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04/08/2009

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" Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d'eux ..."

- René Char -

 

 

 

Commentaires

Ah, ma douce Helena, je vois que tu n'arrives pas à te défaire de l'empire des blogs !
Il fait tellement partie intégrante de ta vie maintenant et nous aussi.
Je t'avoue qu'en vacances à l'étranger, je me suis moi aussi arrangée pour trouver des endroits où me connecter quelques instants, état de dépendance, pourrait-on dire !
Mais utiliser que ce soit un ordinateur ou un appareil photo en vacances est une manière de mettre un filtre sur la réalité de l'instant, de ne pas vivre avec intensité le moment présent !
C'est mon analyse et c'est discutable, je sais.
Mais ce que je te souhaite, c'est de vivre pleinement ces moments de vacances (quel contraste de mots !) et de penser à toi et si tu nous oublies un peu, on ne t'en voudra pas !
Amitiés

Écrit par : Saravati | 04/08/2009

Oh! Chère Saravati , merci de ton commentaire qui me permet de rebondir, justement je viens de relire " Virtuel, mon amour" de Serge Tisseron et je m'interrogeais sur tout cet univers des blogs et de cette nouvelle communication, il en parle si bien.
A l'instant , je pense, tenir un blog au même titre qu'un journal , une correspondance ou quoique ce soit de cet ordre de l'usage des mots ne le fait-on pas d'abord pour soi, un peu de ce qu'il appelle l'effet miroir. Alors on a un peu peur, voir on se culpabilise parce que c'est nouveau, on découvre, ce n'est pas intégré si je puis dire dans notre carte du monde, on a peur du mot dépendance, on se sent fort de s'éloigner de l'ordi mais n'avons nous pas finalement besoin de communiquer, d'exprimer, de créer, là ces mots nous semble naturel et pas du tout effrayant voir même encourageant.
Il y a un côté générationnel, moi qui suis suis là avec deux de mes grands fils, je m'en rend compte , ils n'ont pas cette interrogation et cela ne les empêchent pas d'être présent ainsi que les autres jeunes adultes ici présents.
C'est une nouvelle voie, à chacun de sentir et ressentir si elle est bonne pour lui ou si elle devient encombrante, ou aliénante comme tout dans la vie.
Pourquoi faudrait-il qu'en vacances, on s'arrête de faire ce qui nous tient à coeur, qui nous grandit, nous nourrit...
Cela ne m'empêche aucunement de vivre le moment présent, vous faites partie de mon moment présent, et j'y pense, je partage, et j'interactive.
Dans son livre, Tisseron cite Aristote qui donnait en signification du mot "virtuel" ce qui est en puissance , en devenir...
Oui, j'aime cette idée d'avancer, et je mesure finalement à quel point j'ai avancé ici, grace à cet espace et ceux qui le visite.
Open your mind, ouvrir son esprit et son coeur par la même voie. On vit ainsi je crois , intensément mais toujours avec un regard, cela permet une prise de conscience.

J'ai découvert chez mes amis un livre de Cesare Pavese, " Le métier de vivre", intense, étonnamment sans savoir pourquoi, j'avais acheté avant de partir une biographie de cet auteur, après je sais que c'est dans un blog que j'ai rencontré ce poète, je ne sais plus où mais cela s'est infiltré en moi, et là ses mots me percutent et me transportent...

Non, je ne crois pas que cela empêche de vivre intensément l'instant présent, ça lui donne une autre dimension, je ne sais comment te dire. Un peu comme une correspondance que tu entretiens avec un ami cher, tu essaie de lui conter au plus prés ton ressenti ce qui te met en relation avec ce ressenti.
C'est mon analyse du moment, et j'ai grand plaisir à en discuter avec toi, là.

Je vis pleinement et à pleins poumons et à pleines dents et de plein coeur ce moment privilégié, d'autant plus appréciable pour moi qui vit plutôt un stress intense habituellement. Ici, je suis plus qu'aidée par l'environnement, la nature, le soleil et les êtres qui m'entourent, je suis gâtée.

Je pense à moi, je m'occupe de moi, et cela ne m'empêche pas de penser à vous et d'autres et les humains et la vie et tout ce qui peut donner du sens.

Merci de ton amitié.
Oui, merci.

Hélèna

Écrit par : helenablue | 04/08/2009

Merci Helena pour cette "mise au point" par rapport à ton ressenti.
Ecrire un blog comme on écrit un journal, oui, mais à condition que ce journal soit lu par des personnes matériellement éloignées.
J'écris, aussi pendant les vacances, des textes très personnels, je voudrais en publier certains mais ma famille ne comprendrait pas ou interpréterait.
Je t'envie d'avoir du recul par rapport à cela.
Cette année-ci en vacances, j'ai été frustrée parce que j'ai mangé plus de kilomètres qu'intégré des ambiances ou des paysages... et le soir, difficile de s'éloigner pour écrire, ou alors rapidement ! Quand tu dis que c'est peut-être générationnel, je crois que tu vises juste mais nous adultes, notre compteur tourne tellement vite et nous avons encore tant de choses à voir, à lire, à écrire, à ressentir avec cette conscience de chaque instant unique !

Merci à toi Helena de rendre les distances presque inexistantes à travers tes mots si avisés. Oui il m'est arrivé de vivre le moment présent en écrivant dans ma tête à quelqu'un que j'aime et que j'ai rencontré dans le monde virtuel et qui y reste et qui peut-être n'en sait plus rien parce qu'il se tait !

Je ne me relis pas, je joue la spontanéité, tu vois, je finis par oser prendre des risques, ici, je ne risque rien, je suis en confiance, grâce à toi !
Profite de chaque instant, avec ou sans ordi mais ce conseil est superflu, il me semble !

Écrit par : Saravati | 04/08/2009

Bloguer en vacances….les jeunes ont été élevé avec Internet, ils ne se posent même pas la question : « to blog or not to blog » en vacances. L’Internet a une autre dimension pour eux. Ils y passent souvent plusieurs heures comme nous, à « tchatter », mettre à jour leur site Facebook ou autre, ils sont sur MSN à discuter avec des amis proches et des amis Internet, qu’ils ne rencontreront probablement jamais. Ça ne leur pose pas problème. Ils ne font pas la différence alors que nous …..ah que de questions existentielles face au « virtuel » ! Je le confesse, j’ai blogué « en masse » pendant mes vacances….

Écrit par : rayray | 04/08/2009

rayray c'est moi, qui d'autre !

Écrit par : rainette | 04/08/2009

Eh bien pour vous rayraynette , ce sera deux paters et un avé!
:-)

On ce censure souvent soi-même et souvent aussi par rapport à ce que la nouveauté ou le changement occasionne, quant au regard de l'autre, Saravati, c'est toujours délicat quand on ne l'a pas habitué à ce qui nous anime , ce qui nous fait, alors il juge, et dans la famille cela peut poser des problèmes, je crois néanmoins pour ma part et pour le vivre que ça pousse, cette fameuse graine, ce virtuel en puissance et qu'il est bon qu'il s'épanouisse.
Tu es bienvenue ici, et écoutée et aimée, tu peux être toi, et cela devrait pouvoir être ainsi aussi dans ton espace... Cela demande sans doute une confiance dans le processus, dans le cheminement et c'est ce que peut aussi produire cette forme de communication instantanée peut-on dire, et néanmoins élaborée aussi à l'instar des sms ou des discussions sur MSM que je ne pratique pas.

Pour revenir à ces fameuses questions existentielles, elles existent, elles donnent sûrement à nos blogs une contrainte salutaire et génératrice de créativité, un nouvelle forme de langage au fond.

Affaire à suivre...

Écrit par : helenablue | 04/08/2009

Terminée ma pinition...n'empêche que la citation de Char, elle est bien belle ! Et la photo !

Écrit par : rainette é-grainant son chapelet | 04/08/2009

" Good girl " , comme dirait notre Mistral commun!
Oui, belle citation, et belle image d'aquarelliste, l'aquarelle justement si spontanée...

Écrit par : helenablue | 04/08/2009

Voilà une citation bien intéressante.

Écrit par : Baltha | 04/08/2009

Pavase... Bonne compagnie ! "Vacance d'août", c'est très beau aussi.Tu l'aurais trouvé dans le Quarto Gallimard qui regroupe tous ces textes merveilleusement introduits par Martin Rueff.
C'est étrange d'introduire cette pensée de Char par ce croquis d'arbre. Les mots qui viennent en nous quand on dessine sont différents. Comme une voix intérieure qui ne laisse aucune trace sur le papier, un silence en mots. C'est très fort ton choix.
amitiés

Écrit par : Christiane | 05/08/2009

S'il n'y avait que les mots ! nos sentiments aussi nous sont inconnus avant qu'ils nous heurtent de plein fouet.

Bises
L'oiseau

Écrit par : Bluebird | 05/08/2009

@ Balthazar : Dis-moi, Baltha en quoi tu trouves cette citation fort intéressante?
( quoique je partage cette pensée mais peut-être différemment)

Écrit par : helenablue | 05/08/2009

@ Christiane : Merci pour cette précieuse indication, je découvre Pavese et je suis éblouie...

Etrange introduction , peut-être, pourtant cela m'est venue assez naturellement, je crois que c'est l'idée de l'esquisse mais plus encore de l'aquarelle, ce jet spontané et cet art délicat et difficile. je sais pourtant que les mots se retravaillent, mais souvent comme ce que dit Char, pour ma part ils m'impressionnent. Comme un reflet de nous-même qui ne prend forme que par ce biais, comment dire au plus prés, comme si les mots nous révèlent.
J'aime cette idée aussi de silence en mots...

Avec toute mon amitié,
hélèna

Écrit par : helenablue | 05/08/2009

@ Bluebird:
" Les sentiments nous frappent de plein fouet," les émotions seraient plus justes je trouve; les sentiments s'élaborent dans le temps, se construisent, et on les sent venir, non ?

Écrit par : helenablue | 05/08/2009

>helenablue,
sa formulation. elle évoque le contenu inconscient des mots. Aussi l'évidence de l'acte d'un analysant pour parvenir à une telle formulation. Une façon de formuler que les mots en disent plus long et autre chose que ce que nous croyons leur faire dire à priori.

Écrit par : Baltha | 05/08/2009

Oui je partage cette approche, c'est ce que je pense aussi...
Pourtant Baltha, n'est ce pas, quand on écrit, on se relit, on élabore, on construit ou déconstruit, on agit sur les mots, rien de spontané comme dans l'aquarelle, il en ressort pourtant parfois encore un sens qui nous échappe et nous révèle.
Et parfois aussi au regard de l'autre sur le mot dit.
Tout cela est passionnant, non ?

Écrit par : helenablue | 05/08/2009

Exact..................

Écrit par : anne des ocreries | 05/08/2009

Si la main qui teint le pinceau est bien la tienne, au passage chapeau, Blue !

Écrit par : anne des ocreries | 05/08/2009

>anne des ocreries,
Elève-t-on des vaches par chez vous, nourries une partie de l'année uniquement à l'herbage? Question sérieuse et ponctuelle, merci si réponse.
Baltha

Écrit par : Baltha | 06/08/2009

Pourquoi tout le monde croit-il tout le temps que tu es peintre alors que c'est à peu près le seul art que tu ne pratiques pas?

Écrit par : Christian Mistral | 06/08/2009

Je ne sais pas Christian...
Et tu as raison, il est d'autres arts que je ne pratique pas !!
:-)


Non, anne ce n'est pas ma main. Je trouve cet art de l'aquarelle par contre tout à fait subtil et raffiné et pour avoir côtoyé de prés un artiste le maîtrisant, je sais à quel point il est difficile et assez aléatoire, hum ce n'est pas vraiment le mot adéquat, il y a une sorte de surprise sur laquelle il faut rebondir vite car cela se pratique d'un jet, pas de retouche possible, c'est spontané.

Écrit par : helenablue | 06/08/2009

Les gens qui écrivent ainsi sur la peinture ne peignent pas et les gens qui peignent ainsi ne savent pas écrire sur ce qu'ils font. Blue écrit.

Écrit par : Christian Mistral | 06/08/2009

écrire sur la peinture c'est magique !

Écrit par : rainette | 07/08/2009

et je n'ai jamais pensé que Blue peignait, j'sais lire....

Écrit par : rainette | 07/08/2009

et la main qui tient le pinceau... ne peut être celle de Blue, ya du poil, c'est une main d'homme !
Ita est !

Écrit par : rainette | 07/08/2009

Pomme de rainette et pomme (d'api) et de discorde?

Écrit par : Baltha | 07/08/2009

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