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27/06/2012

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podcast

- Seila - Chet Baker -

 

 

Il faut sans doute être dans le commerce pour bien comprendre l'horreur que peut-être le premier jour des soldes. C'est aujourd"hui, c'est tout à l'heure. Prise en tenailles entre l'indispensable besoin pour l'équilibre de l'entreprise de déstocker après une saison difficile et compliquée et le rejet que j'ai de cette ambiance de foire où plus rien ni personne n'est repecté, je me prépare une nouvelle fois à affronter cette journée de consommation à outrance. Pour certains et certaines, qui ont moins les moyens que d'autres, c'est une journée qui leur ouvre des horizons et leur permet de se faire plaisir à moindre coût mais, pour beaucoup d'autres, c'est du n'importe quoi comme s'il fallait absolument acheter parce que la bonne affaire est à faire et peu importe le besoin, l'envie ou même la qualité de ce qu'on achète puisque on ne s'intéresse alors qu'au prix. Il faut être sur le terrain pour voir comment alors on nous parle et dans quelles conditions on doit faire son métier, comme si on devait soi-même aussi se solder. Pour ma part j'y renonce et reste moi-même, continuant à défendre ce pourquoi je crois et à conseiller. Je n'arrive pas à brader ma façon de faire sous prétexte que le climat le permet et même l'encourage, mais j'appréhende, je sais que je vais en baver, qu'il va falloir gérer les mouvements de foule et les sautes d'humeur, voire même certaines tensions entre clientes désirant le même objet! Je n'ai qu'une envie, méchapper... Par chance, on peut être là et penser à un autre endroit, je pars avec cette image et vais tenter au cours de cette journée de ne pas trop me laisser entraîner et prendre de la hauteur pour ne pas être ce soir, définitivement entamée.