04/10/2008
le son d'une nuit
22:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : chopin, trulsmork, violoncelle, classique
Hundertwasser

Friedrich Stowasser (* Vienne, 15 décembre 1928; † Nouvelle-Zélande, 19 février 2000), mieux connu sous le nom de Friedensreich Hundertwasser, était un artiste peintre, penseur et un architecte autrichien ou plutôt comme il l'a annoncé dans son manifeste prononcé le 24 janvier 1990, un médecin de l'architecture.

Il invente son nom d'artiste à partir de Frieden qui signifie «paix» et Reich «le royaume» ou bien reich «riche», Friedensreich se traduisant donc par le «Royaume de la paix» ou «riche en paix». Sto étant le mot tchèque pour «cent» (hundert en allemand) et wasser se traduisant par «eau», Hundertwasser veut donc dire «cent eaux».
Dans le premier cas, la mise bout-à-bout des deux termes donne : «Le royaume de la paix (aux) cent eaux». Hundertwasser aimait souvent à citer la traduction japonaise de son nom (hyaku-sui).

Bien qu'il soit né et ait grandi en Autriche, la patrie de choix de Hundertwasser était cependant la Nouvelle-Zélande, et sa principale maison le navire Regentag (jour de pluie), un ancien navire de commerce réorganisé.
Son message est profondément, viscéralement écologiste et s'exprime très tôt par des performances remarquées, des manifestes écologiques, artistiques et architecturaux et dans toutes ses réalisations (peintures, affiches, timbres, maisons, architectures, livres...).
Ses manifestes portent des titres comme Ton droit à la fenêtre où il affirme que dans un habitat collectif, l'habitant est maître de tout ce qu'il peut atteindre de sa fenêtre autrement dit, le concepteur doit tenir compte des désirs de l'utilisateur, Pour une société sans déchet, La folie du nettoyage, La toilette-humus, etc. Il se soucie de "l'empreinte écologique" du citoyen et du citadin moderne. En conséquence il crée des immeubles avec des arbres aux fenêtres (l'arbre-locataire), conçoit et réalise en ville et à la campagne des maisons dont les toits sont recouverts de verdure et de végétaux, des sols à niveau inégal et encourage les propriétaires et les ouvriers à être créatifs et à apporter une touche personnelle à leur travail, par exemple grâce à la mosaïque. Il aime l'asymétrie et tout ce qui vient rompre l'ordre et la monotonie de la géométrie pure.
Son œuvre picturale est caractérisée par le foisonnement organique des formes et repose sur la brillance des couleurs. Couleurs qu'il emploie fréquemment (souvent plus douces) en architecture comme l'Or, emprunt au style baroque rococo.



On peut affirmer que Hundertwasser est un artiste inclassable marqué par un immense amour de la nature et l'un des grands pionniers d'une architecture humaniste et écologique qui tente de concilier créativité artistique et écologie.
Complètement d'avant garde !
21:46 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : peinture, art, architecture, hundertwasser
L'art est dans la rue



04:53 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (12)
03/10/2008
rencontre

" Il y a des bras de femmes qui sont des lieux d'exil, et d'autres qui sont la terre natale "
Amin Maalouf
10:21 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (14)
01/10/2008
La perte de l'innocence

L'interaction , si chére au MAMI, est vraiment trés importante pour moi aussi , et le texte de Notes saisies au fil du temps qui m'a acceuillie ce matin au saut du lit est à l'origine de cette note .
Je me suis permise d'en reprendre et le titre et la photo , tant cela m'avait interpellée et émue,
je m'en sens si proche ... et je remercie Inukshuk de son initiative et de sa délicatesse ...
et Malvina , de sa sensibilité ...
"La perte de l'innocence " a raisonné en moi , peut-être davantage ; à la lecture des commentaires j'ai bien perçu cette différence ... pour la plupart des individus , cela apparait comme une nostalgie , un paradis perdu , que peut-être on tente de retrouver ...
pour moi , c'est bien plus "tragique" , dans le sens où cela ne m'a pas été permise , trés tôt j'ai été plongée dans des équations qui ne concerne pas "normalement " le monde de l'enfance , on m'a fait prendre en charge des fardeaux bien au-dessus de mes forces de petite fille et régler des problématiques qui n'était pas de mon ressort !! adulte avant l'âge , amante avant d'être enfant , coupable avant de goûter à la vie ...
évidemment , normalement on ne parle pas de ces choses qui doivent demeurer secrétes , chasse gardée !! mais , pas de chance pour les protagonistes , les pantins de l'histoire familiale , la petite blonde aux yeux clairs avait un coeur de rebelle , et aprés s'être battue pour venir au monde , s'être emmurée pour survivre , avoir somatisé pour expurger , être allée au devant de son histoire pour s'exprimer , et aujourd'hui retrouver petit à petit ce qu'elle avait perdu , j'irais même jusqu'à dire explorer ce qu'elle avait imaginer comme possible ...
incestuée ... mais résiliente ...
sans doute , comme une démarche artistique , avoir accés à cette innocence ....
22:25 | Lien permanent | Commentaires (17)
Qu'importe
et qu'importe
ce qui compte
ce sont les mouvements
du coeur
blessé ou réinventé
du corps
souffrant ou riant
l'alchimie secréte
des émotions
les emportements
d'une croyance
plus forte
que l'évidence des jours
la passion tenace
vivante
porteuse
d'une mémoire grande
ouverte
sur les enchantements .
( oeuvre de H.S )
21:11 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : suchet, peinture, poésie
30/09/2008
Charme
- Frederic Mompou : Charmes -
Entre les deux hommes Jankélévitch et Mompou , un attachement et une admiration réciproque,
qui engendra une correspondance ....
Le je ne sais-quoi est dans l'agent ce que la tranquillité d'âme est dans la conscience du patient; en sorte que si l' « acquiescentia animi » est un événement subjectif, le charme désigne, lui, cette mystérieuse propriété de l'objet musical à laquelle nous attribuons notre propre conversion à la paix. Le charme est essentiellement chose problématique, et chacun sait qu'il n'y a pas de recettes pour en avoir, l'idée même d'une « technique » du charme ayant, comme celle de charmeur professionnel, quelque chose de burlesque qui fait peine ; on ne peut à la fois avoir du charme et le dire, encore moins le professer. |
21:12 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : vladimir jankélévitch, mompou, musique, philosophie
Peindre

" Peindre, c'est se remettre à aimer .
Pour voir comme le peintre voit, il faut regarder avec les yeux de l'amour. Son amour à lui n'a rien de possessif : le peintre est obligé de partager ce qu'il voit. Le plus souvent, il nous fait voir et sentir ce que nous ignorons ou ce contre quoi nous sommes immunisés. Sa manière d'approcher le monde vise à nous dire que rien n'est vil ou hideux, que rien n'est banal, plat ou indigeste si ce n'est notre propre puissance de vision.
Voir n'est pas seulement regarder ce qu'il faut ; ce qu'il faut c'est regarder-voir; c'est pénétrer du regard et observer. "
Henry Miller
( oeuvre de P. Natier )
08:11 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : henry miller, peinture, art
29/09/2008
La caresse

"Quand la langue de l'amour, si riche soit-elle, achoppe à l'ineffable, la main la supplée; une caresse savante en son cheminement, en ses modulations, revêt une éloquence, un pouvoir de suggestion que les mots ne possédent pas toujours.
Pour peu que la main amoureuse se fasse patiente et sagace, à l'exemple de celle du sculpteur, elle ravive, elle éploie les contours, confirme un galbe et lui rend son lustre. Ingénieuse et persuasive de surcroît, elle hante les replis, soudoie les attaches, jusqu'à faire jouer le mécanisme secret qui donne accés au-dedans de la merveille.
S'il est vrai que le corps aimé est toute une contrée, est-il moyen plus délicat de gagner ... l'arrière-pays ? "
08:07 Publié dans érotisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : littérature, érotisme, solesmes, poésie



