02/06/2013
Eros
Je suis là, alanguie, tentant d'offrir mon grand corps au soleil, le Saumur-Champigny fait son effet, mes neurones se détendent, mon esprit se défait, lâche prise, s'enfonce dans les bienfaits des vapeurs d'alcool. Mes pensées sont érotiques, terriblement, diablement, sensiblement érotiques. Maman se faisait lécher le sexe par notre chienne et affirmait que le sexe était mauvais. Papa, abusait de ses filles tout en disant être parfait. Comment alors ne pas être tourmentée. Ne pas avoir en tête des images insensées. En ce moment elles se bousculent et je les laisse venir, j'en suis presque à les désirer. Parce que je me libère. Parce que je ne veux plus avoir peur, je ne veux plus penser être mauvaise, je veux vivre mon corps, mon esprit et mon coeur comme je le désire, comme je le veux, comme ça me monte et m'envahit. Ce qu'on apelle le démon de midi n'est autre qu'un besoin insensé et réel d'être. Le sexe effraie parce qu'il révèle. Et il attire parce qu'il est source de plaisir et de vie. L'encre coule à ce sujet, la poèsie s'anime et les esprits s'échauffent. Je me délecte de découvrir qu'après tout ce parcours, il m'est permis de goûter à ce dessert interdit, ce révélateur, ce fabuleux vecteur, ce blanc-seing à soi-même. Je vis un grand bonheur. Celui d'être à mon sexe, celui d'être à ma vie.
17:44 Publié dans art de vivre, écriture, érotisme, pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : art de vivre, écriture, pensée du moment, partage, humain

