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23/11/2015

Amours déchirées

Et voilà, l'aboutissement d'une drôle d'aventure, un recueil de textes, un tout premier livre, suis très émue...

 

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20/11/2015

Et aujourd'hui !

Ma ville aujourd'hui était encore vide, comme hier et avant-hier... Tout le monde se terre, s'enterre, se tait dans sa peur de l'autre, sa peur de vivre, sa peur d'être. Je suis attristée. D'abord du deuil à faire, du deuil de ces innocents morts pour des idées extrémistes et anti-vie, du deuil aussi d'une certaine idée de la liberté et de tolérance aussi, et puis attristée de constater qu'ils arrivent, ces pourris, ces infâmes, ces assasins, qu'ils arrivent à nous faire peur au point qu'on n'ose plus sortir de chez soi, qu'on se referme sur soi et son quant à soi, qu'on pense petit, qu'on pense réduit, qu'on se fragilise alors qu'on est fort de vivre, de le dire et de le faire. Qu'on est fort de notre ouverture d'esprit, notre volonté de comprendre, d'apprendre et de ressentir, qu'on est fort de notre goût pour les voyages, la beauté, le sexe, la musique, la poésie, qu'on est fort de surmonter nos peurs, et qu'on est fort de croire en l'avenir et en notre capacité à le faire devenir ce qu'on en rêve... Oui. Oui à l'amour, oui à la vie !

 

 

16/11/2015

Vendredi 13

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C’est horrible, c’est triste, et c’est particulièrement violent ce qui s’est passé à Paris ce Vendredi 13 Novembre. On savait ça possible mais on ne voulait pas le croire, on le craignait sans vouloir le voir et puis on a tellement envie de penser que ça ne peut pas exister une barbarie pareille, un non sens de vie, une si grande perte d’humanité essentielle. Pourtant il s’avère que si, la réalité dépasse l’entendement. Je ressens une profonde tristesse pour ces gens fauchés dans leurs vies, dans leurs jeunesses, dans leurs désirs, je ressens aussi une profonde solidarité entre nous tous qui ne voulons pas de cette manière de faire, de voir, et d’exprimer la vie, la vie et ses complexités, ses richesses, ses paradoxes, ses cheminements. Cet extrémisme tueur, vengeur, aveugle et sans fondement si ce n’est la haine de tout, nous oblige à nous mobiliser, à réagir, à dire ce que nous faisons chaque jour de notre vie, ce que nous espérons, ce à quoi nous aspirons, ce qui nous anime, cette foi dans la liberté de pouvoir être, différent et pourtant si semblable, notre diversité, notre volonté d’aimer et de partager, notre liberté. Au –delà des religions, des traditions, des cultures et des façons d'envisager la vie, il y a ce tronc commun d’ouverture et de tolérance, ce tronc commun d’envie de bien vivre ensemble, de pouvoir s’aimer, de pouvoir fonder une famille, de pouvoir créer, de pouvoir se dire et, je crois en ce tronc commun. Oui, je crois à cette volonté commune de vouloir bien vivre ensemble, chacun pouvant être soi. Cette volonté de transmettre à nos enfants un monde meilleur, et cette volonté d’en découdre aussi avec cette ombre mortifère et méchante, cette ombre tueuse, cette ombre déshumanisante. Ensemble, nous pouvons bien plus que seul en partageant d’un même cœur, notre humanité et notre volonté de la voir exister. N'ayons pas peur, nous sommes bien plus forts encore avec l'amour de la vie et de l'amour qui nous porte, tous !

 

 

12/10/2015

La maison du monde

" Je suis sensible à l'indicible."

- Christian Mistral -

 

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La semaine dernière, j'ai reçu une belle enveloppe kraft de Montréal. Une surprise m'y attendait, le dernier disque de Catherine Major que j'adore. Sa voix, sa présence, son charisme, son goût pour les mots forts. Deux textes de Christian Mistral dans ce nouvel album. De quoi me faire frissonner davantage encore ! Merci Black Angel, merci Emcée, merci Catherine Major, merci, du fond du coeur...

 

 

03/09/2015

Pensée du moment ( et souvent )

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31/08/2015

Sauver ton rêve

 

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"Ton devoir est de ne jamais te consumer dans le sacrifice. Ton devoir réel est de sauver ton rêve. La Beauté a, elle aussi, des droits douloureux, qui créent cependant les plus beaux efforts de l'âme. Tout obstacle franchi marque un accroissement de notre volonté, produit la rénovation nécessaire et progressive de notre aspiration. Aie le feu sacré (je le dis pour toi et pour moi) de tout ce qui peut exalter ton intelligence. Essaie de les provoquer, de les perpétuer, ces stimulants féconds, car seuls ils peuvent pousser l'intelligence à son pouvoir créateur maximum. C'est pour cela que nous devons lutter. Pouvons-nous nous renfermer dans le cercle d'une morale étroite ? Affirme-toi et dépasse-toi toujours."

- Amedeo Modigliani -

 

17/06/2015

Aimer

Faut-il toujours qu'aimer soit associé à souffrance ? N'existe-t-il pas une façon d'aimer sans drame, sans déchirure, sans masque, sans rejet, sans ressentiment, sans exigence ? Une autre façon d'aimer, joyeuse, nouvelle, harmonieuse, une autre façon d'aimer la vie, l'autre, soi.. Plus lumineuse qu'obscure, plus généreuse que comptable, plus aventureuse, plus vraie, sans masque... Une façon d'être aussi, sans doute, un autre art de vivre... Comme disait Sénèque, ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles... Et si nous osions aimer autrement, aimer vraiment, parler vrai et tenter d'explorer une autre manière d'être et au monde et à soi... Tenter plutôt qu'attendre, surprendre plutôt que subir, franchir plutôt que rester, démonter, défoncer, inventer, s'aimer pour de vrai...

 

 

15/06/2015

Lettre à Christian Mistral

Le temps, l'océan, l'air qui nous sépare, rien n'altère ce que je ressens pour toi, rien n'altère rien, au contraire. Je polis ce que tu as découvert. Tu es mon Christophe Colomb, mon Michel-Ange, celui qui découvre l'oeuvre dans la matière... pas faute de me l'avoir écrit, crié, gueulé même parfois, et aussi poétisé, tu es un être à part, c'est un scoop pour personne, mais c'est une chance pour moi de t'avoir rencontré.

Christian, cher, je sais, j'exagère, je force un peu le trait, enfin en apparence, parce qu'au fond de moi, c'est encore plus intense. Je me fous de plus en plus de ce que va penser l'autre qui me jauge, non que je ne le respecte pas, loin de là, suis bien trop délicate pour ça, mais je trace ma route, comme la proue d'un navire en eaux troubles, et souvent je pense à cette force des mots que tu m'as insufflé, sortir de la fange, du déni, du secret, de l'horreur, de l'hypocrisie ! Quelle dose de poésie faut-il avoir, pour pouvoir voir, et pouvoir l'exprimer ?

Je t'aime, comme on aime son meilleur ami, un véritable ami, un putain d'ami. Merci.

On n'écrit pas avec le bout de ses doigts, on écrit avec ses tripes, on les expose, on les balance. Qu'est-ce que créer sans prendre le moindre risque alors que la vie elle-même se traverse sans filet ?

Je sais que tu es là, et que tu seras toujours là. 

Ta Blue

 

08/06/2015

Le poirier

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- Toile Virginie Roux-Cassé -

 

J’aime ça, me mettre à l’équerre, les pieds en l’air, mon grand corps installé  les jambes au mur et le dos au tapis. C’était un soir en Septembre, je devais avoir douze ans, il fallait que je me concentre et que je rentre en moi pour penser, je me suis mise en poirier. Le faire nue, m'a pris un certains nombres d’années, maintenant c’est devenu un moment privilégié, où je me retrouve et puise, dans mes réserves, mes délires, mes désirs. Je médite, je m’étire, je m’inspire… Parfois je pars loin, très loin, jusqu’à ne plus avoir de corps, jusqu’à n’être plus qu’un esprit de femme léger comme un parfum, ça me fait du bien. Alors tout m’est possible, plus de freins, plus d’entraves, plus de frontières, une sorte de plénitude rare et chère m’envahit et m’ouvre des paysages insoupçonnés. Plus je vieillis, plus les paysages sont riches et variés et plus je peux aller loin dans l’abandon, la découverte, le voyage. C’est drôle aussi, parfois je me vois de loin, à distance, je me vois nue, je vois mon corps, je le regarde avec tendresse, pas comme dans un miroir, autrement, sans jugement. Le regard dans le miroir est un regard plus cruel, moins libre, moins aimant.

J’aime ça, oui, me mettre à l’équerre, les pieds à l’air et le dos au tapis.

 

 

07/06/2015

Va t'en pas

 

 

15:58 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie, écriture, émotion

25/05/2015

L'art de la relation

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Chacun de nos gestes même le plus infime induit celui de l'autre, et réciproquement. Chacun de nos regards, de nos sourires, de nos battements de cils, de nos mots, de nos manières d'être... La relation est une chose fragile qui se tisse lentement avec délicatesse, implicitement, au mieux tendrement mais qui peut aussi se défaire brutalement, un coup de canif dans la soie. On est à l'abri de rien, pas même de soi-même, mais une relation est précieuse et, une relation construite sur la confiance, la sincérité et l'acceptation de l'autre tel qu'il est avec son bagage, ses désirs, son langage, peut endiguer et peut aussi forger une matière qui nous dépasse. L'amour est de cette sorte d'alliage, il donne et demande beaucoup mais surtout il permet à chacun d'exister. C'est ainsi que je le vis, c'est ainsi que je veux aimer, et l'être aussi ... Personne ne sait, tous on expérimente, on tente, on s'aventure et on s'apprend...Je ne connais rien de meilleur à ce jour, si ce n'est mettre au monde un enfant.

 

 

15/05/2015

Oser

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"Aujourd'hui la plupart des gens se consument dans je ne sais quelle sagesse terre à terre et découvrent quand il n'en est plus temps que les folies sont les seules qu'on ne regrette jamais. "

- Oscar Wilde -

 

 

05/04/2015

Tiramisu

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C’est le gâteau d’anniversaire de mon petit dernier. Deux tiramisus trouvent grâce à ses yeux, celui de sa mère et celui qu’il a dégusté petit chez Black Jack sur la côte amalfitaine, dans ce merveilleux village qu’est Positano. Il devait avoir alors sept ans à peine et quand le serveur lui a mis double part de Tiramisu dans son assiette en dessert, il fallait voir les yeux de ce petit garçon qui en garde un souvenir impérissable et qui chaque année en soufflant ses bougies se souvient et en parle.

Pour 6 personnes : 18 biscuits cuillères, 250g de mascarpone, 2 œufs (plus un blanc que je rajoute pour la légèreté ), 50g de sucre blanc, une tasse de café fort, une cuillère à soupe d’Amaretto (rien que le nom me fait rêver) et du cacao amer Van Houten, voilà pour les ingrédients. Un peu de temps, beaucoup d’amour et un frigo pour pouvoir le mettre au frais toute une nuit, ça aussi, c’est important.

Avec dextérité, mélanger les deux jaunes d’œufs, le sucre en poudre et le mascarpone. Battre les blancs en neige ferme et incorporer cette mixture ouatée au mélange avec délicatesse pour ne pas briser la légèreté.
Tremper les biscuits cuillères dans le café « amarettoé, » juste tremper pour qu’ils ne soient pas trop imbibés sinon, le tiramisu sera noyé.
Ensuite, dans un plat transparent plutôt carré, mettre une couche de biscuits, puis une couche de mélange et saupoudrer de cacao, à nouveau une couche de biscuits et une couche de mélange et à nouveau saupoudrer de cacao.
Se servir un petit verre d’Amaretto.
Filmer le plat et mettre le tiramisu au frais.
Siroter son verre en écoutant Chet Baker.

Le lendemain, se régaler…

 

 

23/02/2015

Voyage d'amour

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J'aime m'endormir à l'ombre d'un arbre mûr, manger des frites avec mes doigts, sa présence, le doux son de sa voix grave.
J'aime quand le jour tombe, le bruit d'un pipi d'eau, le grondement de la vague, son odeur après l'amour.
J'aime les voyages, tous, les petits, les grands, les courts. J'aime quand son regard se pose sur moi et qu'il me dit qu'il a envie.
J'aime le bon vin, la terrine de lapin, les épices, le pain bio, l'amaretto, son sexe chaud, la volupté, la puissance, le contact de nos peaux, sa main entre mes cuisses, la confiture de myrtille, le miel, les framboises, le grand ciel, remplir d'air mes poumons, le poisson, gémir, jouir.
J'aime aussi les ballades dans les rues de Paris, de Rome, de New-York, Londres, Syracuse, les ballades pieds nus sur le sable, les ballades en montagne, en forêt, sur le lac, en pleine mer, les ballades nocturnes, l'été, l'automne, l'hiver, les printanières. J'aime l'attendre...
J'aime qu'il me déshabille. J'aime être nue, partout, là, là , là et dans ses bras.
J'aime le bleu, les pâtes, mes cheveux, Nicolas de Staël, la beauté des femmes, l'Afrique du Nord, la noire, les rythmes, les mots, la musique, les folies, l'imprévu, l'aventure. J'aime que ça dure...
J'aime penser à tout et à rien, suivre mon corps, suivre le sien... Me retrouver loin, loin, loin...
J'aime aimer, j'aime l'amour, j'aime faire l'amour, j'aime toujours tous les jours, j'aime cette vie qui anime mon corps, mes sens et mon esprit.
J'aime goûter, vibrer, écrire.
J'aime ressentir.

Il fait toujours beau au-dessus des nuages...

 

 

13/02/2015

No Thing

 

 

06/01/2015

Vérité vraie

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04/01/2015

2015

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- Mon père et moi, il y a 20 ans -

 

J’avais l’intention de faire mes résolutions pour 2015, et mon fils me dit que pour les siennes c’est plié, il n’en a pas. Je lui suggère que de ne pas en avoir c’est une manière d’en avoir au fond, mais bon.

Me concernant, bien que sachant que c’est un exercice étonnant voire perdu à l’avance, je m’en moque, j’aime bien cette idée qu’on se pose pour réfléchir et voir et construire, démolir, reconstruire, avancer.

Mes résolutions pour 2015 sont simples, a priori. J’envisage d’être plus sage, ça n’est pas tout à fait vrai mais pour la rime c’est parfait,  parce qu’en fait, non, je n’envisage pas du tout d’être plus sage mais d’être plus moi-même. C’est bon. J’ai donné. J’ai œuvré. J’ai fait ma part pour les loyautés familiales, maintenant, je veux vivre ma vie. C’est simple et compliqué, mais c’est ma résolution depuis des années et plus que tout cette année. Nouvelle vague... 

 

 

21/12/2014

Rencontre

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- Blue Ingrid - Ashley Létan -

 

 

Certaines œuvres d’art sont de véritables rencontres… Comme une évidence, elles résonnent en nous, comme si une partie de soi jaillissait en miroir devant notre regard. C’est parfois très troublant. Je me souviens très bien de cette exposition de Françis Bacon au centre Pompidou en 1996, une grande rétrospective de son œuvre, l’émotion que j’ai ressentie alors fut tellement forte que je me suis évanouie. Avec le recul, je crois que j’y retrouvais trop ma part d’ombre et de souffrance et qu’à l’époque alors, je ne pouvais pas l’endiguer. Troublant aussi ce que j’ai éprouvé au Tate Modem, douze ans après devant la magnifique mise en scène des tableaux de Rothko, une sorte d’apaisement profond, un accès à ma spiritualité, une inspiration qui depuis ne m’a plus jamais quittée et qui est chaque fois réactivée quand je croise ou visionne un de ces tableaux. Ces deux exemples comme deux points d’orgue dans mon existence mais tant et tant, et toujours et encore, chaque fois renouvelée cette délicieuse sensation d’avancer, d’apprendre à me connaître, de découvrir, de communier, d’être en relation avec l’humanité tout entière, c’est très stimulant et renversant à la fois et j’ai besoin de ça. Alors je ne cesse de croiser sur mon chemin des toiles, des sculptures, des photographies, parfois même je me surprends à éprouver devant de l’inédit, de l’imparfait. Je ne sais pas parler de la peinture techniquement et à dire vrai ça m’est égal de savoir le pourquoi du comment, ce qui me plait c’est l’émotion que me procure ce genre de rencontre. Hier soir, c’était cette toile, d’Ashley Létan.

 

 

20/12/2014

en mouvement

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- Photo Kerstin Kuntze -

 

 

Parfois on se sent plus vulnérable et alors tout nous touche plus directement, un geste de la main, un mouvement d’épaule, un mot, un ton, un croisement de regard, une rencontre. C’est bon de ne pas toujours être fort, campé sur ses convictions. C’est bon de laisser le possible s’infiltrer même si on sait qu’il va forcément nous changer imperceptiblement mais pourtant sans détour. A force de se protéger de tout et de ne pas s’ouvrir à l’autre, s’empêcher d’explorer, on s’assèche, on se pense trop le nombril du monde, on ouvre plus ses écoutilles et on ne progresse plus. Vivre, c’est se risquer, se frotter, s’aventurer… Parfois on se sent plus vulnérable, on est juste plus vivant...

 

 

18/12/2014

Femme-paysage

 

« Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là, on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre».

- Michel Tournier -