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05/09/2015

Charnelle

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- Hans Bellmer -

 

 

On les appelle "charnelles"
Ces personnes qui donnent tout émotionnellement 
Âme, cœur, corps et esprit.
Celles qui, une fois entrées dans ta vie
Te changent entièrement
Celles qu’on écoute au-delà de la peau.
Jusqu'à l'intérieur de l’os
Celles qui de la passion, en font une raison.
Celles dont si tu tombais amoureux
Eh bien, il faut d'abord en trouver !
Seulement après cela, tu me comprendras.

- Fernando Pessoa -

 

 

19/12/2014

Ceci est mon corps

Dimanche 21, c'est la journée mondiale de l'orgasme, alors une petite révision ne fait pas de mal !! :-)

 

 

 

18/12/2014

Femme-paysage

 

« Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là, on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre».

- Michel Tournier -

 

 

14/09/2014

Désir

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Son désir éveille mon désir qui appelle son désir...

 

 

19/11/2013

Tango !

 

 

 

 

18/06/2013

Pluie de soleil

exercice de style,écriture,art,peinture,érotisme,pluie,émotion,partage,humain

- Klimt - Eaux mouvantes -


C'était un jour d'été. Les champs de lavande s'étalaient à perte de vue. Je m'étais allongé au milieu de l'un d'eux, admirant le ciel et pensant à elle. Elle, que je venais d'apercevoir nue, offrant son long corps souple à l'ondée frémissante qui venait de s'abattre sur la campagne en fleurs. Elle était apparue comme par magie au bout de mon regard. Elle semblait rêveuse et agitée d'une tendresse vibrante. Quand le ciel lâcha d'un coup ses eaux sonores, elle quitta sa robe noire et se déchaussa doucement, pris la peine d'ôter ses sous-vêtements et, le corps nu, entama une danse sensuelle avec les gouttes de pluie glissant sur elle comme la couleur sur un papier d'aquarelle. J'aurais voulu être cette pluie, goûtant ainsi le parfum de ses pores, m'immisçant dans ses cheveux ardents, coulant le long de sa nuque altière, ruisselant sur toute la surface de sa chair. A ce moment, tout moi était en elle, j'étais comme pris d'une passion subite et d'un désir érotique insensé. La pluie s'arrêta net. La magie, elle, continua d'opérer. Ma lady Chatterley se rhabilla, apaisée et sereine et reprit son chemin les chaussures à la main. Le soleil, royal, retrouva toute sa place. L'ondée fut brève et chaude comme une douche dorée. Je laissais alors mon esprit fantasmer sur cet être fou et délicieux qu'il venait de croiser.


C'était un jour d'été, j'errais parmi les lavandes, l'âme en fleur. Je me sentais printanière et précisément prête à éclore et à exprimer ce que mon corps avait à dire. C'était une sensation étrange, profonde, violente et sourde en moi qui ne demandait qu'à sortir. La pluie se mit à tomber, drue, presque chaude, soudaine, puissante. Je n'ai pas réfléchi, je me suis dévêtue et nue, je me suis lovée en elle. Je sentais tout mon être frémir, s'offrir à l'humide, se désaltérer. Et j'ai commencé à danser ne me souciant plus de rien. J'étais bien. J'ai pensé à cette scène sous la pluie du roman de Lawrence que j'avais tant aimé adolescente, j'ai pensé à toutes mes frustrations accumulées, j'ai pensé à la vie, au plaisir, à l'amour, à l'envie d'être libre, fascinée, emportée. J'ai goûté avec une joie manifeste à l'eau vive sur ma peau, j'ai fait l'amour avec le ciel, j'étais dans un état second. L'ondée fut brève, la douche dorée s'arrêta d'un seul coup, je me sentais lavée et en paix. J'étais sereine et habitée par moi-même. Je m'aimais. Je me suis rhabillée et j'ai repris ma route, pleine, rassasiée et confiante. Jamais plus je ne serai celle que j'étais. 


Pluie de soleil. Sun Shower Power.

 

05/05/2013

Jack Vettriano

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Jack quitte l'école à 16 ans et devient apprenti (ingénieur des mines), mais s'adonne à la peinture durant ses loisirs. Ses premières toiles sont des copies de tableaux impressionnistes (dont Claude Monet).

Vettriano devient célèbre en 1988 quand il expose deux toiles à l'exposition annuelle de la Royal Academy d'Écosse : ces deux toiles se vendent le premier jour et plusieurs galeries se proposent de vendre ses œuvres. Le succès contribue à casser son premier mariage et il déménage à Édimbourg, changeant son nom en Vettriano (nom de jeune fille de sa mère). Suivent des expositions couronnées de succès à Édimbourg, Londres, Hong Kong, Johannesburg et New York. Ses peintures rappellent le genre film noir, avec des touches de romantisme et parfois d'érotisme.

Bien que son style soit jugé vulgaire et sans imagination par certains critiques d'art, c'est l'un des artistes les plus en vue sur le marché de l'Art.

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En octobre 2005, on a découvert que certains personnages des peintures de Vettriano (dont The Singing Butler) étaient inspirés d'un manuel de référence pour artiste The Illustrator's Figure Reference Manual. Cette révélation a quelque peu terni la réputation de Vettriano, bien qu'il n'ait jamais nié être autodidacte (il n'avait pas les moyens de rémunérer des modèles).

Vettriano a des studios en Écosse et à Londres. Représenté par la Galerie Portland à Londres de 1994 à 2007, il a désormais son propre site d'internet. Jack Nicholson et Terence Conran figurent parmi ses plus grands collectionneurs.

En 2003, il a été fait Officer de l'Ordre de l'Empire britannique. (source Wiki)

 

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Ce côté glamour, réaliste, à la Hopper, j'aime. Ces femmes fatales, félines, féminines et langoureuses, ça me parle, ça me fascine, j'aime, j'aimerai toujours cette image "gilda", elle m'énergise. Pourtant, je sais que ça peut paraître caricatural. Mais l'idée de la femme, femme, fière et heureuse de l'être, animale, sensuelle, sûre d'être, c'est pour moi le chemin de la liberté de la féminité. J'aime plaire, j'aime être désirée et j'aime, bien plus que plus jeune, être femme. Chez Vettriano, l'ambiance invite au plaisir et sa peinture "érostisitique" invite à se donner. Comment dire. C''est si fabuleux d'être femme, comment ne pas en profiter?

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03/02/2012

Hivernal

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- Photographie Gilles Berquet -

 

 Quel métier! Maintenant que les collections d'été arrivent en boutique, il se met à neiger...

 

30/04/2011

L'épine du désir

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" La nuit laisse derrière elle,

Érection du désir

Une tresse pour les caresses.

L'impatience et les jouissances de l'autre

Fumée née naissante se consume déjà

Sur une éternelle perdition.

L'étrange ici ne se comprend pas, il se sent."

 

- Julien Puzenat -

 

10/02/2011

le serpent qui danse

 

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- Pierre Bonnard -



podcast
- Serge Gainsbourg -

 

 

Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.

Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d'abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l'eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon coeur!

 

- Charles Baudelaire - Les Fleurs du mal -

 

 

 

18/01/2011

du plaisir

 

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" Seul le battement à l'unisson du sexe et du coeur peut créer l'extase."

- Anaïs Nin -

 

06/12/2010

sa voix

Sa voix m'enveloppe de mots touchants murmurés à voix basse, son timbre intime résonne à mon oreille comme une mélodie nourrissant, intense, mon imaginaire. Elle m'emplit de frissons indolores et de caresses chaudes et m'emporte vers des horizons flous, des contrées foisonnantes, des rêves insensés, elle m'enlace m'interpelle me révèle me séduit m'inspire. Sa voix me fait jouir quand elle me dit je t'aime, quand elle me glisse je te désire, quand elle poétise je te chéris plus que tout et même au-delà même. J'aime quand sa voix parfumée et profonde me prend ainsi, quand elle me fait l'amour et puis quand elle soupire, vibrante, en écho à la mienne...

 

18/11/2010

J'ai tant contemplé

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- Musée d'art contemporain, Montréal -

 

 

J’ai tant contemplé la beauté
Que mes yeux en sont tout emplis.

Lignes du corps. Lèvres vermeilles. Membres voluptueux.
Chevelures dérobées à des statues grecques,
Toujours belles, même en désordre
Et retombant, un peu, sur des fronts blancs.
Visages de l’amour, tels que les désirait
Ma poésie…Secrètement rencontrés
Durant les nuits de ma jeunesse, durant mes nuits.

 

- Constantin Cavafis - Jours anciens -

 


16/07/2010

laisser venir...

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toile d'Alain Bonnefoit -

  

25/06/2010

ressenti

 

Je suis toujours extrêmement touchée émue troublée quand l'homme aimé et aimant jouit en moi, pas de l'ordre du disible ni de l'écrivable une sorte de quintessence dans l'extase comme si j'approchais de l'essence de la vie même, pénétrant et puissant...

 

 

04/04/2010

mystère

 

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"J'ai toujours laissé et laisse encore la clef sur la porte dans l'espoir qu'un homme charismatique et entièrement nu entrerait chez moi, se trompant d'endroit."

 

J'aime ça penser qu'il y ait des hommes au sexe sensible romantique et amoureux, poète et vigoureux, conquérant et attentif, présent et attentionné, aimant, gourmand, amant, assoiffé, tactile.

 



 

24/02/2010

Éloge de la caresse

 

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" Mes mains m'étonnent. Sereines devant l'étoffe, le bois, le cuir, les voici gagnées d'une fièvre, d'une détresse de bête captive tirant sur son attache. Je les vois, devançant tout geste, voleter autour de cette femme, s'affoler de ce qui s'offre à elles et, de dépit, rêver de ravages.

Maints mouvements dans l'instant les traversent, se combattent, renoncent, renaissent - et tant de désordre et de désarroi me laissent interdit. Qu'est-ce qui les requiert ainsi? A quel invincible attraction cèdent-elles? Que signifie tant de hâte? Et pourquoi cet assombrissement de la pièce?

Mais si ces mains m'avaient seulement précédé en esprit? Si l'être entier s'engageait à leur suite, déjà s'inclinant comme l'arbre sous la cognée? Toucher, il faut toucher. Toucher rejoint, dans l'inéluctable, le fil des fleuves, la course des astres."

 

- François Solesmes -

 

 

 

 

04/12/2009

Aurélien

 

- Michel-Ange -

 

 

 Un tout jeune homme romantique discret timide fluet le regard fuyant du moins devant le mien, gentil courtois et presque trop bien élevé, propre sur lui soigné poli et polissé assez lisse somme toute, je ne me souviens plus trés bien ce qui nous a conduit tous les deux dans cette correspondance torride, lui seize printemps, moi dix de plus. J'ai découvert son écriture fragile nerveuse à la fois par deux vers au dos d'une carte postale, une oeuvre de Michel-Ange de mémoire avec les mots de Rimbaud, j'ai rétorqué par quelques rimes de Baudelaire adossées à un Modigliani un tantinet plus provocant j'avoue, un excitant petit manége ma foi qui dura quelques semaines et puis soudainement une lettre, trois pages recto verso écrit serré sciante crue suave débordante de sensualité d'audace de stupre, d'étonnants fantasmes voluptés caressantes embroglios érogénes poésie lascive musique des sens, Wouah! J'ai adoré, lu relu jusqu'à épuisement de l'encre, remué plié replié caressé désiré, ce gosse m'étonnait me scotchait me terassait d'aise! Le gredin, il avait le manche à la bonne place et la cervelle qui allait avec, stupéfiant. Alors j'ai riposté sur papier bleu fontaine, encre noire parfumée enjôleuse et cruelle j'ai vampé dévoré avalé tout cru ce petit bout d'âme à coups de soupirs de reins de chatte brûlante et d'espoirs ensorcellants. Vindedious! Le revers crescendo encore plus chaud hot arrachant bandant époutousflant d'où sortait-il donc ce vocabulaire qui transpirait le vécu digne du Marquis associé aux poémes de Bataille ou des Onze Mille Verges véritable hospodar du sexe muni d'une connaissance soutenue du plaisir féminin cunillungustique lingual broutage de buisson foutrement érotique, pas du tout raisonnable cette petite affaire... Les mois passérent et les années, deux pleines à s'échanger des mots doux et profonds profonds...

Je l'ai croisé dans le train Lille Paris la semaine dernière, un bel homme maintenant avec plus de contenance et de présence aussi, toujours assez réservé mais le regard plus vif, vingt ans avaient passé quand même! On s'est reconnu d'un sourire, pas d'échanges de mots verbaux et rien de plus... garder le sortilége intact... j'en m'humide encore!

 

 

05/11/2009

Le corset

 

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05/09/2009

fragments fous de désir(s)

Doublement taguée par Vieux Crisse et L'Achigan sur une idée raffinée et frivole de Bast et tout à fait excitée et titillée par cette pandémie ludique pour reprendre ses propos, je décide de dire toute la vérité et rien que la vérité toute nue sur ma relation au désir, ce que j'aime chez un homme, ce qui m'attire chez une femme n'ayant pas comme Tom d'accointance animalière du moins plus, j'ai eu un grand amour pour ma chienne plus jeune qui ne s'est jamais renouvelé, il y a prescription.

 

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Ce qui m'accroche et me frissonne chez un homme c'est d'abord et plus que tout le regard, je l'aime profond scrutateur exigeant franc et enrobant, j'aime qu'on me parle des yeux et dans les yeux. Viens ensuite l'allure, la façon de se positionner dans l'espace et de se mouvoir, l'assurance la prestance la présence, la voix chaude et profonde et des mains douces et enveloppantes, j'aime les grandes mains de pianiste qui transpirent la caresse et le modelage la vigueur et la souplesse. Nu, c'est le dos qui m'inspire je l'aime charnu pas trop maigre bâti pas trop de muscles non plus suis pas attirée par les muclors et autres haltérophiles je préfère un peu de laisser aller que sportif à l'excès, le torse accueillant légèrement velu pas trop yéti là où je vais pouvoir me lover m'allonger m'endormir, des fesses fermes avec poignées d'amour auxquelles s'agripper. Membré, fort et gourmand plutôt déjà de bonne taille aimant la chair, rien de plus excitant qu'un sexe d'homme bandant tendu perçant armé. Je perds la tête surtout s'il a de l'humour du franc parler de la culture de l'imagination du talent des rêves et une fragilité et une sensibilité affirmée, j'aime un peu de féminin dans le masculin.

Chez une femme, le regard va aussi avoir son importance, c'est pourtant l'ensemble qui compte le plus, j'entends l'harmonie entre son corps et ce qui s'en dégage, la taille, la bouche, le port de tête, les seins, le ventre, les jambes les fesses, la grâce, j'aime les femmes femme, soignées, posées plutôt la voix grave et sensuelle, pas trop maigres pas androgynes, maternelles. Un beau visage bien dessiné avec peu de fards, et les cheveux, une chevelure présente et vivante. C'est très érotique je trouve la chevelure d'une femme. Les courbes du dos des hanches des cuisses les creux et les bosses tout le paysage.

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Je n'ai jamais éprouvé de désir sexuel pour une femme ai mis beaucoup de temps à apprécier le féminin le mien et celui des autres, mais je suis sensible maintenant aux charmes et à la puissance féminine surtout quand ils sont doublés d'intelligence de curiosité d'ouverture de raffinement et de tendresse mais aussi de détermination et de caractère.

Mais sans détours s'il s'agit de désirs et des plus fous c'est l'homme dans toute sa variété et son énigme qui me transporte.

Et vous?