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25/01/2009

La fessée

arton737-104x200.jpgJe lis rarement le journal , mais ce matin , une fois n'est pas coutume je l'ai feuilleté et je suis tombée sur cet article sur l'abolition de la fessée qui devrait arriver en France , cette année . Je savais que la Suède avait été le premier pays a adopter cette loi , j'ignorais en revanche que les Pays-bas , la Grèce , le Portugal et l'Espagne lui avaient emboîté le pas ; d'après cet article la France reste indécise et partagée sur le sujet ...

C'est drôle , la semaine dernière , je dînais avec mon fils aîné et nous parlions justement de cette fameuse gifle dont il se souvient , qui lui fait encore mal, reçue par son père à la volée , en pleine rue , une des seules d'ailleurs , sans doute est ce pour cela qu'elle l'a tant marqué , et aussi de ces fessées que sous la colère , je m'étais permise ; je reconnaissais que c'était moi que ça soulageait et qu'avec le recul , en aucun cas je ne pense que cela est pu être bon pour lui .

Moi , mon père me faisait venir vers lui , et il enlevait son ceinturon ; un rituel beaucoup plus humiliant et moins spontané je dois dire , mais le plus humiliant de tout , plus encore , c'est que je devais moi-même soulever ma jupe et présenter mon petit derrière à la colère patriarcale . Rien que de l'écrire , la bouffée de honte remonte !

images.jpegMaman avait une autre technique , terriblement efficace, elle avait acheté un martinet aux lanières multicolores , et il suffisait qu'elle le brandisse , en me regardant après l'avoir juste utilisé une ou deux fois peut-être ! Là tous pleurs, cris, refus ou désobéissance s'arrêtaient net ! Jusqu'à 5 ou 6 ans , ensuite elle n'a plus eu besoin de sortir quoique ce soit , elle faisait son regard " martinet " et ça suffisait ; j'avais intégré !!

Hum , pas des pensées très gaies pour un Dimanche matin , mais pourtant , je relis cette phrase ironique du journal : " Quand on frappe les adultes , c'est une agression . Quand on frappe les animaux, c'est de la cruauté. Quand on frappe les enfants  c'est pour leur bien " !!  Et ce médecin militant qui dans son rapport démontre la corrélation entre la violence reçue par un sujet et le multiplication d'accidents et de maladies psychosomatiques . Alors ?

Mon être avait trouvé la solution et a occulté pendant plus de vingt ans toutes ces épreuves , j'ai somatisée , ça et tout le reste , toute cette maltraitance emagasinée , maintenant , c'est sorti de moi et je n'ai plus toutes ces tensions internes . Je ne sais pas si interdire la fessée est une bonne chose en soi , peut-être , cela permet de prendre conscience , je crois surtout qu'il faudrait expliquer les conséquences de la violence sur un enfant , expliquer que c'est le même cerveau qui perdure du bébé à l'adulte et peut-être essayer de comprendre ce que ressens l'enfant face à ce geste ! Et puis lire ou relire Alice Miller ...

 

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Commentaires

Légiférer contre la fessée ? A froid, comme ça, je dirais que ça me semble délirant ou disproportionné.
En tant qu'enfant, j'ai eu droit aux mêmes choses, cienture, martinet, fessées etc. Franchement pas traumatisantes.
Je crois qu'il faut à chaque fois remettre les choses dans leur époque et relativiser. Ce n'était pas de la torture, même si je m'en serais bien passé.
En tant que père, j'ai le souvenir de quelques écarts, donc réactions exagérées, dont j'en prends 1 totalement à charge tellement c'était débile.
Enfant d'abord, parent ensuite, j'ai eu la chance que tout ça se passe dans un milieu sain où l'amour n'a jamais manqué. C'est bien sûr l'essentiel, même si c'est facile juste de le dire.
De là à légiférer ?

Écrit par : Claudio | 25/01/2009

Je crois que si on pense devoir se servir de la fessée pour faire comprendre quelque chose, c'est qu'il y a un réel problème de comm.

Je ne crois pas en la fessée, bien évidemment. S'il faut recourir à cela pour arriver à qqe chose, c'est réellement pathétique.

Je profite de l'occasion pour suggérer un livre sur la violence physique (et surtout psychologique) exercée sur un enfant: Vipère au poing d'Hervé Bazin.

Après une telle lecture, on comprend l'inutilité de la violence, signe d'un manque d'amour évident.

Écrit par : Inukshuk | 25/01/2009

@ Inukshuk : Complétement d'accord avec toi ,et le livre d'Hervé Bazin , oui , en est un bon exemple . Plus encore que la violence physique , la violence psychologique détruit , ou entame en tout cas , et je l'ai vécu suffisamment pour témoigner des dégâts qu'elle occasionne .
la violence , quelle qu'elle soit à l'égard d'un enfant , dénote d'un manque d'amour évident , c'est exact , et l'enfant lui le perçoit comme tel !
Merci de ton commentaire , Inuk .

Écrit par : helenablue | 25/01/2009

@ Claudio :sans doute légiférer pour faire prendre conscience que l'on peut faire autrement avec un enfant , il peut comprendre par d'autre moyen que la violence les limites , une " éducation " n'est pas un " dressage " !

Écrit par : helenablue | 25/01/2009

Une loi contre la fessée ?! Contre les coups, je veux bien, mais la fessée...qui se donne avec les mains et sur un endroit charnu où paraît-il "ça calme"...on donne dans le n'importe quoi. Je n'en ai jamais reçu, ou, du moins je ne m'en souviens pas ! Mais ma mère avait elle aussi un martinet avec lequel elle courait après les 2 frères les plus terribles, qu'elle rattrapait rarement. Le soir le martinet ne frappait que la couette ou le polochon. On a bien ri.
Perso, j'ai donné une seule fessée (avec les mains) à ma fille quand elle avait 8 ans, elle avait les fesses rouges mais n'a pas pleuré, et je dois dire que cela a été efficace.
Est-ce que cette Loi sera aussi applicable pour les sados-masos ?
:-)

Écrit par : | 25/01/2009

@ Mû : Hum ... à priori cette loi ne concerne pas les fessées entre adultes !

Écrit par : helenablue | 25/01/2009

Ouf ! Je suis sur un ordi anglo et comme y a pas les accents, je croyais que la France allait interdire la fesse ! Ça serait dommage. Enfin, si la France veut interdire la fesse, je propose d'interdire la France. Ou même, puisqu'il y a vite, de nos jours, entre le french-kiss et la fesse, carrément (ou rondement), frenchons la fesse.

Écrit par : McComber | 25/01/2009

@ Mc Comber : :-) , pas de danger de ce côté , pas d'interdiction de prévu !!
Tu peux rouler tranquille !

Écrit par : helenablue | 25/01/2009

Je crois que la fessée ne vient pas toute seule dans l'esprit de celui qui la donne à moins qu'il soit naturellement sadique. Le problème de décider de donner une fessée est un problème de perception de la réalité : l'adulte estime que l'enfant a fait une bêtise et l'enfant ne s'en rend pas compte à moins qu'il le fasse exprès pour que les parents sortent de leurs gonds (ce qui arrive plus souvent qu'on ne pense). C'est maintenant la vague des enfants hyperkinétiques : une maladie dont les enfants ne seraient pas responsables (surtout ne me dis pas que la société n'a rien à voir dans ce développement.)

Notre société a fait des êtres humains y compris des enfants des êtres irresponsables, c'est la faute des gènes, des parents, de la mère surtout etc... Donc pas de responsabilité, pas de punition. Encore moins physique. Une fessée donnée avec modération n'a jamais fait de mal à personne. Mais un adulte excédé a beaucoup plus de force qu'il ne devrait et risque de blesser son enfant.

J'ai connu l'époque du martinet et j'étais loin d'être un ange (sans être un démon pourtant). Ma mère jouait du martinet et mes frères et soeur ont fini par le cacher quelque part. Alors quand j'étais insupportable, elle courait après moi autour de la table et comme j'étais très vive, n'arrivait pas à me rattraper, elle s'est lassée. De papa qui était le calme absolu, je n'ai reçu qu'une fessée...à coups de pantoufles, quelle honte pour moi, cette fessée m'a fait moralement plus de mal que tous les coups de martinet de maman...
J'ai moi, en tant que parent donné quelques bonnes claques sur le derrière de ma seconde fille qui était souvent déchaînée, elle ne me l'a jamais reproché et nous nous entendons à merveille.
Tout est question de mesure et d'environnement affectif.

Légiférer sur la fessée ? Je n'en vois pas l'utilité. Par contre responsabiliser les parents face à la violence envers leurs enfants et responsabiliser l'entourage en cas de sévices, oui.
Et aussi ne pas accepter de la part des jeunes cette violence soujacente et qui s'exprime de plus en plus et de plus en plus fort. Combien ai-je rencontré de jeunes enseignants traumatisés par des classes violentes, combien n'abandonnent-ils pas l'enseignement pour garder leur intégrité physique face à ce fléau. Oui apprendre aux jeunes à canaliser leur énergie et les en rendre responsables eux aussi au lieu d'en faire des enfants tyrans et bourreaux.

Pardon pour les longueurs, mais tu sais bien Helena que tu réveilles les consciences...

Écrit par : Saravati | 25/01/2009

@ Saravati : Tes commentaires sont toujours ici , les bienvenus , je les apprécie personnellement beaucoup .

Oui , je te rejoins sur la question de mesure et d'environnement affectif . ce qui me frappe d'ailleurs dans ton commentaire comme dans celui de chez Mû , c'est cette capacité que vous aviez enfant de contourner l'obstacle , d'en rire , de pouvoir échapper à la punition ; ce qui n'était pas mon cas , le climat de terreur psychologique était beaucoup trop présent , une seule fois je me souviens petite je me suis enfuie , et la punition a été deux fois plus intense , maman m'a alors enfermée dans le placard de sa chambre et la correction est venue de mon père , implacable et surtout extrémement humiliante , violente et cruelle .

Pas d'amour possible , comme cela aurait-il pu être , eux mêmes n'avaient pas reçu cet amour , et mon père a eu une enfance des plus criminelles , ceci explique cela , la dure loi de l'héritage si les consciences ne se réveillent pas !
Et si on ne coupe pas la chaîne transgénérationelle ...

Alors légiférer sur la fessée , si cela ouvre un débat et permet des témoignages d'ouvrir ce débat , cela est peut-être bénéfique , néanmoins je pense tout comme toi que responsabiliser est plus important .
Ne peut-on envisager que la violence sous-jacente des jeunes serait directement lié à justement ce manque d'amour et cette maniére d'élever les enfants proche de la pédagogie noire , faite d'interdictions à l'emporte piéce , de manque d'amour et de sens et du manque de respect .
ces enfants tyrans ne sont-ils pas des enfants victimes en premier lieu , et que faire pour les sortir de cette spirale de la victimisation et de la violence ?

N'y a-t-il pas d'autres moyens pour faire comprendre à l'enfant les limites ?

Si, je crois , si l'adulte a fait le travail sur lui-même et assure son autorité par son charisme et sa confiance dans la vie , l'enfant le sent .

Le sujet est loin d'être réglé , et la maltraitance des enfants non plus , et pourtant c'est important , les enfants d'aujourd'hui sont les adultes de demain.

Écrit par : helenablue | 25/01/2009

J'ai connu aussi le martinet, il était "rangé" dans la cuisine, derrière la bouteille de gaz. Bleue, la bouteille de gaz. J'aimais, évidemment, le "planquer" et j'imagine que cela faisait sourire mes parents. Qui n'abusaient guère de l'outil. En fait, quelques baffes, quelques coups de poing dans l'épaule, mais globalement, peu de souvenirs traumatisants de la gestuelle parentale.
Pourtant, lorsque je suis devenu papa, j'ai scellé un pacte avec moi-même. Ne jamais frapper mes enfants. Jamais. Je crois que c'est à force d'avoir entendu ma mère dire que c'était un aveu de faiblesse de la part des adultes, le fait de frapper un enfant. Je crois aussi que c'est une question de cohérence avec soi-même. Je n'ai jamais frappé un adulte. Enfant, je ne me suis jamais battu non plus, si ce n'est sur un terrain de foot avec quelques tacles dont je n'ai jamais été très fier.
Un "grand" qui tape un "petit", c'est moche.
Pourtant, ça démange des fois d'allonger une bonne taloche :-)
Faut-il une loi pour interdire la fessée ? Le bon sens voudrait que non. La réalité de notre société malade veut que oui, je crois. Il y a tellement de discernements qui se perdent... Maintenant, une loi n'est qu'un texte... Rien n'empêche de "bosser les consciences" quitte à devoir d'abord réveiller les non consciences...

Écrit par : Didier | 25/01/2009

@ Savarati,

Je suis franchement étonné par ton propos. Je ne cautionnerai jamais la fessée de quelque manière, faute de quoi celui qui donne la fessée mériterait sans doute une dose deux fois plus forte sous ma propre gouverne. Ou un bon coup de pied au derrière, gracieuseté de mes jarrest bien musuculeux et vigoureux.

En réaction à ceci:

"J'ai moi, en tant que parent donné quelques bonnes claques sur le derrière de ma seconde fille qui était souvent déchaînée, elle ne me l'a jamais reproché et nous nous entendons à merveille.
Tout est question de mesure et d'environnement affectif."

Je dirais que ta fille n'a justement pas voulu s'exposer à davantage de sévices de ta part et qu'elle a tâché de faire à ton goût pour ce faire. Dans ces conditions, les enfants risquent de ne pas s'émanciper et se découvrir, à mon humble avis.

Je refuse de croire que des enfants sont fondamentalement de mauvaise foi et que pour cette raison ils méritent la fessée. Et je persiste à croire que le fléau des hyperkinétiques est justement une invention des parents abuseurs. "Oh, ils sont devenus insupportables!" Qu'est-ce qu'une fessée réussit à corriger chez l'enfant, surtout quand il est atteint d'un trouble NEUROLOGIQUE???

Les futures bourreaux sont souvent les enfants qui ont subi la tyrannie de leurs parents. La fessée ne corrige rien: elle produit de futurs tyrans.

S'cusez de la longueur mais là, je me suis permis de dire bien haut ce que je pense tout bas.

Écrit par : Inukshuk | 25/01/2009

Je suis contre la fessée comme je suis contre tous les excès mais qui ne commet pas d'excès de temps en temps ? Une loi ne contrôlera pas les parents qui vont s'échapper. C'est humain, s'échapper. Et personne ne va venir leur donner une semonce à la première offense.

Le cas de ceux qui utilisent cette punition comme moyen systématique d'éduquer (disons, dresser), c'est à eux que cette loi s'adresse. Mais est-ce que le parent qui utilise cette violence physique comme sa loi comprendra par une contrainte légale ? Il est borné en partant, c'est le "déborner" qu'il faut faire.

Dans l'idéal, il faudrait amorcer, continuer, améliorer une efficace campagne de sensibilisation. En bonne et due forme, avec des travailleurs sociaux qui éveillent la conscience de celui qui croit bien faire en appliquant cette méthode barbare. Je dis dans l'idéal, parce qu'il faudrait du temps, de l'argent, du jugement ... c'est plus complexe. Tandis que la loi, c'est radical.

Comme une bonne "fessée" directement appliquée sur les mauvaises mentalités ...

Écrit par : Venise | 25/01/2009

@inukshuk
Ah! Tu ne connais pas ma fille, c'est un véritable rayon de soleil et tout le monde l'adore, on lui a même proposé de faire de la politique tellement elle a du charisme (bon d'accord, ce n'est pas un argument).
Ne pense pas que je justifie la fessée mais en tant que "femme active, mère de famille nombreuse, opprimée par un employeur vraiment sadique, lui", j'ai eu des moments où j'étais tellement excédée que le "jeu" de ma fille prenait des allures de conflit ... et elle le savait, elle me testait, elle me narguait, oui, c'est vrai j'avais perdu mon libre arbitre... Quant à avoir peur de mes sévices, je t'arrête tout de suite, ce n'était pas son style. Dernièrement, nous avons regardé des films de famille et elle m'a dit : Maman, comment tu pouvais supporter cela tant les enfants (dont elle)lui paraissaient insupportables !

Et indépendamment de la fessée, connais-tu la souffrance du parent qui punit ses enfants; combien de fois ai-je failli fondre devant leurs pleurs.

Bon, on n'est pas ici pour faire ma psychanalyse, mais si je dois regretter une chose, c'est de ne pas avoir suffisamment manifesté mon amour envers mes enfants. Mais l'environnement affectif était là, je pense.

Par contre, je ne comprends pas ta remarque au sujet des enfants hyperkinétiques qui seraient une invention des parents abuseurs, je pense au contraire qu'aujourd'hui, on ne rend pas les enfants responsables de leurs écarts parce qu'on considère qu'ils sont neurologiquement malades mais ils ne le sont pas tous, pourtant !

Je pense que nous ne sommes pas uniquement le fruit de l'éducation de nos parents, nous avons aussi la possibilité d'orienter notre vie. Dans une famille, ce n'est pas parce qu'il y a un voyou que tous les enfants deviendront des voyous. Certains enfants ont beaucoup de mâturité et analysent parfaitement les situations.

Contente de tes réflexions, Inuk, elles prouvent rien n'est ni tout à fait blanc ni tout à fait noir...

Écrit par : Saravati | 25/01/2009

Cela revient sans doute au commentaire de Venise, à savoir que cela peut se produire fortuitement, sous le coup de la colère passagère, mais que c'est inexcusable dans le cas d'un comportement récurrent.

Pour ce qui est de l'hyperkénésie, souvent des profs (à leur suggestion) et des parents y ont recours pour que des enfants soient mis sous un corset pharmocologique.

Finalement, à voir tes yeux sur ton blogues, je ne peux croire que tu maltraites des enfants. Je voulais obtenir de ta part un commentaire plus poussé. Appellons cela de la gentille provoc... ;)

Voilà.

Écrit par : Inukshuk | 25/01/2009

@ Inuk

Sans rancune, Inuk. Tu as enfin compris que je n'étais pas le bourreau pressenti !

Je t'envoie un clin d'oeil tout bleu ....

Écrit par : Saravati | 25/01/2009

@ Didier : ta mére n'a pas tort , c'est un aveu de faiblesse , ce n'est en tout cas pas un aveu d'amour . Mais on n'est pas à l'abri parfois d'un accès de colère , alors si on peut expliquer que cette échappée , on en est le seul responsable , l'enfant peut le comprendre .
Oui , comme le disent Venise ou Saravati , nul n'est à l'abri d'un excès et je regrette personnellement les quelques fessées qui m'ont échappées données à mes trois garçons , c'est vrai que parfois il y avait beaucoup d'énergie circulante pas toujours facile à maîtriser !!
Je reconnais que si cela été à refaire , avec tout le travail fourni et tout ce que j'ai approché avec la psychologie et la psychanalyse , je m'y prendrais autrement !!
L'essentiel éta,t de ne pas reproduire ce que j'avais enduré !
Et pour ça , le constat est positif !!
Oui , devoir établir une loi pour cela parait abbérant , et je ne suis pas bien convaincue de son éfficacité si ce n'est peut-être faire prendre conscience à quelques uns que ce n'est pas la voie .

Écrit par : helenablue | 25/01/2009

@ Venise : Je pense aussi que c'est beaucoup plus complexe et q'une loi ne vient pas résoudre le problème , car va-t-elle atteindre son objectif ?
Informer, expliquer , éveiller les consciences ...
Et oui cela prend du temps et , a un coût !
néanmoins , je trouve cela positif qu'il y ait un débat et que l'on en parle !
le pire , pour les enfants maltraités , c'est la chape du non-dit, du non-vouloir voir et du secret !

Écrit par : helenablue | 25/01/2009

@ Saravati et Inuk : Merci à vous deux et à votre humanité respective .
Amitiés
helena

Écrit par : helenablue | 25/01/2009

Merci à toi Helena de nous permettre d'échanger ici des "civilités".

Toi dont la sensibilité n'a pas pu s'exprimer comme elle aurait dû durant ton enfance, nous ouvre la voie à des conversations intéressantes et constructives. A suivre, donc.

Bonne soirée.

Écrit par : Saravati | 25/01/2009

Cette petite fille, n'est-ce pas Giulia ?

Écrit par : Mimi Vaurien | 27/01/2009

A trois ans, j'ai essayé de faire disparaître mon petit frère (un bébé) au moyen de mon seau rempli d'une terre copieusement compissée. Mais ce n'est pas la gifle de ma mère qui m'a hanté durant des années : c'est son œil. Et ce fut pire qu'une gifle qui, elle, m'aurait délivré. Là, rien. Rien que le froid et l'œil.
Je hais le regard pétrifiant de la justice.

Écrit par : Mimi Vaurien | 27/01/2009

Moi, je crois que ce serait bien d'interdire les châtiments corporels car ils ne sont pas éducation ni amour. Quand il m'arrive (oui, il m'arrive encore de ne pas pouvoir me contrôler) de donner une fessée à un de mes enfants, je me dis que vraiment, je ne suis pas à la hauteur !

Par contre, interdire c'est bien... mais pas suffisant. Si on interdit la fessée mais qu'on laisse les gens comme ça, juste en les montrant du doigt, on va juste déplacer le problème vers d'autres formes de violences : verbales et psychologiques, notamment.

Je cite souvent Alice Miller, bien entendu. Egalement Olivier Maurel : http://monsite.wanadoo.fr/oliviermaurel/

Il a notamment écrit un bouquin sur la fessée : http://lespetiteschoses.viabloga.com/news/la-fessee-questions-sur-la-violence-educative

Écrit par : Marie | 27/01/2009

@ Mimi : parfois un regard est plus dévastateur , c'est vrai , " le regard qui tue "

Écrit par : helenablue | 28/01/2009

@ Marie : Merci pour le lien , je ne connaissais pas Olivier Maurel . Amitiés .
Helena

Écrit par : helenablue | 28/01/2009

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