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04/10/2009

BB

 

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BB, est une icône nationale intouchable et si paraît-il représentative de la french touch que chasse gardée, je m'insurge rarement dégaine difficilement et réagis souvent à contre à rebours mais là je vais vous dire que la femme vu par Vadim que cet éternel féminin en dehors et comme dépossédée, qu'un corps de rêve ne résout pas tous les problèmes et que fuck les phoques même si l'intention est des plus noble faut  quand même scuzy déplacer les priorités, je ne m'appelle pas Brigitte, de surcroit il s'avère que c'est le prénom de ma mère qui n'a rien de Bardot plus Ornella dans le genre mais a de rapprochant je dois dire cette prédilection à privilégier l'animal sur l'humain, on dit qu'un individu qui n'aime pas les animaux ne peut pas aimer les humains, on ne s'intéresse pas au fait qu'un individu qui aime ou qui se préoccupe des humains avant tout n'est pas particulièrement au fait de comprendre les bêtes, mais est tout à fait capable de les aimer. J'en oublierais presque ce que je veux dire, genre faut pas pousser mémé dans les orties, ça va, passons à autre chose tout cela fait tâche, pardon d'être aussi franche du collier mais diantre il y a plus grave et plus besoin  si les humains maintenant s'intéressent plus à la gent animale qu'à leurs congénères, bon c'est vrai ils s'expriment davantage et parfois font vraiment braire mais, mais, certains paient de leur vies d'autres de leurs passions d'autres de leurs chimères d'autres justes de la vie elle-même et de son usure désolée de me désolidariser, pour la forme même si je comprend qu'on puisse penser les animaux plus gratifiants, c'est parfois pas difficile, mais aussi pour le fond, un enfant pour moi aura toujours bien plus d'importance qu'un chiot et une femme qu'une baleine, un homme qu'un pingouin, même si j'ai parfaitement conscience que tout a son importance, c'est comme pour certain partir sur la lune en pensant aider la planète alors que les milliards investis auraient à eux seuls sauver plus d'une vie, tabarnak.

 

 

 

 

le petit Pelissier

 

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Un petit bout de zan pas plus haut que trois pommes, c'est le souvenir que j'ai de lui, l'oeil vif hyperactif très friand de câlins et de bêtises en tout genre aussi, j'avais seize ans, Christophe Pelissier cinq. Monitrice de colo à l'époque je passais mon Bafa et me trouvais là au coeur de l'Ardèche avec en charge pas toute seule bien sûr une ribambelle de gosses de cinq à onze ans, tous des enfants de foyers issus ou de familles déglinguées père en prison mère alcoolique ou l'inverse ou les deux, enfants battus retirés de l'autorité familiale par la justice mais aussi enfants abandonnés un jour sur un trottoir et pour une paire d'entre eux dans une poubelle, une expérience éprouvante et riche, c'est que ces petits diables là ne manquaient pas d'énergie et d'imagination, une formidable soif de vivre de découvrir de rire ponctuée de nuits difficiles de cauchemars récurrents et de violentes bagarres. Et là au milieu de tout cet imbroglio et joyeux carnage une rencontre entre un petit blondinet et une grande tige vénitien. Je lui racontais tous les soirs une histoire pour l'endormir le berçant tant bien que mal tant il n'arrêtait pas de gigoter le bougre, on a passé des heures à courir, à jouer avec les autres à cache-cache ou aux cartes, faire des dessins des mimes même de la poésie. Deux mois qui ont marqués ma vie d'adolescente, me suis donnée à fond et j'ai reçu bien plus encore, les enfants ne sont pas des ingrats et sentent quand vous êtes vrai mais j'ai souffert de leurs histoires toutes les plus sordides les unes que les autres, je repense à cette gamine de douze ans qui avait fugué pour éviter le mariage qu'on voulait lui imposer avec un cousin du bled de trente ans son aîné ou de ces fameux jumeaux ingérables tout accaparé de rendre la violence reçue qui avaient été ballottés de foyers en foyers, parfois plus que maltraités par les gens qui en avaient la charge. Le petit Pelissier lui n'avait eu ni papa ni maman, sans famille, une grand mère trop vieille pour s'occuper de lui qu'il n'avait jamais vu mais nom d'une pipe un appétit de vie décoiffant, il rêvait de devenir joueur de foot ou astronaute, il disait: "tu sais les étoiles, c'est dans la nuit qu'elles brillent", petit prince va. Une vraie histoire d'amour qu'on a vécu là tous les deux, j'étais devenu comme une grande soeur pour lui, il m'a beaucoup appris, je l'ai beaucoup aimé.