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17/06/2015

Aimer

Faut-il toujours qu'aimer soit associé à souffrance ? N'existe-t-il pas une façon d'aimer sans drame, sans déchirure, sans masque, sans rejet, sans ressentiment, sans exigence ? Une autre façon d'aimer, joyeuse, nouvelle, harmonieuse, une autre façon d'aimer la vie, l'autre, soi.. Plus lumineuse qu'obscure, plus généreuse que comptable, plus aventureuse, plus vraie, sans masque... Une façon d'être aussi, sans doute, un autre art de vivre... Comme disait Sénèque, ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles... Et si nous osions aimer autrement, aimer vraiment, parler vrai et tenter d'explorer une autre manière d'être et au monde et à soi... Tenter plutôt qu'attendre, surprendre plutôt que subir, franchir plutôt que rester, démonter, défoncer, inventer, s'aimer pour de vrai...

 

 

15/06/2015

Lettre à Christian Mistral

Le temps, l'océan, l'air qui nous sépare, rien n'altère ce que je ressens pour toi, rien n'altère rien, au contraire. Je polis ce que tu as découvert. Tu es mon Christophe Colomb, mon Michel-Ange, celui qui découvre l'oeuvre dans la matière... pas faute de me l'avoir écrit, crié, gueulé même parfois, et aussi poétisé, tu es un être à part, c'est un scoop pour personne, mais c'est une chance pour moi de t'avoir rencontré.

Christian, cher, je sais, j'exagère, je force un peu le trait, enfin en apparence, parce qu'au fond de moi, c'est encore plus intense. Je me fous de plus en plus de ce que va penser l'autre qui me jauge, non que je ne le respecte pas, loin de là, suis bien trop délicate pour ça, mais je trace ma route, comme la proue d'un navire en eaux troubles, et souvent je pense à cette force des mots que tu m'as insufflé, sortir de la fange, du déni, du secret, de l'horreur, de l'hypocrisie ! Quelle dose de poésie faut-il avoir, pour pouvoir voir, et pouvoir l'exprimer ?

Je t'aime, comme on aime son meilleur ami, un véritable ami, un putain d'ami. Merci.

On n'écrit pas avec le bout de ses doigts, on écrit avec ses tripes, on les expose, on les balance. Qu'est-ce que créer sans prendre le moindre risque alors que la vie elle-même se traverse sans filet ?

Je sais que tu es là, et que tu seras toujours là. 

Ta Blue

 

25/05/2015

L'art de la relation

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Chacun de nos gestes même le plus infime induit celui de l'autre, et réciproquement. Chacun de nos regards, de nos sourires, de nos battements de cils, de nos mots, de nos manières d'être... La relation est une chose fragile qui se tisse lentement avec délicatesse, implicitement, au mieux tendrement mais qui peut aussi se défaire brutalement, un coup de canif dans la soie. On est à l'abri de rien, pas même de soi-même, mais une relation est précieuse et, une relation construite sur la confiance, la sincérité et l'acceptation de l'autre tel qu'il est avec son bagage, ses désirs, son langage, peut endiguer et peut aussi forger une matière qui nous dépasse. L'amour est de cette sorte d'alliage, il donne et demande beaucoup mais surtout il permet à chacun d'exister. C'est ainsi que je le vis, c'est ainsi que je veux aimer, et l'être aussi ... Personne ne sait, tous on expérimente, on tente, on s'aventure et on s'apprend...Je ne connais rien de meilleur à ce jour, si ce n'est mettre au monde un enfant.

 

 

23/02/2015

Voyage d'amour

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J'aime m'endormir à l'ombre d'un arbre mûr, manger des frites avec mes doigts, sa présence, le doux son de sa voix grave.
J'aime quand le jour tombe, le bruit d'un pipi d'eau, le grondement de la vague, son odeur après l'amour.
J'aime les voyages, tous, les petits, les grands, les courts. J'aime quand son regard se pose sur moi et qu'il me dit qu'il a envie.
J'aime le bon vin, la terrine de lapin, les épices, le pain bio, l'amaretto, son sexe chaud, la volupté, la puissance, le contact de nos peaux, sa main entre mes cuisses, la confiture de myrtille, le miel, les framboises, le grand ciel, remplir d'air mes poumons, le poisson, gémir, jouir.
J'aime aussi les ballades dans les rues de Paris, de Rome, de New-York, Londres, Syracuse, les ballades pieds nus sur le sable, les ballades en montagne, en forêt, sur le lac, en pleine mer, les ballades nocturnes, l'été, l'automne, l'hiver, les printanières. J'aime l'attendre...
J'aime qu'il me déshabille. J'aime être nue, partout, là, là , là et dans ses bras.
J'aime le bleu, les pâtes, mes cheveux, Nicolas de Staël, la beauté des femmes, l'Afrique du Nord, la noire, les rythmes, les mots, la musique, les folies, l'imprévu, l'aventure. J'aime que ça dure...
J'aime penser à tout et à rien, suivre mon corps, suivre le sien... Me retrouver loin, loin, loin...
J'aime aimer, j'aime l'amour, j'aime faire l'amour, j'aime toujours tous les jours, j'aime cette vie qui anime mon corps, mes sens et mon esprit.
J'aime goûter, vibrer, écrire.
J'aime ressentir.

Il fait toujours beau au-dessus des nuages...

 

 

09/01/2015

De le force de l'amour

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13/11/2014

Je me défends de toi

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- Auguste Rodin -

 

Je me défends de toi chaque fois que je veille,
J'interdis à mon vif regard, à mon oreille,
De visiter avec leur tumulte empressé
Ce cœur désordonné où tes yeux sont fixés.
J'erre hors de moi-même en négligeant la place
Où ton clair souvenir m'exalte et me terrasse.
Je refuse à ma vie un baume essentiel.
Je peux, pendant le jour, ne pas goûter au miel
Que ton rire et ta voix ont laissé dans mon âme,
Où la plaintive faim brusquement me réclame...
--Mais la nuit je n'ai pas de force contre toi,
Mon sommeil est ouvert, sans portes et sans toit.
Tu m'envahis ainsi que le vent prend la plaine.
Tu viens par mon regard, ma bouche, mon haleine
Par tout l'intérieur et par tout le dehors.
Tu entres sans débats dans mon esprit qui dort.
Comme Ulysse, pieds nus, débarquait sur la grève;
Et nous sommes tout seuls, enfermés dans mon rêve.
Nous avançons furtifs, confiants, hasardeux,
Dans un monde infini où l'on ne tient que deux.
Un mur prudent et fort nous sépare des hommes,
Rien d'humain ne pénètre aux doux lieux où nous sommes.
Les bonheurs, les malheurs n'ont plus de sens pour nous;
Je recherche la mort en pressant tes genoux,
Tant mon amour a hâte et soif d'un sort extrême,
Et tu n'existes plus pour mon cœur, tant je t'aime!
Mon vertige est scellé sur nous comme un tombeau.
--Ce terrible moment est si brûlant, si beau,
Que lorsque lentement l'aube teint ma fenêtre,
C'est en me réveillant que je crois cesser d'être...

 

- Anna de Noailles - 

 

07:23 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art, poésie, amour, émotion, partage, humain

21/09/2014

Trente ans

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On a toujours loisir de choisir dans la vie. J’ai choisi il y  a juste trente ans de mettre au monde mon enfant, contre et malgré l’avis de mes parents, et chaque fois que j’y pense, je me dis que j’ai bien fait, pourtant  sans le savoir j’avais mis le feu aux poudres. Et j’ai lutté, lutté, lutté. Quand maman est entrée ce jour là dans ma chambre me demandant d’avorter, j'avais 19 ans, j’ai refusé. Je ne sais toujours pas comment j’ai fait.

Mon fils a eu trente ans aujourd’hui. Trente années. Merci la vie, merci à lui !

 

17/09/2014

Plus je vieillis...

 

" Plus je vieillis , et plus je trouve qu'on ne peut vivre qu'avec les êtres qui vous libèrent , qui vous aiment d'une affection aussi légère à porter que forte à éprouver."



- Lettre d'Albert Camus à René Char -

 

 

21/07/2014

ma soeurette

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Il y a 45 ans elle venait au monde, j'avais quatre ans... On en a fait du chemin ensemble, on en a vécu des trucs en tout genre, des pires comme des meilleurs et on continue à tenter de mettre notre petite pierre à l'édifice d'une humanité meilleure... Bon anniversaire, soeurette, je t'embrasse et je pense un peu plus à toi aujourd'hui comme chaque année depuis ce premier 21 Juillet...

 

  

20/07/2014

Dancing Queen !

 

Hey, hey, Merci Laure !! Yes !!

 

13/07/2014

Avancée

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. J’ai multiples interactions en tête et c’est parfois difficile de faire le tri. A trop penser, on se noie, on s’oublie. Pourtant malgré ces brainstormings intenses, il reste les priorités : l’amour et l’amitié.

J’ai eu un bonheur immense à l’entendre parler des blogs, c’est mon cher et grand ami, l’incontournable, le chef de la tribu, mon Black Angel et c’est ici. J’ai eu aussi une émotion intense à avoir par blog interposé de ses nouvelles, c’est une vieille amie au sens de la durée et de l’intensité : Sandy. – Hello ma belle ! Quels panaches !

Et puis, toujours pareil ma façon d’être au monde… Ce déjeuner avec deux de mes fils à qui je parle de leur famille maternelle dont ils n’ont jamais entendu parler… Et ce dîner hier soir, si sympathique avec des individus vrais et cools, ouverts, sensibles, intéressés par l’autre. C’est rare. On s’est régalé d’une terrine incroyable aux poireaux et saumon rose et ensuite d’un gigot sur son lit de patates à damner un chevalier de Game of Thrones ! La vie est toujours pleine de surprises si on veut bien les saisir…

Pourtant, je ne suis pas dans une période euphorique, je traîne encore des casseroles, des doutes et des désillusions. Même quand on est attentif et plus présent, on peut se planter parce qu’on a en face de soi une autre entité, un autre mode de penser, de vivre, de voir la réalité. La sagesse dans la relation demande un temps inconsidéré et une expérience sensible et raffinée.

J’apprends. Toujours un peu plus, toujours à mes dépens, pour l’instant.

J’avance.

Merci à vous.

Merci Christian.

 

10/07/2014

L'amour

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C’est complexe la vie, c’est complexe. Parfois on a sous la main tout « pour » et on ne mesure pas, on rate sa chance, on rentre seul, on maugrée dans son coin, parfois à l’inverse, c’est trop qui nous arrive, submergé, dérouté, enthousiasmé, on reste sans voix et on en perd tout contrôle de soi ! C’est mal fichu l’existence, c’est pas comme dans les contes de fée, c’est  pas clair, pas ficelé, pas forcément de happy end, il y a toujours tout, tout le temps à réinventer, fait chier ! Moi j’ai pensé longtemps, et ça fait presque autant de temps que je n’y pense plus, que tout était possible et tout était surtout joli et plein de fantaisie… Quelle gourde ! Rien n’est possible sauf si tu t’y mets, rien ne se fait si tu ne mets pas la main à la pâte, et pire ! Il faut que tu te lances la première dans le vide parce que comme ça tu traces la place, hey, hey… On ne récolte que ce que l’on sème, anyway ! A force de vouloir tout contrôler, tout parfaire, tout prendre en main, on devient ce que l’on est. Et puis certains jours, on le regrette… On a envie aussi d’être cette petite chose qu’on prend dans ses bras et qu’on protège … Oh ! ça ne dure pas… Rien ne dure en ce monde si on ne le souhaite pas, si on œuvre pas pour, si on ne comprend pas que ce qui dure et perdure c’est l’amour… Et l’amour est le plus exigeant des thérapeutes que je connaisse, le plus tenace, le plus généreux aussi. L’amour, c’est la vie.

 

 

22/04/2014

De l'amour

Au nom de quoi ne faudrait-il aimer qu’une seule personne dans sa vie, au nom de quoi aimer une personne empêche d’en aimer une autre, pourquoi ne pourrait-on pas aimer en même temps sept hommes, dix femmes, trois enfants et ce d’un amour tout aussi important et ravageur. D’où vient cette idée qu’il faut restreindre son cœur ? J’aime. J’aime aimer, j’aime l’être aussi et pourquoi ne pourrais-je pas, en plus d’ouvrir mon regard sur le monde et mon esprit, ouvrir tout grand mon cœur ?

 

 

17/04/2014

Amoureuse de l'amour même

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- Josefine Clemens -

 

"Dans l'amour, sans doute, toutes les femmes ont de beaux yeux. Mais celle-ci, l'amour la jette dans le désordre de l'âme (choix volontairement stendhalien du terme) un peu plus avant que les autres femmes. Parce qu'elle est davantage que les autres femmes "amoureuse de l'amour même".

- Marguerite Duras -

 

 

24/03/2014

Noces de perle

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Nous voilà tous les deux, trente années après à reprendre comme nous le faisons chaque jour notre bâton de berger. Une relation s’entretient, se cultive, s’ajuste sans cesse. Un amour qui perdure avec autant d’émerveillement pendant tant de temps est comme un plat qu’on surveille sur le feu et auquel on ajoute les ingrédients pour arriver au résultat que l’on désire. Volonté, humilité, don de soi, ouverture à l’autre et sens de l’entreprise… La magie de l’amour entre deux êtres opère si chacun s’aime davantage au contact de l’amour de l’autre et si chaque acte, pensée et parole rend l’autre plus libre et plus en harmonie avec lui –même. Comment penser donner ce qu’on ne possède pas, comment penser recevoir ce qu’on ne s’offre pas, comment aimer si on ne s’aime pas ?

Au cours de toues ces années en compagnie de cet homme magnifique et patient, j’ai appris qu’aimer l’autre implique, qu’aimer l’autre ça n’est pas attendre de l’autre ce qu’on n’a pas en soi, ce qu’on a pas reçu, qu’aimer est une aventure humaine qui oblige au chemin vers soi et que pour aimer vraiment l’autre tel qu’il est cela demande de s’accepter tel que l’on est: faillible, tourmenté, passionné, impuissant, créatif, humain.

Une vie heureuse n’est pas un secret perdu. Et même si une vie ne peut être linéairement heureuse, il y a toujours des obstacles, des épreuves, des dépassements, des prises de conscience douloureuses, des éboulements, la confiance qu’on a dans le sentiment qu’on éprouve, la confiance qu’on a dans celui ou celle qui nous accompagne et plus généralement la confiance qu’on a dans l’amour qui unit et qui grandit chacun des protagonistes fait que c’est le bonheur qui subsiste et dont on se rappelle et qu’on transmet par sa façon d’aimer. Le précieux de l’existence est transmissible par notre être au monde et par l’aptitude qu’on acquiert à s’ouvrir à ce monde.

Noces de perle. Parce que ce qui nous unit à cette valeur ronde, douce et polie, j’en aime l’image. Je nous souhaite d’encore nous aventurer, d’encore nous enrichir l’un l’autre, d’encore nous épauler et nous entendre comme nous le faisons depuis trente ans et je souhaite que ce lien romantique et romanesque qui nous  attendrit chaque fois qu’on y pense et qui embellit notre vie soit une source inspirante de beauté et d’amour vers autrui…

 

 

12/03/2014

Vivre encore ...

 

 

  

25/02/2014

Les trois frères

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22/01/2014

Il faut beaucoup aimer les hommes...

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Avant-hier soir, j'étais au restaurant sur l'île Saint Louis en compagnie de mes deux amies, mes deux L. ... Délicieuse soirée. Nous étions heureuses de nous retrouver toutes les trois, heureuses de deviser, d'échanger et d'interactiver. A la fin du repas, en reprenant mon manteau, j'aperçois derrière moi un homme attablé devant un verre de vin blanc, un livre à la main. Le titre du livre m'interpelle et je lui dit, il me sourit et à son tour me lance: " La phrase de Duras en exergue est bien meilleure encore! " me tendant son bouquin afin que je la lise. Je me précipite alors vers mon sac pour prendre mes lunettes et je lis, et souris :"savoureux ! Je suis tout à fait d'accord..." Là, son sourire s'agrandit : " Je m'en doutais... "

 

 

16/01/2014

Femme regardant un homme endormi

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- Pablo Picasso -

 

00:12 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : art, peinture, émotion, amour, partage, humain

07/01/2014

Être

La mort d'un être nous ramène à notre être vivant. Tant que nous sommes en vie, nous pouvons, nous oeuvrons, nous pensons, nous passons, nous investissons, nous faisons des plans sur la comète, nous exigeons, nous nous trompons, nous aimons, nous acceptons, nous essayons, nous nous pensons à l'épreuve du temps, cuirassés, armés, pensants, et nous oublions à quel point nous sommes fragiles, vulnérables, sensibles, humains. Notre vie en nous est notre seul trésor. Notre vie transmet, réconforte, permet, dans le meilleur de nous. Cultivons ce meilleur, c'est le meilleur qui puisse arriver à chacun d'entre nous. Mourir, c'est notre lot, pour certain trop rapide, injuste, inapproprié. Mourir, c'est notre finalité. Mais entre naître et mourir, il y a vivre, et là, on a tout à jouer ! Tout à penser, tout à écrire, tout à peindre, à chanter, danser, aimer, transmettre et réaliser, réaliser, aimer et vivre...