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30/03/2013

La bombe humaine

 

 

Je veux vous parler
de l'arme de demain
Enfantée du monde
elle en sera la fin
Je veux vous parler de moi,
de vous
Je vois a l'intérieur
Des images, des couleurs
Qui ne sont pas a moi
qui parfois me font peur
Sensations qui peuvent
me rendre fou
Nos sens sont nos fils
nous pauvres marionnettes
Nos sens sont le chemin
qui mène droit a nos têtes

La bombe humaine
tu la tiens dans ta main
Tu as l'détonateur
Juste à côté du cœur
La bombe humaine
c'est toi elle t'appartient
Si tu laisses quelqu'un
prendre en main ton destin
C'est la fin
La fin

Mon père ne dort plus
sans prendre ses calmants
Maman ne travaille plus
sans ses excitants
Quelqu'un leur vend
de quoi tenir le coup
Je suis un électron
bombarde de protons
Le rythme de la ville
C'est ça mon vrai patron
Je suis charge d'électricité
Si par malheur au cœur
de l'accélérateur
J'rencontre une particule
qui m'mette de sale humeur
Oh, faudrait pas que
j'me laisse aller
Faudrait pas que
j'me laisse aller, non

La bombe humaine,
c'est l'arme de demain
Enfanté du monde
elle en sera la fin
La bombe humaine,
c'est toi elle t'appartient
Si tu laisses quelqu'un
prendre en main ton destin
C'est la fin

La bombe humaine
tu la tiens dans ta main
Tu as l'détonateur
Juste à côté du cœur
La bombe humaine
c'est toi elle t'appartient
Si tu laisses quelqu'un
prendre ce qui te tiens
C'est la fin/bombe humaine
tu la tiens dans ta main
Tu as l'détonateur
Juste à côté du cœur
La bombe humaine
c'est toi elle t'appartient
Si tu laisses quelqu'un
prendre en main ton destin
c'est la bombe humaine,
c'est l'arme de demain

La faute humaine,
c'est toi elle t'appartient
La bombe humaine,
tu la tiens dans ta main
Si tu laisses quelqu'un
prendre ce qui te tiens
c'est la fin/bombe humaine
c'est l'arme de demain
La bombe humaine 
c'est toi elle t'appartient
La bombe humaine 
tu la tiens dans ta main
Si tu laisses quelqu'un 
prendre en main ton destin

C'est la...
 
 

Commentaires

Qu'est-ce que j'ai pu l'écouter, celle-là....ah fichtre !! :)

Écrit par : anne des ocreries | 31/03/2013

J'écoutais beaucoup cette chanson avec mon amie Christine. J'avais douze ou treize ans, elle seize. Elle fumait, se droguait, lisait Duras, Yourcenar et Colette, Artaud aussi, ah ça oui! Artaud et un autre encore, merde, comment il s'appelle celui-là, Bukowski! (l'ai pas encore lu tellement il me semble le connaître, elle m'en lisait des pages des journées entières). Elle m'aimait bien et me trouvait, "fraîche et neuve comme une rosée du matin", je me berçais alors tellement d'amour tendre.
C'est elle qui m'a fait découvrir ce morceau, un d'Higelin aussi et puis Acdc!! Moi, j'écoutais en cachette Brell et Barbara et ça me paraissait déjà bien subversif!!
:-)
J'ai beaucoup aimé cette fille, elle aussi. Un jour j'ai appris par sa mère qu'elle s'était taillé les veines dans son bain. J'ai mis du temps à m'en remettre. J'avais jamais perçu sa souffrance, trop accaparée sans doute par la mienne, trop ficelée, trop étrangère. Elle est morte à dix-sept ans. Me suis jurée à l'époque de tenir plus longtemps, au moins jusqu'à quarante...

Écrit par : helenablue | 31/03/2013

Tu as eu raison ! faut tenir pour ceux qui partent, et vivre un peu de leur part, puisqu'ils n'en auront pas....perdu aussi une amie à 17 ans, tabassée par son père sur le carreau de la salle de bain, hémorragie du cerveau.....

Quelle tristesse pour ton amie, mais elle t'avait entrouvert des mondes....et heureusement que tu l'étais, fraîche, au moins tu n'as pas sombré dans sa chute comme tant d'autres auraient pu le faire.

Écrit par : anne des ocreries | 31/03/2013

Oui Anne! Et très souvent je pense à elle, dans le secret de mon coeur. Ce fut une des seules dans le parcours de ma vie, jeune, à comprendre mon enfer et à m'aider. On s'est beaucoup écrit, une centaine de lettres que j'ai toujours dans un tiroir... Pourtant incapable de pouvoir lui dire ce que j'avais vécu, elle le savait mieux que moi, elle m'avait lue entre les lignes.
Chaque fois que je reprends ses lettres, j'ai mon coeur qui s'étreint.

Faut tenir pour ceux qui partent. Elle me disait toujours: tu ne lâches pas, ok! Fais le pour moi, fais le pour toi et fais le pour tous ceux qui ne peuvent pas!"

Sacrée Christine quand même!

Je n'ai pas sombré dans sa chute, j'étais bien trop idéaliste! ça la faisait marrer, le prince charmant, l'amour d'une vie, mon goût du chevaleresque, et je t'en passe. Elle s'est bien fichue de moi! Comment elle me mettait en boîte , je te dis pas! Et moi je gambadais grave, petit cabri rêveur... mais Dieu qu'elle avait du coeur, et je me suis souvent réfugiée dans ses mots et dans l'ardeur qu'elle mettait à ce que je m'en sorte... Elle voulait je crois que je vive ce qu'elle ne pouvait vivre!

Son père la battait comme plâtre aussi. Mais c'est elle qui s'est enlevée la vie.

La bombe humaine, c'est ça , c'est ce que tu vas bien pouvoir faire de ta vie. faut pas baisser les bras.

Trop triste pour ton amie. pas de mots pour ça.

Écrit par : helenablue | 31/03/2013

Bin oui, c'est ça aussi, la vie, des fois, des gamines fracassées ; pis celles qui survivent on de la place pour se relever, et la force de tous ceux qui les aident sur le chemin, en route.

Elle était idéaliste à sa façon, ton amie, puisqu'elle t'avait tendu la perche....

Tu lui devais d'advenir à toi-même comme tu le fais. Mission remplie. Lâche-pas l'affaire !

Écrit par : anne des ocreries | 31/03/2013

Vais pas lâcher l'affaire, t'inquiète!
Juste parfois, j'ai des découragements...Et des doutes sur le pourquoi du comment.
Quand je vois , pas plus tard qu'hier que parlant incidemment de mon vécu, on me traite de menteuse et de diseuse de carabistouilles!
Merde, parfois les bras m'en tombent. Je suis sûre que morte les gens croiraient davantage ce que je leur dis!

Oui, elle était idéaliste à sa façon et elle a eu raison de l'être. Je suis là, et j'ai pas envie de me taire, ni de mourir trop vite. Inch Allah!

Écrit par : helenablue | 31/03/2013

Sacré clin d'oeil quand même, ces réminiscences un week-end de.....résurrection ! Inconscient, comme tu nous tient....

Un type a dit : "s'il n'y avait pas de place pour le doute, il n'y aurait pas de place pour moi" ; je suis d'accord avec ça, j'en ai fait quasiment une devise, mais douter ne doit jamais nous immobiliser. Au bout du compte, il nous faut bien arpenter nos chemins, et marcher sur nos voies....

A suivre ! Demain, la Vie !!

Écrit par : anne des ocreries | 31/03/2013

:-)

Yeah!

Écrit par : helenablue | 31/03/2013

d'HB en BH mine de rien.
Bzzz...

Écrit par : le bourdon masqué | 31/03/2013

sacré précurseur tout de même que cet Aubert : porter le carré rouge plus de 30 ans avant le printemps érable, faut le faire!

Écrit par : Le Plumitif | 31/03/2013

Hey! Plumi, j'avais même pas remarqué! Fortiche, en effet!

Écrit par : helenablue | 31/03/2013

Les commentaires sont fermés.