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06/11/2010

j'aime

 

" Je préfère cette version là..."

 

Je t'écris c'est plus romantique
Comme un amant du temps jadis
Sur un papier couleur de lys
A l'encre bleue, et je m'applique
Quand ma plume, manque de chance,
Fait en sortant de l'encrier
Une tache sur le papier
Que je déchire et recommence

Je t'aime A.I.M.E.
T'aime le cœur en feu
Faut-il un X à feu ?
Ça me pose un problème
Allez je barre feu
Mais je garde je t'aime
Je t'aime A.I.M.E.
Simplement j'y ajoute
Ces mots "A la folie"
Mais soudain j'ai un doute
Folie avec un L
Un seul L ou bien deux ?
Deux ailes serait mieux

Tellement plus jolies
Et bien sûr plus vivant
Vivant, comme une envie
Que le bonheur agrafe
Comme un papillon bleu
Au cœur d'un amoureux
Inquiet de l'orthographe


A l'école j'étais le cancre
Dont on ne pouvait rien tirer
Guettant l'heure de la récré
L'œil fixe et les doigts tachés d'encre
Aujourd'hui je me désespère
J'ai des lacunes et je le sais
Mais amoureux il me vient des
Velléités épistolaires

Je t'aime A.I.M.E.
Et je n'ai foi qu'en toi
Comment écrire foi
Privé d'un dictionnaire
Il y a tant de fois
Dans le vocabulaire
Je peine et je m'en veux
Allez je place un S
Mieux vaut peut-être un E
Franchement ça me stresse
Et mon foie fait des nœuds
Des heures d'affilée
Penché sur le papier

Je corrige et rature
Puis j'envoie tout valser
Maudissant l'écriture
Ecœuré j'abandonne
Au diable mon stylo
Je dirais tous ces mots
Tranquille au téléphone
Je prends le combiné
Compose un numéro
Je n'ai plus de problèmes
Allo, amour, allo
Oui oui c'est encore moi
Pour la énième fois
Qui t'appelle, tu vois
Pour te dire : "Je t'aime"

 


05/11/2010

Quand il n'y en a plus, il en reste encore !

A Black Angel.

 

 

Vrai, on ne mesure pas les capacités qu'on a à rebondir, à créer, à puiser en nous des ressources cachées et si insoupçonnées, on est bien plus riche à soi-même qu'on ose l'imaginer. Parfois on se pense seul, on se sent seul au monde, incompris, dérouté, mal-aimé, malmené, détourné aussi et puis on se retrouve comme par magie humaine encouragé et entouré.

Je crois et dur comme fer à cette énergie qu'on oublie trop souvent dans ces moments de désespoir intense, et même dans certains autres plus récurrents, je crois plus que possible de déplacer des monts voire même des montagnes en se permettant de s'aimer, de se le dire aussi. Face à sa détresse, l'amour est et reste le meilleur des remèdes. L'amour de la vie, l'amour de l'amour, l'amour de l'humain au fond de tout à chacun, c'est un pétrole qui ne pollue pas quand il est raffiné, quand il respecte et comprend, quand il offre et répond, quand il ouvre les coeurs respectivement.

Je crois que si " la mesure de l'amour est d'aimer sans mesure", il implique celui qui donne et celui qui reçoit et qu'on ne mesure pas, je devrais dire "je" que "aimance" bien ordonnée commence par soi-même, que l'amour qu'on s'octroie à toute son importance et que c'est nécessaire d'apprendre à s'aimer car là est le gisement, s'aimer permet d'aimer l'autre davantage et décuple du même coup notre capacité et cet étonnant don, cette particularité de goûter à ce bonheur d'aimer et de l'être quoiqu'il advienne. C'est puissant, et ça dépasse même parfois nos espérances, je viens d'en faire live une nouvelle fois l'expérience.

 

 

I will survive !

A Mokhtar et à vous tous...

Thanks. 

 

 

 

Oups!

energie.jpg

 

Ce matin, j'avais cette image en tête, cette énergie intrinsèque en nous, qu'on peut réactiver peut-être sans qu'on y pense, je pensais à demain, je pensais à surtout la puissance des rêves, des pensées, des désirs, des " je ne peux le faire ", des " je voudrais tant", des " est-ce bien raisonnable", j'étais dans une sorte de sommeil éveillé tout sans l'être, ce moment indécis et pourtant si sincère où là notre être s'exprime sans filet ni frontière. 

Mon image était à l'image de celle-ci, énergie, avancée, et le "j'y vais je fonce"! J'ai plus quinze ans pourtant mais encore les symptômes, c'est qu'à cet âge là je n'y avais pas droit, pas accès en fait. Ah! l'adolescence tardive, c'est tout un vrai concept, mais je n'y adhère pas, ce qui n'a pas pu être ne peut l'être, c'est comme ça, mais je ne dis pas "qu'il n'y a pas moyen de faire autrement", bien au contraire, d'où sans doute l'énergie qui m'a poussée dès le réveil, hors du lit!

J'étais conquérante à ces heures matinales et la journée a eu raison de moi et de mes escapades! Et je me dis " la vache", tu te lèves grande et forte et tu vas te coucher aplatie et limace, ratiboisée, ratatinée. Oui, je dois reconnaître que ça n'est que la réalité, et j'ai pas trop envie à l'heure où j'écris de faire autrement que d'exprimer ce que je ressens, un dégoût, une angoisse, et une envie de pas vouloir en voir davantage, et surtout d'en porter...

Je me suis plains pendant de longues années, je me suis sentie victime, j'avais à le faire c'est vrai mais maintenant je me sens démunie, c'est pire au fond, je ne sais plus quoi ni qu'est-ce! Un petit passage à vide, sans doute! Sans doute. Sauf que "sans doute" pas si facile à vivre. Même dans mes convictions les plus profondes, je me demande toujours si j'ai lieu d'être...

 


podcast
- Eddy Louis - Le retour de la baleine bleue -

 


 

02/11/2010

mémoire

 

femme-tiroir-DALI.jpg

 

Le temps est un acide

Qui mord dans la matière

Et le temps est un fluide

D'essence meurtrière

 

L'esprit est un bureau

Où d'infinis tiroirs

Préservent la mémoire

Du coeur et de la peau...

 

- Christian Mistral - extrait " Comme les bulles " - Fontes -