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30/06/2012

correspondance

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On ne s'écrit plus. Avec internet on se parle, on se "mail" voire on se "hotmail". Avec les portables on se "sms", se "mms". On chatte, on skype mais on prend que rarement sa plume pour écrire une lettre ou une carte postale, ça n'est plus dans l'air du temps. Pourtant, quel bonheur j'ai eu hier matin en recevant une lettre manuscrite de mon amie Laure. L'objet en lui-même m'a émue. La délicatesse des arabesques sur le papier et puis le contenu, une lettre parait plus intime, plus personelle, plus physique aussi. Imaginer la personne aimée entrain de l'écrire est déjà tout en soi un poème. Bon, c'est vrai qu'avec toutes les possibilités de communication rapide, la tentation est forte de rédiger un petit mot sur son clavier pour exprimer son attachement et l'intérêt que l'on porte à quelqu'un, d'autant que si cette personne est à l'autre bout du monde, la simultanéité a son charme aussi, elle permet une sorte de conversation. Avec le décalage horaire, il y a un plaisir alors proche de la correspondance, l'attente. L'attente de la réponse. Mais il y a une sensualité dans l'écriture à la main impossible à rendre, quand le pouls s'accélère, quand l'émotion est là. L'expression du premier jet, c'est si délicat. J'aime ça. Il faut d'ailleurs une belle complicité pour se permettre de s'écrire ainsi, c'est sans doute ce qui me touche le plus dans cet acte d'écrire, la confiance que l'on a d'être lue comme il faut, d'être entendue, d'être comprise et de rentrer dans le monde de l'autre à pas feutrés, goûter à son intimité pour mieux l'aimer. En s'écrivant davantage, on s'aimerait davantage encore, peut-être...

 

 

29/06/2012

Galerie Naclil

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" L'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité."

- Fiedrich Nietzsche -

 

28/06/2012

image du jour

psychologie,achats,fringues,soldes,attitude,réflexion,partage,humain

 

27/06/2012

émotion

 

Je ne comprends pas un mot de portugais et pourtant je me sens proche de la musique de Pessoa. La poésie est sans frontières, elle est universelle, comme tout langage qui vient du coeur, comme cette main dans ses cheveux et la voix profonde de Maria.

 

escape

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podcast

- Seila - Chet Baker -

 

 

Il faut sans doute être dans le commerce pour bien comprendre l'horreur que peut-être le premier jour des soldes. C'est aujourd"hui, c'est tout à l'heure. Prise en tenailles entre l'indispensable besoin pour l'équilibre de l'entreprise de déstocker après une saison difficile et compliquée et le rejet que j'ai de cette ambiance de foire où plus rien ni personne n'est repecté, je me prépare une nouvelle fois à affronter cette journée de consommation à outrance. Pour certains et certaines, qui ont moins les moyens que d'autres, c'est une journée qui leur ouvre des horizons et leur permet de se faire plaisir à moindre coût mais, pour beaucoup d'autres, c'est du n'importe quoi comme s'il fallait absolument acheter parce que la bonne affaire est à faire et peu importe le besoin, l'envie ou même la qualité de ce qu'on achète puisque on ne s'intéresse alors qu'au prix. Il faut être sur le terrain pour voir comment alors on nous parle et dans quelles conditions on doit faire son métier, comme si on devait soi-même aussi se solder. Pour ma part j'y renonce et reste moi-même, continuant à défendre ce pourquoi je crois et à conseiller. Je n'arrive pas à brader ma façon de faire sous prétexte que le climat le permet et même l'encourage, mais j'appréhende, je sais que je vais en baver, qu'il va falloir gérer les mouvements de foule et les sautes d'humeur, voire même certaines tensions entre clientes désirant le même objet! Je n'ai qu'une envie, méchapper... Par chance, on peut être là et penser à un autre endroit, je pars avec cette image et vais tenter au cours de cette journée de ne pas trop me laisser entraîner et prendre de la hauteur pour ne pas être ce soir, définitivement entamée.

 

 

26/06/2012

Munir Bashir

 

25/06/2012

petite mise au point

Certains et certaines pensent que je suis virtuelle, opportuniste, manipulatrice, menteuse, voleuse, vampire et pire encore fabulatrice, le genre: copié-collé. Je ne suis pas virtuelle, et, je n'entretiens pas de relations virtuelles, non plus. Des relations littéraires, philosophiques, amicales, amoureuses (rares et unique), artistiques, oui. C'est ce que ce blog m'a offert mais plus que lui c'est ce qui le suivent qui me l'offrent. J'ai vraiment tenté ici d'être sincère, ça n'était pas acquis dans ma carte du monde, la sincérité était plutôt pour moi un peu biaisée, c'est quoi au juste? J'ai appris à me connaître, à m'apprécier et c'est énorme, j'y apprends à m'aimer. J'ai fait des kilomètres by plane pour rencontrer un homme que j'ai aimé à la folie ici et que j'aime d'amour toujours, j'ai fait un vol long comme un bras pour serrer dans mes bras une amie chère dont je n'aurais pu louper le lancement du premier roman, je tente au maximum d'être présente à mes ailes devenues pour moi incontournables. Faut pas se leurrer, rien de ce qui se pase ici ou ailleurs dans vos sphères respectives ne m'échappe. Je vous aime, c'est un acquis. Et même si cet amour étonnant et nouveau déplaît ou paraît suspect, je m'en moque, voire même je m'en balance. Ce qui compte par dessus tout, pour moi, c'est ce que l'on construit, ce qu'on façonne et ce qu'on poétise à tour de bras. C'est mon trésor. Vous êtes toute ma richesse, couplée à celle que je jardine au quotidien. J'ai besoin de votre soutien, de votre substance et de votre air. Je ne peux me passer de vous, ne m'en veuillez pas, je suis là et compte bien y rester!