04/04/2009
rire

" On rit mal des autres, quand on ne sait pas d'abord rire de soi-même."
- Paul Léautaud -
- Chouette initiative de Barbara et Françoise, avec l'impulsion de Marie suivie par tous les participants sur le thème du rire, en autres Didier et Claudio.
- Quand la réalité dépasse la fiction, chez Trader.
- Du plaisir, avec ce clip chez Maphto.
10:05 Publié dans pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : pensée, art de vivre, humour
03/04/2009
éclipse

22:22 | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : une éclipse de lune...
le poéte

"Le poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d'amour, de souffrance, de folie. Il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n'en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit - et le suprême savant."
- Arthur Rimbaud -
11:05 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : poésie, art, rimbaud, état d'âme, fusain d'henri michaux
l'homme parle
" militants du quotidien , on prépare nos lendemains "
07:38 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : paroles et musique, art, état d'âme
02/04/2009
LÉON, COCO ET MULLIGAN
« Entre la rue Sherbrooke et l’avenue des Pins, entre le boulevard Saint-Laurent et la rue Saint-Denis s’étend un quartier, un quartier de fruit trop mûr, à l’écorce appétissante, au jus rance, à la chair puante, un bout de ville insomniaque dont les frontières, comme celles qui circonscrivent le territoire des chiens sauvages, sont délimitées par de subtiles odeurs que l’étranger ne renifle jamais sans inquiétude. C’est le carré Saint-Louis et son appendice, la rue Prince-Arthur. Si le centre-ville est l’organe génital de Montréal, par où la ville copule tristement et sans illusions avec le reste des civilisations, le carré Saint-Louis se situe quelque part entre le sein et le nombril, comme un mamelon supplémentaire, et bien que la fontaine qui gicle tout l’été en son centre évoque une bitte de béton qui n’en finit plus de dégorger son amour. Ce n’est pas un carré comme les autres, parce que son aire s’étend bien au-delà de ses angles, un problème à faire bander les poètes géomètres.»
Léon est un écrivain qui n’a jamais publié. Coco est un vieux schizo qui récite de la poésie, surtout des vers de Mulligan, ce poète mythique. Ils vivent ensemble depuis des années, itinérants. Léon protège son vieux pote en attendant de se trouver un endroit où il sera enfin capable d’écrire. Ils s’installent pour un été au carré Saint-Louis et font la connaissance de la faune qui y gravite. Jusqu’à la tragédie...
Léon, Coco et Mulligan s’inscrit dans la lignée des grands romans de
Mistral, avec cette écriture lyrique dont l’auteur a fait sa marque. On y
retrouve, rendu avec une acuité fabuleuse, le Montréal jubilatoire des années
80, bariolé, traversé d’originaux et de détraqués, de rêveurs et de banlieusards
en quête d’émotions faciles. On y retrouve surtout ce plaisir d’écrire, cette
fête du style comme seul peut en donner un écrivain d’exception.

Ce roman de Christian Mistral m'a interpellé de différentes manières, en première lecture, toujours ce plaisir renouvelé de cette écriture qui lui est propre, cette poésie si personnelle et cette richesse du vocabulaire qui m'émeut tant, un tel amour des mots . Je sais que je me répète , j'ai déjà donné mon sentiment de cette façon en vous parlant de Sylvia au bout du rouleau ivre, d'abord puis de Vamp, mais je réitère. Je n'ai jamais rien lu de semblable, et la musique Mistralienne s'infiltre en moi et j'en frissonne encore.
Et puis, cette rencontre avec Emile Nelligan, et alors tout ce livre a pris un nouvel éclairage, plus dense encore. J'ai eu envie d'en savoir plus sur le Carré St Louis et puis sur cette statue d'Emile réalisée par Roseline Granet . Une façon pour moi de mieux approcher tout cet univers qui m'attire et me parle, et de découvrir d'autres manières d'appréhender l'existence qui me semble si proche de moi et en même temps si nouvelle.
Quelque chose de différent néanmoins dans l'écriture, du moins à ma lecture par rapport à Vamp qui était débordant, ici, c'est ciselé, pointu et économe , tout en étant riche et coloré, truculent et vivant comme pour mieux nous atteindre. Cela rejoint en partie pour moi ce poéme de Mistral sur cette brièveté qui donne de la puissance aux mots, et qui dans ce livre n'enlève rien au lyrisme d'ailleurs mais lui donne un ton proche de la musique de chambre, on rentre ainsi complètement dans l'univers des deux protagonistes et dans leur rêves. Et je ne vous parle pas du rebondissement final!
" Il en sentait la grandeur et la majesté, le sens et le non-sens, l'ordre naturel et la pulsion chaotique. Un hélicoptère passa, et ce n'était plus le léger bruissement d'une abeille mais un assourdissant tonnerre qui eût pu provenir de la pièce d'à côté. Léon longeait les fenêtres, embrassant Montréal du regard. Son plasma crépitait comme une traînée de flammes tandis que la burlesque puissance de la civilisation inconsciente qui avait produit ça lui entrait dans les os à massives doses. Il s'exaltait,respirait mieux. Une féerie sarabandait devant ses yeux farcis de brume. "
- Christian Mistral - ( Léon, Coco et Mulligan)
Et une sorte d'auto-dérision, une légèreté du désespoir, une lucidité aussi.
" Aussi que peut-on attendre d'un huitième étage, quand toute sa vie d'homme on s'est nourri d'images qui donnent le vertige?"
" C'que tu comprends pas, c'est que le vrai monde, ça lit pas. Pourquoi, joualvert, que t'écris des livres si y a pas de vrai monde pour les lire?"
- Christian Mistral - ( Léon, Coco et Mulligan)
Alors oui, j'ai été une fois de plus traversée par Mistral.
Prégnant.
12:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : christian mistral, littérature, québec
01/04/2009
facteur cheval

Un humble facteur a, pendant 33 ans, érigé seul un étrange palais bâti sur des rêves ...


Voilà un homme qui a travaillé pendant toute sa vie pour érigé le palais de ses rêves. Moi, ça me bouleverse, pas forcément le résultat qu'on aime ou qu'on aime pas, mais la démarche, cette quête et surtout de la mettre en oeuvre inlassablement pierre par pierre, morceau par morceau, de bric et de broc, comme dans sa tête.
J'ai un grand respect pour ses individus hors des sentiers battus qui défendent leur vision . J'ai le sentiment que cela aide à avancer, à progresser ou du moins à s'interroger. De l'amour aussi, ne pas avoir peur de son ombre, ne pas craindre d'être ce que l'on est et de l'exprimer, même si cela peut paraître folie aux yeux du monde.
Toujours eu cette soif d'un idéal, il m'habite, me fait vibrer, m'égare aussi parfois.
Dois-je lui permettre une expression libre, comme a su faire Cheval ( bon! ce mot n'a pas de bonnes vibrations pour moi en ce moment, passons) ou doit on se plier, au prix de migraines effroyables et de sensations d'étouffements qui confèrent à la folie. J'ai choisi la voie de l'expression, tous les jours un peu plus, bonant malant.
C'est assez fréquent que l'on me dise que je suis folle, trop à brûler, trop en demande, impulsive. Assez souvent aussi de parler sans réfléchir, et d'être trop dans l'émotion. Je construis comme facteur Cheval une sorte de palais, un lieu, juste dicté par mes rêves parfois fous, parfois indescriptibles, souvent trop impossibles, cet idéal.
Ce besoin de vivre à pleine respiration, de tout ressentir complètement sans détour, cette sensibilité que j'ai exercée à trop , ce besoin de me mouiller, d'agir, de dire, de vivre.
Etrange palais qu'un cerveau!
23:23 Publié dans pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : sculpture, art, architecture, idéal
derrière l'écran

Il parait que la curiosité est un vilain défaut, du moins avec la gourmandise et puis d'autres aussi, on m' appris ça très tôt et je me suis empressée de fauter, déjà ce goût du péché, j'en viens presque à croire parfois que ça a été inventé rien que pour ça, transgresser. Mais tel n'est pas mon propos du moment. Curiosité ...
Cela ne vous arrive jamais à vous de vous demander qui est derrière l'écran, qui arrive ainsi par ses mots choisis, images et musiques, poèmes, réflexions, états d'âme, humour à vous toucher, à vous interpeller, voir parfois à vous étreindre. Moi, si !
Est ce un homme, une femme, heureux ou en peine, épanouie ou en souffrance, grande liane ou petit singe, fauve ou reptile, avec ou sans enfant, âme soeur, amis, un métier, une passion , des défauts, des rêves, un grand nez ? Quels couleurs d'yeux, de peau, de cheveux, quelle pointure, taille, quels désirs, aspirations, étrangetés, rêves ? Quelle couleur préférée, odeur, plat, livre, paysage, musique ...
Et j'en passe, et puis ce plaisir d'extrapoler, d'imaginer l'autre en fonction des indices qu'il laisse de lui, se" sherlockholmeser " pour deviner, dessiner, découvrir qui est donc derrière ce prisme ...
Une question?
Un indice. N'est-ce pas en même temps toute la magie de cet espace en dehors du temps et de l'espace...
10:53 Publié dans pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (45) | Tags : curiosité, blog, humain, rencontre
31/03/2009
révérence

22:25 | Lien permanent | Commentaires (10)
pour inventer

" Pour inventer, l'esprit a besoin d'excitant. Le danger, les voyages, l'amour, la surprise renouvellent l'imagination. C'est par la pression de l'événement, le coup de force de la nécessité, l'explosif d'un tourment que l'impossible devient réalité, puis tradition. "
- Jacques Chardonne -
00:58 Publié dans pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : écriture, mots, pensée du moment, art
30/03/2009
apesanteur

09:26 | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : laisser faire l'imaginaire

