28/04/2014

Angoisse

Je n’aime pas me sentir ainsi. Démunie. Je n’aime pas me sentir ainsi désarmée, vulnérable, apeurée. Pourtant, je le suis. Après une nuit d’angoisses sourdes sans visage et sans sens, je me suis levée nouée, la peur au ventre. Impossible de mettre des mots sur cette peur envahissante et profonde, impossible de comprendre pourquoi elle se réveille et pourquoi elle me donne envie d’hurler et de fuir. Je suis coincée. Je me sens prisonnière. Acculée. Inhibée. Impossible de décider, d’agir, de remuer. Pourtant, je sais avoir sans doute en moi quelque part la solution, le moyen d’en découdre, le moyen de la tenir à distance à défaut de la résoudre.

Avant-hier, une de mes amies me présente sa fille revenue de six mois d’absence :" tu te rends compte elle va avoir vingt ans, demain ! On aimerait avoir vingt ans avec ce qu’on sait maintenant, n’est ce pas ?"

Non, je n’aimerais pas ça. C’est bon aussi de ne pas trop en savoir. C’est bon de penser qu’on a devant soi l’espoir. C’est bon de penser que la peur est passagère, qu’on a toute la vie devant soi. Chaque chose en son temps.

En attendant, ça me fait mal en dedans, et je me sens coupable de je ne sais quoi et j’ai beau tenter de me raisonner et de relire, revoir, repenser, je suis pétrie de frayeur à l’idée de mourir sans avoir pu accomplir ce pourquoi je me suis battue, ce pourquoi j’ai tant souffert, cette vérité si compliquée et cette vie qu’il m’a fallu mener pour l’appréhender et l’accepter.

J’ai encore bien du chemin vers la sérénité…

 

 

Commentaires

Accomplir "ce" pourquoi tu t'es battue.
Qu'est-ce que tu dois accomplir, Blue ?

Écrit par : Lorka | 29/04/2014

Une sorte de transmission, de message du fruit d'une expérimentation... Mais peut-être n'est-ce pas possible, peut-être n'est-ce qu'une illusion qui m'aide à vivre... Tu sais comme je me pose toujours un tas de questions !!

Écrit par : Blue | 29/04/2014

Écrire un commentaire