22.08.2009
Beauduc, en Camargue

Sous l'étang de Vaccarès celui de Fournelet et de la Dame, à proximité du Salin de Giraud face aux saintes Maries de la mer, à l'extrême pointe de la Camargue enfin presque, Beauduc, un paysage surréaliste hors de temps au bout de 15 kilomètres de piste, mais plus qu'un paysage un lieu étonnant, je n'en savais rien mais le traumatisme fut notoire quand dans les années 90 tout ce qui caractérisait cet endroit atypique et complètement en dehors des lois, sauvage et lieu de rencontres de tous les passionnés d'espace, de mer et d'un certain art de vivre, "Vivre à Beauduc suppose des conduites appropriées (et par ailleurs transmissibles). Vivre, ne serait-ce qu'un moment, qu'un fragment de vie à Beauduc, c'est être dans un autre monde, un ailleurs, c'est être autrement. C'est également obéir à des pratiques populaires qui se distinguent radicalement des pratiques élitaires. C'est partager entre autres choses une littérature orale encore forte à travers d'extraordinaires récits de constructions de cabanons ou de parties de pêche…" a été détruit, déménagé et dénaturé au nom de la bienséance et du respect des lois territoriales. Alors ce lieu pourtant autrefois si vivant est une sorte de no man's land, on y sent une mélancolie, quelques récalcitrants et quelques campeurs accros mais plus l'ambiance d'alors. Les images parlent d'elles-mêmes, c'est beau, étrangement beau.








10:19 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : paysage, voyage, france, découverte
16.08.2009
ballade en arrière pays







Forcalquier, Manosque, Gréoux les bains, Tavernes, Fox-Amphoux, Salernes, Roquebrunne, Frejù ...Sept heures de route pour parcourir les 250 km nous séparant de la grande bleue, autant de surprises de ravissements de découvertes de rencontres chargées d'histoire de senteurs la lavande fraîchement coupée, la chaleur est dense et le bain de mer à l'arrivée récompense et désaltère. Quelle belle campagne qui respire la douceur de vivre, le temps arrêté et la poésie de la vie, réconfortant au fond et immuable, étonnante richesse et diversité sur ce bout de route, la végétation jamais la même mais toujours présente, le son lui ne change pas il est silence ponctué du cri des cigales, et le soleil chauffe à l'identique. Un pays inspirant, oui, une fois de plus j'en prends acte et je respire, je fais le plein de lumière et de saveurs.
11:01 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : belle france, campagne, ballade, découverte, regard
03.08.2009
Quelque part, en Provence ...
En réponse à Mû.

17:07 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : la provence, voyage, vacances, amitiés
04.07.2009
Vue du ciel

J'ai trouvé l'idée séduisante et étonnante, merci Bluebird pour les explications tout à fait explicites, voir d'en haut son coin, son quartier, sa rue, sa ville , je ne m'étais jamais aventurée dans ce rêve d'Icare, et voilà chose faite, mon petit bout de terre citadin...
Mais que le monde est vaste et varié, que d'endroits, de visions, de conceptions, d'humanité, de paysage ciel terre encore à découvrir, à rencontrer, à goûter!
00:17 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : france, lille, vue, voyage, humain
03.05.2009
botanistes-voyageurs

C'est une note de Didier dans son "canard du coin" qui m'a inspirée, c'est vrai que l'on ne s'interroge pas forcément sur la symbolique des fleurs mais pas davantage sur l'endemie des plantes. Les fleurs et les arbres qui forment notre paysage familier, toutes ces plantes qui réjouissent notre regard et nos sens, les amaryllis, les hortensias, les capucines, hibiscus et rhododendrons, les pivoines et les lilas, nénuphars, lotus et magnolias, jasmin, gardénias et les roses! azalées, glycines et héliotropes, il nous semble qu'elles sont là, dans nos parcs, nos jardins, nos forêts, de toute éternité. Or, il n'en est rien. Les plus somptueuses comme les plus utiles viennent d'ailleurs, de très loin; elles sont parmi nous depuis peu de temps, depuis le début du XVIéme siècle, ou le XVIIéme, le XVIIIéme ou le XIXéme; enfin elles ne sont pas venues là toutes seules, derrière chacune d'elles, il y a un homme, l'aventure d'un homme qui, bien souvent, a laissé sa vie ou sa raison dans cette quête passionnée.
Ces hommes, les botanistes-voyageurs étaient jeunes, savants, hardis, curieux. Un jour ils partaient, au mépris des dangers, vers ces paradis terrestres qui étaient bien souvent des enfers: l'Amérique, l'Extrême-Orient, l'Océanie, l'Amazonie, le Pérou, Madagascar. Inlassablement, ils envoyaient, ils rapportaient des graines, des plants au " jardin du Roi " et ils repartaient. Ils s'appelaient Pierre Belon, Tournefort, Joseph de Jussieu, Commerson, André Michaux, Humboldt , hum bel homme! ,Victor Jacquemont ... Qui les connaît? Qui sait ce que nous leur devons? Et le long chemin de leur passion et de leur mort souvent étrange? Bien, j'ai découvert tout ça en lisant une très beau livre sur le sujet, m'intéressant de savoir d'où venait certaines essences, j'ai été rassasié, c'est "La planète des fleurs " de Marguerite Duval aux éditions Robert Laffont. Un grand voyage à travers le monde et le temps ...
00:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : voyage, blog, histoire
16.04.2009
maupiti ...
Juste pour s'évader un peu, souvenirs, souvenirs...




Maupiti, une des îles Sous-le-Vent de la Polynésie française ... J'ai de la famille là-bas, à Tahihti et pas mal d'amis, beaucoup de gens du Nord en quête de soleil et d'éloignement aussi . J'ai repensé à Maupiti tantôt dans une conversation du bout d'une de mes nuits d'insomnie. C'est un endroit tellement hors du temps, juste la mer, les palmiers, la plage et rien d'autres... Pas de communication possible avec le monde, pas d'ondes, pas de téléphone, ni internet, tout juste s'il y a l'électricité, mais quel calme, quel dépaysement. J'ai lu plus de livres là-bas qu'en une année de ma vie citadine, j'étais bien. C'est vrai j'en garde un souvenir ému.
Et puis il y a l'eau, nager à perte de vue, nager, sirène ...
Les pensées du jour sont plutôt à l'évasion et à l'aspiration, à l'aquatique et au calme, au soleil et à la douceur du vent sur la peau... Sans doute l'appel du large lié au printemps peut-être . Ici il s'exprime, les bourgeons, le vert, les cerisiers qui bordent la rue adjacente à celle où je dors sont en fleurs, c'est éphémère, toute la rue d'ici quelques jours sera recouverte de pétales roses.



Parfois les rêves deviennent réalité, j'y crois à cette puissance de l'imaginaire, du désir aussi. Il y a une sorte de griserie à cet exercice, cette pratique de l'imagination, sans doute ce que doit ressentir un artiste, un romancier qui construit une histoire, un peintre qui élabore son tableau, le musicien ou le parolier d'une chanson, mais aussi finalement tous autant que nous sommes nous pouvons faire appel à cette capacité imaginative si enivrante et énergisante pour peu qu'elle ne s'engouffre pas dans la noirceur et les ténèbres. Dans ce sens là aussi, ça marche bien!
" La manière dont on imagine est souvent plus instructive que ce qu'on imagine."
- Gaston Bachelard -
08:16 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : polynésie, voyage, îles, paysage, art de vivre, humeur
21.01.2009
Venise

Pour faire écho au très beau billet de Venise sur Venise , voici quelques images de cet endroit si magique , et si généreux pour les amateurs d'art et de beauté , pour les amoureux de la poésie et des ambiances hors du temps.



Le passé des amours perdues.
Que revienne pour la cité
La part des plaisirs défendus.
Innonde l'ombre des ruelles
Et couvre l'eau. Et qu'il célèbre
Le jeu des amantes cruelles.
Que renaissent au petit jour
Les doux souvenirs de nos frasques
Sans les trahisons de l'amour.
De son filin, fasse pleuvoir
Ses confettis, gouttes de vin,
Amères douceurs de l'espoir.
L'humide soupir des gondoles,
Lunes noires où nous voguions,
Perçant la brumeuse auréole.
A laissé voguer ma prière
Pour que, Venise, tu retiennes
Celle qui m'aimait tant hier.


Et ces deux belles chansons , parlant chacune à leur manière de Venise , la généreuse ...
- Serge Reggianni -

Et puis , bien sûr le magnifique film de Luchino Visconti " Mort à Venise " , avec l'inoubliable Sylvana Mangano et Dirk Bogarde d'aprés la nouvelle de Thomas Mann , et l'émouvante musique de Gustav Malher .
Difficile de ne pas succomber au charme de cette ville, et c'est tout à fait légitime qu'elle inspire artistes et poètes et tout humain ouvert à sa sensibilité ...
Et puis c'est une ville qui s'est toujours tournée vers l'art et qui continue à lui rendre hommage .

"Merveille, splendeur, féerie, Venise appelle l'excès. Son attraction procède d'un charme, au sens magique du terme. A chaque pas, le visiteur bute contre des façades inouïes, de petits autels où de pâlottes bougies éclairent des madones en extase, des fresques effritées où éclatent des rouges et des bleus intenses. Mais Venise n'est pas une vitrine marchande ou une ville-musée, qui ne vivrait plus que de sa gloire passée ; elle est une cité où se mêlent la vie bruyante des marchés et des campi et la vie immobile des palais et des églises. Venise donne l'impression d'être à la fois familier de ce lieu et complètement dépaysé, projeté dans un monde épargné des usages ordinaires. "
-Alain Vircondelet-
11:36 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : voyage, venise, poésie, amour
06.12.2008
pensées bleues
du bleu , du rêve , de la féerie ... from Paris !!
Bon week-end à tous ...
Helenablue

17:32 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : paris, bleu, lumiére
30.11.2008
Amis du Québec
Je ne connais rien du Québec , si ce n'est peut-être quelques chanteurs comme Fabienne Thibault , Léonard Cohen , en ce moment en tournée à Paris d'ailleurs , Robert Charlebois ...
Mais j'apprend à le connaître au travers de mes rencontres ici ... le premier sans doute avec qui a commencé ces relations à l'autre bout du monde c'est Inukshuk , puis dans son sillage j'ai dévouvert Christian Mistral , Sandra Gordon , vinrent ensuite , Gaétan Bouchard et sa blonde naturelle , Yvan Le terrible , Venise ... et Gomeux , Gaétan , E. quoiqu'il soit en France ... et d'autres que je visite pour l'instant en catimini ...
J'ai envie de vous parler de ses rencontres , car elles ont de l'importance pour moi ; ce que j'en apprend , ce que cela m'apporte et quels horizons cela m'ouvrent ; il y a chez ces québécois une telle générosité , un tel amour de la langue française , tant d'humour et de volonté de faire autrement...
OH ! je ne dis pas que cela n'existe pas sur notre vieille terre , loin de moi cette idée , mais il y a une sorte de vivance là-bas , peut-être propre à leur culture , leur maniére de vivre qui moi , me touche et me fais du bien , m'oxygéne les neurones !!

- Inukshuk - : l'ami fidéle ... félin à ses heures ...

sensible à la littérature , à la photo , aux relations humaines ...
Le plus ancien de la bande d'au delà des mers , toujours présent et intérèssé ... J'avais beaucoup aimé entendre sa voix quand il a fait paraître la vidéo d'un de ses points de vue préféré de Montréal ...

- Gaétan Bouchard , et sa Blonde naturelle - qui m'a acceuillie avec ce charmant dessin ...
c'est vrai que ce jour là j'étais vraiment "toute décalicée de la vie !!"
une histoire par jour , humour , tendresse et pas mal de rebondissement !!
"Liseuse de bonnes aventures QUÉBÉCOISES, j'ai découvert que nos écrivains avaient besoin d'être lus ! L’âme chercheuse, j’écoute, compile et analyse. Le spécimen toujours à l’étude ? L’être humain ! Athlète de la parole, j’improvise, conte, raconte, lis, écris toute parole bonne à répandre. La parole est faite pour traverser le monde de l’apparence et atteindre un pays dont je me sens proche: l’au-delà." - Venise-
Beaucoup de plaisir à passer chez Venise qui manipule la langue avec délice , elle aime les mots ,et les partager ... une vraie passion, ça se sent ...
Et puis ici , je peux découvrir des écrivains québécois , des nouveaux horizons ....
amoureux des mots , lui aussi , sans doute le fil conducteur de toutes ces liens ...
passionné de bandes déssinées , de cinéma ... lit Sun Tzu , en ce moment ! Beaucoup d'affinités avec Yvan , qui entre nous est tout sauf terrible ! Un homme plutôt charmant et attentionné , je dois dire ... belle rencontre ...
Un ton bien à elle , une énergie et un humour à la serpe ...
Et un grand coeur ... je la perçois ainsi ....
Un extrait de son blog :
"Qu'est-ce que tu penses de la Lune?"
-Merde.
-Ouais, dit l'Indien, le mec qui est con sur la Terre il reste con sur la Lune. Pas de raison que ça change.
BUKOWSKI, Charles.Contes de la folie ordinaire.

Elle est assez douée en " sacre " : j'apprends d'ailleurs tout doucement à m'y mettre , je trouve cela exaltant !
" j'm'en câlice " , " Crisse de cave " ," Ostie qu'y fait chaud !" " Câlice d'esti de calvaire de tabarnak d'asti d'ciboire de sainte-viarge "
Vu d'ici , c'est de la poésie !! Et plein d'autres expressions d'ailleurs , trés imagées .
Tout à trac : des mots comme astheure , un bec , chicane , frette , minoucher , pogner ... savoureux n'est ce pas !

une trés belle note d'ailleurs chez Venise !

Un pont , parce que c'est aussi l'aventure des mots , de passer les frontiéres , les mers , les airs pour venir dans chacun d'entre nous remuer notre séve intime ...
- vue immaculée de chez Gaétan -
Un pont , la langue commune le permet , l'encourage , le sublime aussi ... notre si belle langue française , riche , sensible et émotionelle ! L'homme nait par le langage à lui-même , mettre en mots pour mieux communiquer , pour faire jaillir de soi l'essence de notre être et ainsi le partager , créer du lien ...

Et pour finir , cette photo piquée chez Inuk , douce comme le printemps , rose comme la tendresse , ordonnancée comme peut l'être ausssi notre cerveau , poétique , qui appelle à la rêverie , aux confidences , à la vie ...
j'irais bien y faire un tour ...
la version proposée par Inuk , de Claude Gauthier ...
elle est encore mieux ! Encore plus envie de faire ce beau voyage ...

Là où régne Butch et où Inuk a fait ses débuts ....


vraiment beau : Merci Christian ...
08:14 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (78) | Envoyer cette note | Tags : rencontre, christian mistral, québec, les mots
16.11.2008
London , last day


Ce roman d'anticipation se déroule , à Londres, capitale de la première région aérienne de l’Océania, puissance mondiale avec Eurasia et Estasia. Ces trois empires sont constamment en guerre. Oceania a connu plusieurs révolutions depuis 30 ans et également un conflit atomique.
Océania vit sous une dictature. Le Parti unique est commandé par un chef invisible dont les portraits sont partout : Big Brother. Ce dernier surveille cependant les moindres faits et gestes de chacun, d'où le slogan « Big Brother is watching you !» (Big Brother vous regarde), qui symbolise le régime.
Trois slogans régissent cet univers : " La guerre c’est la paix ", " La liberté c’est l’esclavage ", " L’ignorance c’est la force " ; quatre ministères l’organisent – Vérité, Paix, Amour, Abondance -, et la population est répartie en trois classes – le Parti intérieur (les dirigeants), le Parti extérieur (les subalternes), les prolétaires (les ouvriers et les travailleurs vivant dans les taudis).
Winston Smith, le personnage principal du roman , travaille au ministère de la Vérité. Il a pour tâche de retoucher les journaux déjà parus pour corriger les erreurs du Parti ou de son leader, Big Brother. Car le Parti ne se trompe jamais. Une fois l'Histoire réécrite, les erreurs ayant été gommées, on a donc la certitude qu’elles n’ont jamais existé
Le roman se déroule en trois temps: la lente marginalisation de Winston, qui devient progressivement "criminel par la pensée", "rebelle aux politiques du Parti", son aventure amoureuse avec une jeune femme, Julia. Winston Smith et Julia tentent de s'aimer, mais cette forme de résistance se heurte à l'énigmatique O'Brien, l’un des espions du régime.
Finalement Winston est arrêté et torturé avant d’être remis en liberté, totalement brisé. « Dans cette contre-utopie cinglante, Orwell propose une réflexion sur la ruine de l’homme par la confiscation de la pensée et la prolifération de la technocratie ».
pas la peine de vous dire ce que j'en pense ...
enfin , Portobello est plein de surprise pour les yeux , les sens , l'imagination , la rêverie ...



09:06 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note












