05.11.2009

Le corset

 

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23.07.2009

Ô


 

 

Je lui pique, en espérant qu'il ne m'en voudra pas, subtil et subliminal, oui, à savourer sans le son, c'est encore meilleur!

 

 


 

17.07.2009

en aparté

 

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Pas une journée ordinaire, l'ambiance latente à la jouissance, même l'air caresse les sens dans le sens du poil ...Toute pores ouverts toute à fleur de peau toute offerte je t'attends.Tu entres je ne sais comment mes narines avalent de suite ton odeur de mâle désirant, tu me pénétres derechef glissante huile amandée de t'avoir attendue, lubrifiée déja joui deux fois trois peut-être par la grâce du fantasme et la pression de mes doigts amis et fidèles fin limiers de mon intimité. "- Je te sens comme ta chatte est douce profonde ma belle ma douce cruelle et fière mon fourreau ma grotte mes ténébres ma lumière mienne. - Encore, prends moi encore plus fort astre je veux me fondre en toi goûter à ma perte à mon abandon." Deux jours et deux nuits davantage peut-être je ne sais plus, plus le souvenir du temps juste le tempo et l'extase."- Je t'aime.- Chutt!"

Son corps d'homme noué à mon corps femelle nous étions dans ce lien qui sublime la relation d'amour que les mots ne peuvent dessiner que par la poésie celle du ventre forgée au coeur et poncée aux frottements des âmes mêlant chairs et sueurs sexes et soupirs secrétions cris et pensées.

 

 

18.05.2009

sucettes ...


Alors , parfois le hasard provoque des étonnantes connexions. Il y a peu je parlais de ma petite soeur et quand j'entends cette chanson, je la revois sur scène chantant habillée en petite fille modèle genre comtesse de Ségur cette chanson en playback et toute la famille réunie pour l'applaudir, père et grand-père confondus, c'est étrange je me souviens de mon malaise face à sa robe à carreaux bleu et blanc, façon petite maison dans la prairie, et puis les rires plutôt gras dans la salle et aussi ce sourire si fier de ma mère, sa petite fille suçant ainsi devant tous et avec tant de candeur. Je n'ai jamais pu oublier, elle non plus avec le recul, nous n'étions pas dupes, et si jeunes. Elle est clown, aujourd'hui, et met en scène en one woman show, les monologues du vagin, pièce étonnante, parlant du sexe de la femme dans toutes les sortes de situations de sa vie. Je repense à tout ça et je suis si étonnée, elle le sait, de notre soif de vivre, et de vivre le sexe avec enthousiasme et fantaisie. Nous avons elle et moi un parcours si chaotique, et semé d'embûches et pourtant , je dois dire que nous avons, réussi à préserver une sorte de complicité au delà des mots, des non-dits et aussi des horreurs. Je t'aime petite soeur, je sais que tu le sais, et je sais aussi que je suis un peu trop souffre pour toi, trop directe du gauche, trop Rocky du langage et de l'image aussi.

mail.jpegTu sais, p'tite soeur, il est des choses que l'on nous a apprises toute petite, se tenir droite, manger avec des couverts, ne pas dire de gros mots, mettre les mains sur la table, ne pas péter, ni se gratter le nez, ne pas passer la langue, prier la sainte vierge avec ferveur, dire ses péchés pour se faire pardonner, baisser les yeux, être brillante, instruite, et toujours donner raison à sa maman, ne jamais se regarder le sexe, éviter les miroirs, le maquillage, et autres fantaisies si joyeusement féminines, avoir de l'endurance, le goût de l'effort et du travail bien fait, et se taire.

Comme de bien entendu, on ne parle pas la bouche pleine.

Maintenant, toi et moi avons fait un sacré bout de chemin, je sais que cela t'a été pénible et difficile quand je suis venue te chercher et te parler et t'instruire de toute cette histoire lourde et loin d'être sans suite et sans conséquence. Mais, on s'en est pas mal sorti tu sais! On est pas devenu ni toi, ni moi, bonnes soeurs, frigides ou folles. 

Je t'aime soeurette, même si tout à toujours été organisé de telle manière que cela soit difficile, tu sais le fameux diviser pour mieux régner.Et je suis si fière de tout ton parcours si courageux et âpre. 

Annie aime les sucettes, toi aussi et moi, c'est pas un secret, quoique je les préfère ... D'autres parfums ... Hum, là je risque bien d'être censurée!!

Pas facile de sourire de tout, pas facile de mettre de la légèreté dans la souffrance mais pas impossible non plus. Au contraire. Il y a toujours un moyen de voir le verre à moitié plein, et de le boire avec délice. 

Ne nous perdons pas de vue, ni de voix, ni de rien, OK! Love. Hélèna.

 

19.04.2009

histoire sans parole


10.04.2009

outre-tombe

Au "Père Lachaise".

 

 

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D'abord, c'est son visage qui l'inspira, vert de gris mais la bouche bronze le nez luisant le menton poli. La magie opérait, déjà elle sentait l'appel puissant de tous ces corps de femmes qui avaient de nuit le plus souvent sans doute, mais de jour aussi embrassé cet homme sculpté pour se porter chance en amour.
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Elle le prit à pleine bouche, comme aimantée tout en posant son corps délié sur toute la surface de métal pour en puiser la force sourde et la puissance. Elle faisait comme tant d'autres avant elle, chevauchait, s'exaltait, et faisait corps avec celui du gisant, électrisée.
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Puis elle reprit du recul pour mieux admirer ce corps d'homme en plein désir, et là sentit tous ses sens chavirer, l'appel du plaisir, elle se jetait ayant perdu toute notion de temps et d'espace sur ce prince des ténèbres, frottant son sexe contre le sien dans des ondoiements langoureux,  sentant bruisser minette, comme en extase, transportée par son imaginaire vampirisé et touché par les vibrations de ce corps immobile et froid comme la mort elle-même. Là, elle jouit dans un râle sourd et silencieux, intériorisé, le coeur palpitant, le corps tremblant, l'esprit en feu et toute entière mise en appétit, ouverte, offerte.
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Mais le plus insolite, et le plus étonnant encore dans cette fabuleuse histoire vraie du gisant de Victor Noir, c'est qu'elle me vient de Montréal, Christian Mistral me l'a contée tantôt. Moi, ici, Paris, France, pourtant une gourmande de l'insolite et de l'étrange, de la poésie de la vie , je l'ignorais. Et je l'ai trouvé fascinante, tant que je me suis rendue sur place pour voir la chose de mes propres yeux. En suis encore toute chaude...

 

 

 

 

 

14.03.2009

érotisme

 

" L'excitation est le fondement de l'érotisme, son énigme la plus profonde, son mot-clé."

- Milan Kundera -

 

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En relais à la semaine érotique proposé par Coumarine , je vous propose un voyage dans ce site La venus littéraire et de lire ce manifeste érolithique ( Merci Mistral ) .Je ne peux oublier de vous encourager à consulter les cahiers d'Anne Archet , et le trés esthétique espace du mateurdart.

 


L'érotisme est un raffinement , une sublimation de l'amour charnel qui implique les sens mais aussi l'esprit et il se cultive . C'est un aboutissement , une élaboration qui demandent beaucoup de créativité , de connaissance , de curiosité et de liberté aussi . C'est un art à part entière à mon sens qui donne à la relation sexuelle une dimension spirituelle . Je me suis intéressée jeune à la littérature et à la poésie érotique , elles ont éveillées mes sens et m'ont permis sans doute de m'ouvrir à ma libido bien endommagée .

J'aime l'érotisme dans l'art aussi , dans la peinture et la photo qui a ce don de transcender les chairs et donner une dimension humaine au-delà des mots parfois qui me touche beaucoup , la musique et la tonalité d'une voix aussi peuvent-être érotiques et certaines odeurs . Le pouvoir érotique le plus puissant restant en premier lieu les mots qui  sans conteste arrivent à me faire chavirer jusqu'à la jouissance la plus intime. Ce fameux pouvoir des mots sur le mouvoir des peaux de Prévert est plus que jamais dans le domaine riche et sans limite de l'amour, inspiré.

 


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Aimons, foutons, ce sont plaisirs

Qu'il ne faut pas que l'on sépare;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l'âme a de plus rare.
D'un vit, d'un con et de deux cœurs,
Naît un accord plein de douceurs,
Que les dévots blâment sans cause.
Amarillis, pensez-y bien :
Aimer sans foutre est peu de chose
Foutre sans aimer ce n'est rien.

La Fontaine

 

 

 

" Je suis couchée de tout mon long sur son lit frais , il fait grand jour , je suis nue accroupie sur son visage façon royale de le récompenser .

Il peut ainsi de sa langue nicher ses rêves de poète et donner vie à son adoration . En hommage à ma féminité éblouie de sa force vive . "

LB

 

 

 

 

22.01.2009

"sexplorer"

Réponse à " Voyage "

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                       - Auguste Rodin -

 

Ainsi ce "voyage " pour certains d'entre vous est lié inconsciemment au sexe féminin , cela m'a surprise et puis aussi enthousiasmée ! Je pense sincèrement et le plus délicatement possible qu'il n'y a pas de plus grande traversée que celle-ci , l'union de deux sexes ... Pas de plus merveilleux voyage !

Je suis particulièrement sensible à vos commentaires et je reconnais que l'oeuvre choisie pour illustrer ce propos de Marcel Proust pouvait susciter des réactions étonnantes , l'origine du monde ! Je n'y avais pas pensé .... mais finalement , on naît d'un cri , d'un jaillissement , et la source n'est pas neutre puisqu'il est de sexe féminin , celui que tous , hommes et femmes confondus , on met des années à appréhender , à comprendre , à apprivoiser !

Source de vie , de plaisir et de souffrance aussi ... L'équation n'est pas des plus simple , le plaisir non plus , mais la volonté et le désir eux restent si vivaces ...

Le voyage en vaut la peine !

 

 

 

13.01.2009

paysage

 

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" Et son ventre sembla de la neige où serait,

Cependant qu'un rayon redore la forêt ,

Tombé le nid moussu d'un gai chardonneret . "

 

Stéphane Mallarmé

 

09.12.2008

l'attente au bord de l'amour

 

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                                                   - oeuvre de Bernard Giraudy -

 

 

" L'attente au bord de l'amour est délirante .

J'attendais; elle aussi,surprise, et paraissant goûter cet arrêt du temps qui est, pour les amants, une mort figurée. Au bord de toi je vis, je meurs. Au bord de toi je m'enchante, et je triche, et j'existe et je ne suis plus rien dés que mêlé à toi, ta graisse généreuse nourrit mes os glacés, mes os d'enfant. Je suis l'os. Le serpent, mou, insidieux, insistant, c'est toi.

Et tu m'étouffes, et tu vides ma carcasse, et je deviens ton ombre, et tu me traînes dans tes sentiments, et on me voit sortant de toi, de tes yeux, du fond de ta conscience et de ta peau."

 

-Léo Ferré-

 

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