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11/01/2013

Blog & Co (suite 1)

Suite à cet audit fort instructif et généreux, Mistral m'a envoyé un lien vers une série d'interviews qu'OldCola avait programmées il y a maintenant une dizaine d'années sur ce même sujet. Certains auteurs de ces réponses n'ont plus de blogs depuis longtemps d'autres ont changé d'adresse, néanmoins leurs expériences et ce qu'ils en disent sont riches d'enseignements.

Par exemple, comme me l'a judicieusement fait remarquer Christian, cette réflexion de Lady Guy:

La nature publique du blogue me fascine et j'aimerais en parler. Je fais très attention à ce que j'écris. Je me sens toujours plus à l'aise avec mes lecteurs « virtuels » qu'avec les lecteurs qui me connaissent dans la «vraie » vie. The Man écrit rarement des commentaires, car sinon, il aurait un ascendant sur moi et sur ceux qui participent à mon blogue, puisqu'il vit avec moi. D'ailleurs, je lui fais toujours lire les billets qui le concernent avant de les poster, pour ne pas que ses parents (qui me lisent) aillent s'imaginer que le je ridiculise dans son dos.

C'est toujours très étrange, quand je rencontre des amis qui lisent Le Journal de Lady Guy et qui me lancent : "Comme ça, Sissi a mangé votre capote ? The Man est athée ?". Les gens prennent très au sérieux ce qui est écrit, il ne leur vient pas à l'idée que je transforme la vérité par l'écriture ou que, parfois, au contraire, il y a plus de vérité dans mon blogue que ce que je leur dis en paroles. Enfin, ces petits détails me font réfléchir sur l'écriture en général. Je commence à comprendre, vaguement, ce que les écrivains qui font dans l'autofiction doivent supporter lorsqu'ils publient un roman, et que toute la parenté, les ex et les amis se manifestent pour protester contre certains faits. Ce doit être délicat, en effet!

J'ai en effet moi-même eu à pâtir de cette interactivité entre ce qu'on écrit, qu'on exprime, qu'on partage au travers de son blog et la "vraie" vie. A pâtir mais aussi à m'enrichir. Pas encore plus tard qu'hier un de mes clients qui me lit régulièrement, je viens de l'apprendre, a tenu à me dire à quel point ça lui faisait du bien... C'est tout l'art de l'écriture dans le cadre du blog. Il y a matière à réfléchir encore là-dessus et à s'aventurer...

 

Commentaires

On a tout dit sur les blogs, mais on a minimisé le cas du pilote dans l’avion ! To blog est une espèce de refuge, où après avoir picoré par ci par là dans différents blogs, on s’amène toujours chez toi pour se retrouver devant l’âtre et reprendre la respiration ainsi que de l’inspiration ! Ton rôle de quasi-modératrice, des échanges des uns et des autres, où on ne remarque aucune censure, permet aussi de créer une dynamique entre les blogueurs(es), qui n’aurait pas existé avec l’éparpillement des divers blogs sans pilotage, j’allais dire « automatique » (oui, je le confirme pilotage automatique, chaque blogueur, n’est soumis à aucune restriction, hormis peut être le respect de la bienséance). Merci Blue, pour ce blog vivant qu’est le tien et qui a su créer cet engouement pour des échanges encore et encore !

Écrit par : bizak | 11/01/2013

En effet ; et, parfois, écrire son quotidien (qui est, comme je l'ai dit, souvent l'aventure dews autres), aide à s'en distancer et à y jeter un autre regard. En bloguant, on apprend aussi beaucoup sur soi.

Écrit par : anne des ocreries | 11/01/2013

Le respect de la bienséance? Encore une nouvelle restriction? J'ai pas reçu le mémo, moi!

Écrit par : Christian Mistral | 11/01/2013

@ Christian:

Lyes...

Écrit par : helenablue | 11/01/2013

@ Bizak:

Oui, tu as raison de souligner que chacun pilote son blog comme il l'entend. J'aime c'est vrai que les individus qui passent ici aient du plaisir à y être et à deviser entre eux et avec moi, un peu comme les salons littéraires d'autrefois où s'échangeaient des propos de toute nature et entre individus passionnés et passionnants.

Le respect de la bienséance, qu'entends-tu donc par là? Veux-tu dire que certains sujets ne pourraient pas être aborder ici comme ailleurs?

Écrit par : helenablue | 11/01/2013

@ anne:

Bien sûr qu'en bloguant on apprend beaucoup sur soi, mais surtout dans l'interaction avec les autres, je crois. Le blog n'est pas un journal intime où on raconte son quotidien, il demande une écriture particulière. Du moins est-ce le sentiment que j'ai maintenant et que j'avais sans doute beaucoup moins au début. J'ai l'impression d'avoir aiguiser mon écriture et mon regard sur les choses aussi par le fait que j'ai pris conscience d'être lue. Je ne sais pas si je suis bien claire là, faut sans doute que j'y réfléchisse plus?

Écrit par : helenablue | 11/01/2013

@Héléna:je pensais surtout à la courtoisie, la politesse, sinon tous les sujets peuvent être discuté!"La bienséance est la moindre de toutes les lois, et la plus suivie",a dit entre autre François de La Rochefoucauld.
Sur le fronton de mon blog, j'ai écrit: connais-toi-toi même!
Cela veut dire, que je n'ai nulle jugement sur quiconque, mais plutôt sur moi-même!
@Christian: j'ai une seule restriction sur moi-même, c'est de commenter ce que je veux sans mémo!

Écrit par : bizak | 11/01/2013

La malséance est passée de mode, sous-estimée sinon tout uniment tombée dans l'oubli. Le progrès, il paraît. L'évolution, la civilisation, l'assomption du genre humain enfin poli, philosophe et pacifié, purgé des pétomanes et des pornographes et des provocateurs et des poilus. La bienséance a triomphé, c'est vrai. Quoique dans les faits, cela ne doive rien à l'amélioration du genre humain et tout à celle des sièges. Le confort des sièges. Où l'on pose son séant. Notre époque a rendu l'acte de rester avachi sur son cul durant longtemps beaucoup plus aisé que jamais auparavant: aujourd'hui, tout être humain peut aspirer à s'asseoir sur sa part de rembourrage et de design ergonomique, ce n'est plus un luxe réservé aux ronds-de-cuir! Bienséance pour tous, un droit de l'homme conquis de haute lutte, et qu'on va consacrer en devoir afin de s'assurer qu'il profite à tous, c'est-à-dire aussi ceux qui n'en veulent pas.

Évidemment, la malséance était moins dénigrée quand elle était mieux partagée: au temps pas si lointain où l'immense majorité du monde ne posait son séant que sur du dur et du rectangulaire, du bancal et du cloué par terre; mais enfin, les Chinois ont-ils renoncé aux baguettes juste parce qu'on a inventé la fourchette à Byzance au premier millénaire de notre ère? No sir. Les Chinois ont inventé le papier, l'imprimerie, le spaghetti et tutti quanti, mais ce qu'ils n'ont pas inventé, ils n'en veulent pas, exception faite de la bombe atomique comme de bien entendu. Continuent de piocher leur pitance avec deux bouts de bambou. Ça, c'est ce qui s'appelle se rappeler d'où l'on vient! En attendant d'inventer mieux que la fourchette. Sont patients, ces Chinois, et mauvais joueurs. Sur quoi ils s'asseyent?

Écrit par : Christian Mistral | 11/01/2013

@Bizak

Me semble que l'on n'a pas encore tout évoqué sur les blogs. Fort heureusement.
Une réalisatrice m' a rétorqué il y a peu: "hein ? mais c'est juste une page web ".
Mais tant mieux, tant mieux, le terrain est quasiment vierge. Toute cette toile blanche à éclairer, donner à voir de sa constellation est une vision submergeante d'angoisses et passionnante à souhait.

Écrit par : Laure K. | 12/01/2013

@Laurka: Cela me fait penser à un de nos diplomates, interrogé par la presse française,le jour d'un grand soulèvement en Algérie un certain 05 octobre 1988 (où l'armée a intervenu avec un massacre de 500 civils) et qui a cherché à minimiser l’évènement , en le traitant de « chahut de gamins », une casserole qu'il traîne jusqu'à ce jour et qui a mis fin à sa carrière politique.
Oui, c'est juste une page web et vierge!
Bonne journée Laurka.

Écrit par : bizak | 12/01/2013

@Laurka: (suite)-Il est vrai qu'à l'époque de 1988, les réseaux sociaux, comme facebook, n'existaient pas! On peut pardonner à ce diplomate...mais à cette réalisatrice!..

Écrit par : bizak | 12/01/2013

Pourquoi lui pardonner? Pourquoi ne le nommes-tu pas? Ils existent, les réseaux sociaux, là. Ça sert pas qu'à flagorner et saliver sur le domaine du Vent. Est-ce faire entorse à la bienséance que de nommer l'homme que tu dénonces à moitié?

Il s'appelle Ali Ammar.

Et puisqu'on est sur le sujet des règles de bienséance, politesse et courtoisie et restrictions et cetera, je ne suis pas sans savoir qu'elles varient substantiellement d'un coin du monde à l'autre, entre cultures développées de longue date chacune de son côté avant de se rencontrer. N'empêche, ça ne m'explique pas ton «emprunt» culotté, littéral et non-attribué au texte de Tayeb Belghiche (http://www.djazairess.com/fr/elwatan/105563).

Kestu m'écrivais plus tôt? Ah oui! @Christian: j'ai une seule restriction sur moi-même, c'est de commenter ce que je veux sans mémo!

Too bad. You just got the memo.

Écrit par : Christian Mistral | 12/01/2013

S'il faut tout dire en citant tous les noms des acteurs ayant participé à un événement à tort ou à raison, je vais remplir des pages et des pages. La question ici, ce n'est pas l'événement politique en lui-même, c'était connu publiquement, je n'ai rien inventé. J'ai surtout exprimé la façon dont on biaise et on fait semblant de savoir tout et on passe à côté.
Pour ce qui est de la restriction, oui je fais ce que je veux sans mémo pour répondre à ton précédent commentaire quand tu as terminé en ces termes":" J'ai pas reçu le mémo, moi! Et bien qu'est ce que j'en ai à foutre ou pas foutre du mémo, moi!
Là, je te rappelle Christian, que je n'ai pas à porter de jugement sur quiconque, alors de grâce ne me juge pas aussi!
Sinon tu peux toujours m'adresser un email et je me ferais le plaisir de te répondre. saluté.
Autre chose, je ne pardonnerai jamais à un quelconque zigoullard qui a baillonné la voix son peuple!

Écrit par : bizak | 12/01/2013

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