06/10/2011
J+365

- Black Angel and Blue, Parc La Fontaine, Montréal , Octobre 2010 -
C'était il y a un an. Je traverse avec Christian le parc La Fontaine pour rejoindre l'Absynthe où une soirée mémorable est prévue pour la sortie des Corpuscules de notre amie commune Sandra. Y seront présents tous les tribaux ou presque, tous ceux avec qui je converse virtuellement au travers de ce prisme qu'est le blog. Je suis émue, je suis doublement voire triplement émue. D'abord d'être près de celui qui compte tant pour moi, l'écouter me parler pour de vrai, l'entendre soupirer, le sentir vivre, prévoyant et prévenant. Il tient à la main son sac blanc plein de livres qu'il doit déposer à la grande bibliothèque avant de festoyer, la fameuse où la veille nous nous sommes rencontrés de chair pour la première fois. L'émotion est à jamais gravée dans ma mémoire, j'ai tant attendu ce moment. Je nous entends encore apprendre à nous connaître mieux et à nous apprivoiser l'un et l'autre cette fois-ci de corps à corps et non plus d'âme à âme comme nous l'avions fait au travers de notre énorme échange épistolaire par mails. L'expérience vaut plus que la peine d'être vécue! C'est la première fois de ma vie que je rencontre quelqu'un que j'ai le sentiment de connaître et qui me connais aussi intimement sans jamais l'avoir vu. La magie opère. Nous sommes l'un et l'autre, l'un avec l'autre comme si nous nous étions quittés la veille. C'est fascinant. Doublement émue, oui, Montréal m'inspire et m'interpelle, j'ai du plaisir à découvrir cette ville et à m'y frotter de plus près. Triplement enfin, face à ce qui m'attend dans une heure à peine, l'intensité prévisible de ce rendez-vous étonnant et fou avec tous mes amis outre- océan.
C'était il y a un an, le temps file. Si je m'écoutais je ferais de nouveau le voyage pour goûter aux sensations douces, chaudes et conviviales que j'ai pu déguster cette fois là. D'autant que Black Angel me manque. J'aimerais retraverser une fois encore avec lui ce parc, refaire cette ballade dominicale superbe du Mont Royal au quartier chinois, re-goûter à son fameux pâté, retrouver ses puissants éclats de rire, ses coups de gueule imprévisibles et l'ardeur de ses grands bras forts. Il le sait, je l'aime, et j'aime lui dire une fois encore. On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime combien on les aime, je ne sais pas pourquoi on devrait s'empêcher de le faire puisque c'est si bon d'aimer et de le dire, de l'être et de se l'entendre dire. Un océan ne sépare pas deux coeurs aimants et le temps n'a pas de prise sur une amitié de cette nature, je veux le croire, j'en ai besoin. J'ai besoin aussi de savoir que tous mes amis québécois existent, qu'ils sont là, et qu'ils pensent parfois à moi tout comme je pense si souvent à eux, à leur manière si singulière et si touchante de m'avoir accueillie, à leur langue truculente et savoureuse en diable, à cette générosité qui les caractérise.
C'était il y un an, presque jour pour jour. J'y pense et je souris. Quel délicieux souvenir...
06:39 Publié dans amitié, Blog | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : blog, amitié, amour, christian mistral, québec, montréal, tribu, rencontre, voyage, humain

