18/01/2009
la parole aux astres ...

Est ce possible ?
09:19 Publié dans pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : astrologie, pensée du moment, jung, psychologie, influences
17/01/2009
je zappe
17:17 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : humour, devos, jeux de mots, poésie
vivre au coeur de l'absence
05:34 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (14)
s'extraire du ventre la différence

" Je n'arrive jamais simplement à embrasser d'un seul baiser d'âme toute la perspective de mon exil intérieur, ni même à considérer son principe dans sa multiplicité dimensionnelle tant le kaléidoscope me déroute et m'éblouit "
- Vamp - Christian Mistral -
04:27 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, christian mistral, pensée du moment
16/01/2009
inspiration
17:26 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : musique, rencontre, bach, bleu
15/01/2009
Vamp

Je viens de refermer le deuxième livre venu du Québec de Christian Mistral : "Vamp", son premier roman, paru en 1988; une chronique urbaine qui met en scène des jeunes de cette " génération vamp ", génération qui ne rêve pas de changer le monde, mais de le vampiriser . Personnages vaguement désabusés au romantisme nostalgiques, les héros de Vamp sillonnent Montréal en rêvant de la "super-femme", celle qui séduit et terrorise en même temps.
Christian Mistral a écrit ce livre impressionnant , généreux et fantasque à 23 ans ! Un mordant et une richesse de vocabulaire , une truculence , je n'ai jamais rien lu de pareil !
J'ai pris mon temps pour lire , car ce livre déborde de partout , je ne sais comment dire ; une telle densité de mots , matière brute poétique, une musique bien personnelle et décapante, des lettres qui s'entrechoquent et s'entremêlent pour faire jaillir l'émotion, intense et ce phrasé qui s'infiltre , et nous emmène profond , une expérience qui ne peut laisser indifférent , un travail d'orfèvre !
Une sorte de violence contenue et un lyrisme ; et puis un réel amour de la langue qui dépasse l'entendement et qui donne à ce roman cette température unique et particulière . Tout est écrit à la première personne , ce "je " qui accentue la dynamique et qui prend aux tripes ...

" S'extraire du ventre la différence, comme un fantassin déroule ses intestins sur le champ de bataille, est un acte extatiquement spasmogène comparable seulement à celui de s'abreuver au suc des chairs femelles. La personnalité, le ton à nul autre pareil, deviennent quand enfin on les débusque les plus précieux des trésors. Des richesses qu'on n'a pas à défendre, du reste, et qu'on gagne à étaler, car elles sont tout sauf transmissibles et on les emporte avec soi dans la tombe,aprés qu'elles vous ont au long de la vie marqué d'un sceau corrosif indélébile que l'on confond avec la vérité de l'être. "
"Qu'est ce que tu fais demain ? " demanda quelqu'un. " Je n'ai jamais rien à faire. je suis toujours libre", m'entendis-je répondre. Et c'était vrai. le ciel se charbonnait, virait au fusain jaspé de garance comme le crayon facile, rapide et sûr d'un pastelliste cyclopéen. Je bus aussi, longuement, vidai la bouteille, et quand July prévint du balcon qu'elle montait nous rejoindre, je m'en fis apporter une autre. J'avais envie de partager avec eux la grâce que m'inspirait à moi cette noble nuit opalescente et dramatique, le calme sans mélange qui m'imprégnait, limpide comme une eau claire, mais je m'abstins de troubler le silence de peur d'altérer sa qualité, comme pour fixer ce précieux instant dans ma mémoire, cette rare et trompeuse éclaircie dans l'écrasante permanence de la tempête. Mon sentiment flottait dans les sphéres de l'indicible; j'avalais ma salive devant l'immensité de cette nuit, dont suintait un tel lyrisme lacrymogène quelle prenait les proportions d'un opéra à notre insolente gigantomachie, dans l'arène du Moulin devenu pour un soir le royaume de l'orgueil ."
Vamp , Christian Mistral

Pour bien comprendre Christian Mistral et l'effet de son écriture , on peut lire cette très belle note de Venise sur un autre de ses romans " Vacuum " ; j'en ai encore un troisième qui m'attend , je vais le désirer un peu car cette écriture me chamboule et me remue fort . C'est vraiment à consommer avec délectation , si je puis me permettre , car on ressort d'un livre comme celui -ci différent et rincé pour ne pas redire karcherisé dans les entrailles de son inconscient !
" Je ne sais pas, c'était atroce. De me sentir plein de quelque chose pour lequel je n'avais pas de nom, de ne pas savoir comment ouvrir le robinet et laisser couler tout ça dans les rues . Je cherchais mon axe, le centre précieux de l'être autour duquel tout s'organise, et c'était comme une bouée sur la mer, il flottait, montait, descendait, dérivait avec les marées, insaisissable,imperceptible ..."
Vamp , Christian Mistral
23:17 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : livre, christian mistral, écriture, poésie
sens

" On se demande parfois si la vie a un sens ... et puis on rencontre des êtres qui donnent un sens à la vie "
14:41 Publié dans art de vivre | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : photo, art, pensée, sens
14/01/2009
partout
07:42 Publié dans pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (23)
13/01/2009
Faire l'amour dans un champ

Suite à la note de Claudio sur les dix choses à faire avant de mourir, reprise ensuite par Inukshuk , je me suis étonnée moi-même d'une de mes réponses , et j'ai voulu comprendre pourquoi j'avais spontanément inscrit cela et qu'en était la teneur ; unes des qualités je trouve de ces échanges blogesques , faire réfléchir sur soi et progresser !
" Faire l'amour dans un champ "

Cela parait tellement simple , n'est ce pas ! Je voulais dire par là , le plus naturellement possible , en communion avec la nature , l'air , l'herbe , la lumière , le soleil , le chant des oiseaux , le temps qui s'arrête et un peu comme l'image que j'ai d'Adam et Eve , mais sans la notion de culpabilité , sans complications , pour le pur plaisir des protagonistes et en harmonie . Avec aussi l'arrière pensée d'ouvrir le champ , son champ de vision , son champ de sensation , s'ouvrir à l'autre et à soi-même , sereinement . Juste l'alchimie ...
Il faut avouer que les dégâts collatéraux de l'abus sexuel dans la petite enfance sont assez difficiles à dépasser et ils ont une relation très directe avec l'épanouissement sexuel plus tard ; je sais que je vous parle là de choses très intimes et que ce n'est peut-être pas le lieu , mais je me dis toujours que témoigner que les choses peuvent bouger , qu'il n'y a pas de fatalité , ça peut peut-être aider quelqu'un en souffrance, il m'a fallu batailler pas mal de temps dans ma vie de femme pour avoir accès au plaisir ; il m'a fallu remonter loin dans les blocages émotionnels et autres perversités pour juste être là dans la relation , souvent mon esprit quittait mon corps , comme je le faisais sans doute petite fille , et c'est ma ténacité et ma volonté d'en découdre qui m'ont ouvert l'accès à l'orgasme , très tardivement dans ma vie . Le témoignage d'autres femmes ou hommes d'ailleurs ayant vécu ce même traumatisme m'ont permis d'y croire, à cette possibilité de changement .
Que l'on ne vienne pas me dire qu 'il n'y a pas de corrélation ,entre le corps et l'esprit ou que l'inconscient n'existe pas . J'avais une amnésie des dix premières années de ma vie , cette amnésie a sauté au décès de mon grand père , l'ogre ,et tout s'est dénoué au prix de souffrances intenses , de revivances émotionnelles assez effroyables pour déboucher ,oh! sur la découverte du plaisir ! J'ai toujours su que c'était possible , je l'ai rêvé , parfois même j'y accédais par l'imaginaire , mais le vivre dans sa chair et sentir son corps vibrer a été la première fois , si intense, que j'ai cru que je ne m'en remettrais pas ! La dernière étape de ce parcours du combattant est le ressenti du désir , qui m'était lui aussi interdit et qui est plus délicat ; d'où ce rêve du champ , de la nature, de l'air, de l'originel ; mais tout de même plus d'une fois avant de mourir , j'ai du retard à rattraper !!
" Désir et plaisir , alchimie "
18:38 Publié dans psycho | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : confidences, plaisir, psychologie
paysage

" Et son ventre sembla de la neige où serait,
Cependant qu'un rayon redore la forêt ,
Tombé le nid moussu d'un gai chardonneret . "
Stéphane Mallarmé
12:26 Publié dans érotisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : érotisme, art, pensée
12/01/2009
Paul Klee

" L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible. "
Né près de Berne dans une famille de musiciens, Paul Klee est initié très jeune à l’art et à la musique. Il étudie l’art à l’Académie des Beaux-Arts de Munich, puis, après un voyage en Italie, rencontre Kandinski et s’associe au Blaue Reiter. En 1914, lors d’un voyage en Tunisie, Klee est très impressionné par la qualité de la lumière et des couleurs, et restera marqué par cette vision. Il utilise alors de nombreux types de médiums, huile, aquarelle, encre, qu’il combine souvent dans ses œuvres. Souvent associé à l’expressionnisme, au cubisme ou au surréalisme, l’œuvre de Klee est en réalité difficile à classifier. On leur reconnaît généralement une certaine qualité fragile et enfantine, et une allusion à la poésie, à la musique et aux rêves. La géométrisation des sujets, la recherche de perfection dans la matière et la couleur sont sublimées par le souci de préserver l’intuition. Les œuvres plus tardives se caractérisent par de rapides symboles hiéroglyphiques. Après la Première Guerre mondiale, Klee enseigne, aux côtés de Kandinsky, au Bauhaus, puis, à partir de 1931 à l’Académie de Düsseldorf, avant d’être renvoyé en 1933 par le parti nazi pour son art jugé «dégénéré». L’artiste retourne alors en Suisse, et, très atteint moralement, souffre de sclérodermie et meurt à Muralto en 1940, à l’âge de 61 ans.

On a voulu associer l'art de Paul Klee à celui des enfants. Mais on a exagéré, dans ce sens que l'imagination de l'enfant reste toujours gratuite et qu'elle laisse toute liberté à l'intervention de hasards inévitables chez des êtres en formation qui cherchent surtout à trouver leur équilibre par quelque moyen que ce soit. De sorte que le dessin chez les enfants ne constitue jamais qu'une suite de chutes rattrapées où les jeunes artistes veulent bien moins imaginer un monde nouveau que se dépêtrer du leur qu'ils ne connaissent pas encore. Par contre, Paul Klee, lui, s'est facilement dégagé d'un univers dans lequel il n'a pénétré profondément qu'à ses débuts dans l'art de peindre; il lui aura suffi de nous initier au sien, qu'il découvre au jour le jour et au fur et à mesure de ses émerveillements continus.

Il en définira la nature quand il dira: "Jadis nous représentions les choses visibles sur la terre, celles que nous avions plaisir à voir. Maintenant, nous révélons la réalité des choses visibles, par suite nous exprimons la croyance que la réalité sensible n'est qu'un phénomène isolé, débordé de façon latente par les autres réalités. Les choses acquièrent souvent une signification plus large et plus variée en semblant être en contradiction avec l'expérience rationnelle. Il existe une tendance à accentuer l'essentiel de l'aventure." D'autre part, Klee ne s'appesantit pas sur la technique des couleurs, et les règles plastiques seront ce que son inspiration les fera.
Il part toujours, et sans discernement rationnel, d'une vision entrevue, et, là-dessus, improvise à perte de vue et de raison, c'est-à-dire sans savoir exactement où il va ni où il devra s'arrêter. Si ses compositions sont animées d'un rythme attachant et d'une qualité si surprenante, ce n'est pas pour en avoir longuement cherché les mesures. Et si ses combinaisons plastiques sont de même ordre, c'est qu'il possède une science infuse de l'art des formes, des lignes et des couleurs.

D'ailleurs, lorsqu'il parle de lui-même, il ne met jamais en avant son moi intime. Aussi bien n'a-t-il pas éprouvé de sentiments violents; il ne s'abandonne pas non plus à quelque exhibitionnisme expressionniste. Il reste prudent et mesuré, parlant de l'art en formules générales. "Moi et la couleur ne font qu'un..." dira-t-il.
10:05 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : peinture, art, klee, couleurs



