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06/07/2009

page blanche

 

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Page blanche, vue de l'esprit, on n'est jamais vierge par rapport aux événements, aux rencontres, même naissant tout nouveau-né on porte transporte rapporte tout un passif un passé inconscient sans doute mais présent. J'ai revisionné Festen, film incontournable pour moi au vue de mon histoire, et de ses conséquences, mes parents vouent un culte sans mesure à la Vierge Marie, moi je me débats avec le diable et ses afficionados aux doux noms d'angoisse culpabilité perversité honte et touti quanti! Non pas de page blanche dans l'ici et maintenant, plus ébène qu'ivoire, noircie de tout ce lourd passé encombrant et empoisonnant encore malgré foule d'antidotes envoyées en intraveineuses et caresses réconfort et remises en confiance régulières et assidues. L'inceste tue, silence lourd à couper au couteau, poignard profond blessure vive mais vie appétit de vie d'exister de goûter et d'emmener qui l'emporte, la page blanche c'est l'avenir la prochaine celle à écrire appréhender dessiner construire organiser rêver avaler fondre... Bronze en devenir, sagesse et sérénité, tendresse et enthousiasme, vie en vie.

 

 

 

 

 

Egon Schiele

« L'art ne peut pas être moderne. Il est intemporel »
-Egon Schiele-
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Egon Schiele est né en 1890 à Tulin, petite ville proche de Vienne en Autriche. Dés l'enfance il exprime un réel talent pour le dessin. Son père l'encourage dans cette voie, mais atteint d'une maladie mentale s'éteint en 1905. Ce décès précoce ternit sa jeunesse et lui procure une vision du monde sombre et torturée. Il décide de poursuivre le dessin et d'entrer à l'académie des beaux-arts de Vienne où il trouve l'enseignement trop académique, et la quitte donc en 1909 pour créer avec ses amis le "Seukunstgruppe".



Ses premiers travaux s'inspirent de l'impressionisme, mais très vite il est attiré par la Sécession Viennoise. Son travail est dés lors très influencé par les recherches de Klimt, ainsi que Van Gogh, Hodler et George Minne qui jouent un rôle essentieel dans l'évolution et la construction de son style. Il peint des portraits, notamment sa soeur qu'il représente sur un fond vide, monochrome et uniforme, l'une des caractéristiques de son oeuvre.


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egon-schiele-portrait-gentleman-1910.jpgC'est à partir des années 1910 qu'il commence à affirmer ce style plus personnel caractérisé par le dépouillement de la forme, la sobriété du contenu. De plus il attache une grande importance aux autoportraits, cherchant à transcrire l'intériorité angoissée du moi par les positions excentriques du corps et des mains qu'il peint. Les poses extrêmes, les traits déformés créent une distance avec le spectateur et engendre une tension palpable. Il dessine vite, il a un coup de crayon qui constitue une caractéristique à part entière de son art. Pour lui, le dessin a une valeur pour son côté allusif immédiat et spontané.Il lui arrive aussi parfois de ne pas achever le dessin et de laisser cette sensation d'inachevé.


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Dans son oeuvre le nu occupe une place très importante, il est fasciné par le corps humain, sa précarité et les pulsions dont il est l'objet. Le corps de la femme l'inspire.


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L'originalité totale d'Egon Schiele est finalement qu'il fait du corps humain un puissant support de l'expressivité. Il peint un grand nombre de nus expressifs. En 1912, à la suite d'une condamnation pour distribution de dessins immoraux, il se voit confisquer quelques-uns de ses dessins érotiques et fait trois jours de prison. Son sentiment d'injustice et de révolte grandit, il réalise un certain nombre de dessins érotiques plus provoquants encore.


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Il quitte sa compagne en 1915 et épouse la même année Edith Harms, il est mobilisé peu après à Prague. Son art semble devenir plus équilibré, les thèmes ne sont plus les mêmes, les corps moins torturés. En 1918 il peint un tableau intitulé La Famille qui caractérise cette évolution.Quelques mois plus tard sa femme meurt de la grippe espagnole et lui-même succombe trois jours plus tard le 31 Octobre 1918.

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trois minutes et cinq secondes de plaisir ...



tolérance

 

"Quand on a des idées bien à soi, même un petit stock, on est obligé d'accepter qu'on se retrouvera sans cesse devant des gens qui vous tireront la tronche, qui essayeront de prendre le contrepied, de vous diminuer, de vous "faire comprendre" que vous devez la fermer, ou qu'il faut éviter tel ou tel type parce qu'il est cinglé ou pédé, ou faux-derche, tel autre parce que c'est un branleur, un obsédé, ou encore un voleur, un bigot, un spirite, un fumeur de hasch, et unetelle une traînée, une exhibitionniste, une pute, une gouine, une mal élevée. Ceux-là, ils réduisent le monde entier à quelques êtres hybrides, monotones, ennuyeux et "parfaits", et ainsi ils rêvent de te transformer en un déviant, en une merde ambulante, ou ils essaient de te fourrer dans leur secte personnelle pour mieux ignorer et abolir tous les autres. Et ils te disent: "Oui, ainsi va la vie, mon brave, en un processus permanent de sélection et d'exclusion. Nous nous détenons la vérité. Les autres, qu'ils aillent se faire foutre." Et s'ils passent trente-cinq ans à te marteler ça dans le cerveau, dès que tu te retrouves isolé tu te prends pour le meilleur et tu t'appauvris énormément, parce que tu as perdu un bel aspect de l'existence: savoir goûter la diversité, accepter que nous ne sommes pas tous égaux et que dans le cas contraire ce serait affreusement lassant." - Gutiérrez -

 

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Rapportée par Trader lors d'une discussion sur l'art chez Didier, cette observation sur la tolérance de Gutiérrez m'a interpellée, un tantinet provocateur mais les épices réveillent toujours un plat et la tolérance, à mon sens est loin d'être un plat facile à cuisiner et à réussir sans tomber dans le magma du condescendant et du tout doit être accepté et pardonné. La tolérance relève du grand art car elle implique une conscience de soi et une compréhension, une ouverture, une culture aussi. Loin d'être si facile envers l'autre et parfois aussi envers soi.

 

 

dormir nue

 

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J'aime dormir nue à la fraîche, dépouillée en contact direct avec l'air et le dehors en respir tout pores ouverts communiant ainsi avec Dame nature. J'aime sentir les éléments, plonger à corps perdu dans la rivière sentir l'eau glisser sur ma peau la matière liquide sur mes muscles humer ma chair frissonner, originelle.

J'aime dormir nue le corps abandonné détendue sans entrave insouciante et insoucieuse libre sereine.

Je m'aime female.

 

 

Oeuvre de Nils Udo. Découvrir ou redécouvrir ce merveilleux artiste dans ce superbe billet aujourd'hui est une source de bonheur et de bien-être, de grâce. Merci mille fois Saravati.

 

05:06 Publié dans art de vivre | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : land art, photo, art, vie, humain

son et souffle

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