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22/08/2012
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" Je partirai demain pour me perdre à la dérive "
Le sable aux pieds nus la mer déshabillée Mer nue impatiente contemplée dans le ciel le ciel continué poursuivant son azur sans jamais le rencontrer sublimé
J 'allais effleurant le sable trop dieu tremblant pour mes solitudes fils d'esperanto et de toutes les langues déployant des regards de blancheur éparpillée
...
Le vent enflait ses voiles d'une force invisible il dansait dans l'oubli abandonné retrouvé et tu étais toi Je ne t'avais pas encore vue
...
Je t'offre à la vie entière du poème J'ai échoué sans honte puisque de cette terre mouillée de larmes sans prière tu nais - dahlia du vent - plus nue que la mer plus abandonnée que le ciel plus éternelle que cette étoile qui te poussait vers moi ma souffrance vers ton extase
Tu sais ? Je partirai demain pour me perdre à la dérive sur une barque d'ombres dans le violet des vagues et le chant des marins dans un silence astral lourd phosphorescent ...
Et mes lèvres tristes berceront ton nom sans jamais t'appeler et dans une chanson inutile toujours inutile toujours inutile je le murmure pour assoupir mon sang inutilement toujours
Les seins de la mort nourrissent ma vie .
- Emilio BALLAGAS -
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extraits de Sabor Eterno traduit de l'espagnol par Brigitte Le Brun Vanhove