21/09/2008
Marcello

En réponse à Inukshuk sur "L'homme qui vous fait fantasmer complétement " , à choisir dans les "People" ; il y a Marcello Mastroiani ...
Une virilité teintée de tendresse , beaucoup d'humour , une confiance en soi avec l'ombre du doute ... un bel homme plein de charme, du moins à mes yeux et un artiste plein de talent ...
22:40 | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : mastroiani, homme, plaisir
20/09/2008
César
" César , Transmission de pensées"
par Jean Nouvel
"10 ans, le temps passe... 10 ans que tu ne m'exprimes plus tes doutes, tes peurs, liés au sens de tes explorations, liés à ton incompréhension du manque de reconnaissance et évidemment à ton angoisse de l'oubli ... les souvenirs s'estompent. Parmi eux restent des éclats de lumiére, des éblouissements.
L'art témoigne longtemps aprés d'attitudes datées qui deviennent des points de repère.La vie d'un artiste est marquée par ce qu'il a su extraire du temps, de son temps, parce qu'il nous a obligés à voir, puis à regarder alors que nous ne l'avions pas identifié.
Ces poings, ces mains, ces doigts, ces seins, échantillons du corps humain, emblèmes de la sensualité agrandis dans une perfection anatomique allant jusqu'à l'empreinte digitale, le grain de la peau ou le pore, jusqu'à cet étonnement d'entomologiste sur la bizarrerie de notre espèce humaine. Révélation et dissociation de la forme et des fragments par les matériaux, les couleurs et les échelles différentes.

Puis il y a cette matiére qui coule et soudain se fige dans son mouvement, dans son glissement, dans son gonflement, cette parfaite brillance, lisse à caresser, qui vient de nulle part, qui ne va nulle part mais qui est là,fiére de la perfection de son galbe .


Ces masses d'acier concentrées,densifiées, enchevêtrées, pliées, contraintes,qui expriment à la fois un passé mécanique et des futurs à répétition dont d'autres artistes révéleront peut-être les cycles .
Ce sont là ts extractions des profondeurs d'un XXe siécle qui se consumait dans l'acier, se questionnait sur les dimensions de l'homme et de l'univers et jouait aux apprentis sorciers avec des matériaux non identifiés et chimiquement modifiés. Ne doute plus César, tu es non seulement reconnu mais identifié : Compresseur; Agrandisseur; Expanseur . "

11:34 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : césar, expo, art
18/09/2008
Chemins
Chemins,
chemins de la pensée; ils vont d'eux-mêmes,
ils s'échappent. Quand donc amorcent-ils à nouveau le tournant,
dégageant la vue sur quoi ?
Chemins allant d'eux-mêmes,
jadis ouverts, soudain refermés,
plus tard. Montrant de l'antérieur,
jamais atteint, voué au non-dit
relâchant les pas
à partir de l'accord d'un fiable destin.
Et à nouveau presse
une ombre incertaine
dans la lumière qui tarde .
M.Heidegger
Davidsbündlertanze Op6 - R.Schumann
22:31 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (12)
17/09/2008
auto-portrait
" un portrait n'est pas une ressemblance . Dés lors qu'une émotion ou qu'un fait est traduit en photo, il cesse d'être un fait pour devenir une opinion . L'inexactitude n'existe pas en photographie . Toutes les photos sont exactes . Aucune d'elles n'est la vérité . "
Richard Avedon
09:32 Publié dans pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : avedon, photo, portrait
16/09/2008
Humain
08:56 Publié dans pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : c. miralles, js bach, musique
15/09/2008
Nicolas de Staël

"Aller jusqu'au bout de ses déchirements jusqu'à leur tendresse"
Nicolas de Staël né à Saint-Petersbourg en 1914 et jusqu'à son suicide n'a conservé de son ascendance slave que le romantisme et le désespoir. Proche du tsar, son pére est vice-gouverneur de la forteresse Pierre-et-Paul. La révolution russe de 1917 contraint sa famille à s'éxileren Pologne, où meurent ses parents. Orphelin,il est receuilli par un couple russe de Bruxelles ; il s'est alors mis à étudier la peinture dés l'âge de 16 ans. Il quitte sa famille adoptive pour voyager en Espagne, puis au Maroc. Rentré à Paris en pleine occupation avec une compagne malade et une petite fille, il connaîtra une grande pauvreté, en même temps qu'il découvre la peinture abstraite.

Parti de formes géométriques, Staël, peut-être sous l'influence de Georges Braque, avec qui il se lie, découvre peu à peu la force de la couleur pure et des formes libres . Son évolution est trés rapide. Les commandes se multiplient, c'est Paul Rosenberg qui le prend sous contrat à New York. Staël s'installe un moment à Ménerbes ( Vaucluse ) dans une admirable demeure qu'il vient d'acheter .
Là , sa maison à Ménerbes, village où a séjourné aussi pendant de nombreuses années Dora Maar. Trés joli endroit ....

De la force, il en possédait à revendre. Il était grand-immense-avec une voix de basse, profonde, incroyablement russe. Un visage long, trés beau, à la fois rieur et mélancolique, qui gardait quelquechose de l'enfance ou d'une nostalgie. Plus impatient qu'angoissé, avec de brusques bouffées de colére, des flambées d'orgueil et la brouille facile, souvent pour des raisons obscures .
Comme Delacroix , il était sensible à la musique ; ce goût pour la musique d'ailleurs réflétait bien son choix de vie , dans un univers de sensations, des plus frustres au plus élaborées.Il semble qu'il ait toujours été affamé de ce que la vie pourrait lui donner de plus immédiat, et quoi de plus fort que les images offertes par la peinture ?
" Je veux réaliser une harmonie. Je me sers d'un matériau qui est la peinture. Mon idéal est déterminé par mon individualité et l'individu que je suis est fait de toutes les impressions reçues du monde extérieur depuis et avant ma naissance ."
L'oeuvre de Nicolas de Staël appartient à un registre élevé dans lequel s'exprime le passionnel et le lyrisme comme si le destin lui avait imposé tout au long de sa vie une trajectoire pour faire naître un nouveau rapport esthétique avec le réel.
Attendre tout d'un art que l'on pratique d'instinct, en exalté, retrouver le chemin d'une réalité perdue avec des moyens entiérement neufs, mais étroitement dépendants de moyens d'expression qui seront bientôt périmés, c'est une conduite devenue tellement insolite qu'elle devait forcément se briser, s'anéantir.
Nicolas de Staël, au travers sa peinture, recherchait l'absolu.

"Toute ma vie, j'ai eu besoin de penser peinture, de voir des tableaux, de faire de la peinture pour m'aider à vivre, pour me libérer de mes impressions, de toutes les sensations, de toutes les inquiétudes auxquelles je n'ai trouvé d'autre issue que la peinture."

10:04 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : peinture, art, destaël



