25/03/2012
"Il nous reste à inventer d'inimaginables nouvelles idées"
"Oui, depuis quelques décennies je vois que nous vivons une période comparable à l'aurore de la Paideia, après que les Grecs apprirent à écrire et démontrer ; semblable à la Renaissance qui vit naître l'impression et le règne du livre apparaître ; période incomparable pourtant, puisqu'en même temps que ces techniques mutent, le corps se métamorphose, changent la naissance et la mort, la souffrance et la guérison, les métiers, l'espace, l'habitat, l'être-au-monde...
Face à ces mutations, sans doute convient-il d'inventer d'inimaginables nouveautés, hors les cadres désuets qui formatent encore nos conduites, nos médias, nos projets adaptés à la société du spectacle. Je vois nos institutionsluire d'un éclat semblable à celui des constellations dont les astronomes nous apprirent qu'elles étaient mortes depuis longtemps déjà...
Je voudrais avoir dix-huit ans, l'âge de Petite Poucette et de Petit Poucet, puisque tout est à refaire, puisque tout reste à inventer. Je souhaite que la vie me laisse assez de temps pour y travailler encore, en compagnie de ces Petits, auxquels j'ai voué ma vie, parce que je les ai toujours respectueusement aimés."
13:45 Publié dans art de vivre, philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : michel serres, éducation, invention, philosophie, réflexion, jeunesse, avenir, inspiration, devenir, partage, humain
Joan Mitchell



" Peindre c'est une manière de se sentir vivre."
- Joan Mitchell -


" Sentir, exister vivre, je pense que c'est la même chose, mais la qualité n'est pas la même. Exister, c'est la survie, cela ne veut pas nécessairement dire sentir. Vous pouvez dire bonjour et bonsoir. Sentir, c'est quelque chose de plus, ce n'est pas simplement survivre."
- Joan Mitchell -



Joan Mitchell est née en 1925 à Chicago. Elevée par sa famille fortunée, son père était un médecin célèbre, elle se tourna très vite vers les arts. En 1942, elle s'inscrivit au Smith College qu'elle quitta en 1944 pour le Art Institute of Chicago. Elle y reçut son diplôme (Bachelor of Arts degree) en 1947 et un autre diplôme (Master of Fine Arts) en 1950. Elle étudia aussi à l'école de Hans Hofmann à New York et voyagea en France, Espagne et en Italie. Dans les années 1950, elle était considérée comme un élément essentiel de l'École de New-York.
Son travail a été influencé à ses débuts par Vincent Van Gogh, Paul Cézanne, Wassily Kandinsky, puis par Franz Kline et Willem de Kooning, entre autres.
En 1955 Joan Mitchell s'installa en France pour rejoindre son compagnon le peintre canadien Jean-Paul Riopelle, avec lequel elle eut une relation longue, riche et tumultueuse. Ils n'habitèrent pas ensemble et conservèrent des ateliers séparés, mais dinaient et buvaient ensemble tous les jours. Ils habitèrent d'abord Paris, avant de déménager à Vétheuil, un village du bord de la Seine près de Mantes-la-Jolie dans la maison où vécut Claude Monet avant de s'installer à Giverny.
Elle mourut à Vétheuil en 1992.
Les œuvres de Joan Mitchell sont souvent de grandes dimensions, couvrant deux panneaux. Ses tableaux sont très expressifs et émouvants.
(Source Wiki)



" Je veux simplement faire qu'une surface fonctionne. c'est juste une utilisation de l'espace et de la forme, une ambivalence des formes et de l'espace. Le style en peinture a à voir avec les étiquettes. beaucoup de peintres sont obsédés par la volonté d'inventer quelque chose. Tout ce que je voulais, c'était peindre. j'avais une telle admiration pour les grands peintres. Si tu étudies de près un Matisse, la manière dont la peinture est poséee et la manière dont le blanc est mis. Moi, je voulais poser la peinture comme Matisse. J'y ai travaillé dur il y a très longtemps."
- Joan Mitchell -



08:14 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : art, peinture, joan mitchell, rencontre, femme, partage, humain

