27/06/2009
à couper le souffle ...
Trio de Schubert , images de Kubrick, esthétisme et passion .
22:53 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : amour, rencontre, musique, cinéma
En réponse à Laure K.
" Quel est ton rapport, toi, avec la matière peinture?" LK

Et bien Laure, pour tout te dire, elle m'attire et ce depuis longtemps, elle exerce sur moi une sorte de fascination et un désir fou. Je dois dire que la réponse de Christian Mistral m'a étonnamment frappée , " elle en mange ", parce que oui, j'ai un réel appétit et j'aime cette matière qui me semble si vivante et si onctueuse violente à la fois et riche en émotion possible à exprimer, et puis j'aime toucher pétrir mélanger malaxer, j'aime la couleur les couleurs, j'aimerais peindre des formats immenses abstraits physiques insensés, mais je suis aussi extêmement attirée par la sculpture, pierre ou métal, le bois aussi. Je repense à cet ami, qui m'a montré tout récemment des racines d'arbre d'une beauté à couper le souffle, j'étais subjuguée et j'y voyais déjà , comment dire, souvent ça m'arrive et je ne vais pas au bout, sans doute par manque de confiance ou de courage, je ne sais pas, mais j'y voyais la forme finale, ce que j'en ferais, et je dois dire que c'était une satisfaction intime intense. Je ne sais pas si cela répond à ta question pertinente mais je ne me suis pas encore permise de franchir le rubicond, suis encore sürement tellement sous l'énorme effet de tous ces artistes que j'admire par ce qu'ils m'ont tous apportés, et par la qualité de leurs démarches. La peinture, la sculpture, la poésie, la littérature, la musique sont pour moi essentielles à la vie, à la mienne, j'ai tant appris d'elles, et de tous ceux qui en sont les créateurs que peut-être par pudeur, je n'ose pas m'aventurer, mais je vieillis, alors je crois bien que cela va me libérer, aussi paradoxal que cela puisse paraître...
La toile est une oeuvre d'Arman, Tubes.
22:06 Publié dans réflexion | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : réponse, humain, pensée, art
Odalisque

Alanguie et attentive, elle attendait. La chaleur était écrasante, suffoquante, noire, alors elle faisait comme à son habitude le moins de gestes possibles, juste un peu d'air d'éventail . Elle avait depuis longtemps ces fesses présentes et douces , cette taille marquée et les seins nourriciers, les cheveux blond vénitien et le regard bleu et intense. Elle ne se pensait pas vraiment belle mais savait qu'elle avait un certain charme du en partie aussi à sa voix caressante et basse.
Elle l'attendait, il viendrait la prendre férocement, puis avec plus de tendresse l'envelopperait de ses bras puissants avant de s'endormir en elle alors elle pourrait s'assoupir dans leurs silences confondus, le corps repu et l'âme apaisée.
09:04 | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : prose, état d'âme, art, écriture

