 

 

 

bonjour tristesse...

 

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Les sanglots longs        
Des violons 
De l'automne 

 
Blessent mon coeur         
D'une langueur 
Monotone 

 
Tout suffocant 
Et blême, quand 
Sonne l'heure 

 
Je me souviens 
Des jours anciens 
Et je pleure ;
Et je m'en vais 
Au vent mauvais 
Qui m 'emporte
De-ci, de-là, 
Pareil à la 
Feuille morte.

 

- Paul Verlaine - Poèmes saturniens -

 

 

En relation avec cet indicible, écrit de cette plume si prégnante et touchante que celle de Christian Mistral, en écho à sa douleur et de tous ceux qui la partagent, pour celle dont je découvre l'existence au travers de son geste fatal, et pour tous ceux qui nous délivrent se délivrent nous interpellent par leurs mots au delà des mots même, humains écrivains et poètes, tristesse et respect.

 

 

 

 

20.09.2009

et rien ne vaut la vie !

 

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17.09.2009

j'en ai marre


podcast

 

Suis pas souvent en colère, à dire vrai je ne sais pas faire pas appris pas permis en tout cas rarissime mais de facto là en moi, et oui l'envie de tout envoyer paître tout jeter le bébé et l'eau du bain et la baignoire avec ça me prend mais en sourdine pas bon pour le corps qui encaisse, là parce que les circonstances de la journée m'en imposent parce que sans doute j'évolue et que je veux pouvoir râler lever un mot plus haut que l'autre taper du poing sortir l'artillerie je sais pas parce que sans doute il le faut pour pas imploser, comme a dit Mademoiselle Gabrielle " Puisque tout est dans la tête, il ne faut pas la perdre." Et bien oui, j'en ai marre j'en ai marre de l'hypocrisie du désespoir du défaitisme du manque de courage de la lâcheté de la petitesse du mensonge de l"injustice et de la connerie, de ma voisine qui hurle chaque minute sur mari et enfants et cela depuis plus de dix ans, du vieux de la maison de retraite en face de chez moi qui me lance des débilités quotidiennes sauf quand il chante Cloclo à tue-tête ou qu'il parle à ses pigeons de voyage, de Cheval seul un seul sait de quoi je parle, des juges corbeaux en robe noire, des huissiers pas un travail très drôle, de la mesquinerie, du petit de l'esbrouffe de la crise de la dépression de la grippe du quel temps il va faire, de ma mère et ma grand-mère mère de ma mère presque centenaire, des liens sacrés du mariage de mon rôle et je peux en prendre qu'à moi-même de tout ce que je ne fais pas ne dis pas tais retiens de mes silences mais aussi de mes dires parfois de tout et de rien de la guerre de la tyrannie la pauvreté de ces gens qui tuent et congèlent leurs enfants des monstres de mon enfance de ce désir fou de braquer une banque voir deux, de mes inventions érotiques non abouties de mes désillusions de la politique du politiquement correct, de ma coupe de cheveux de ma journée à venir de la paperasse des idées reçues de ma chatte qui rature tout ce qu'elle a à se mettre sous la griffe de la télé du bien séant, marre et j'en passe, marre en fait tout simplement, à bout.

 

 

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