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13/09/2009

à suivre ...


 

21:31 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : foresti, humain, humour, homme, femme

carpe diem


 

 

16:49 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : vivre

autarcie

 

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Fille, petite fille, arrière petite fille de paysans, maman a toujours caressé ce rêve de ne vivre que des produits de sa terre et de son labeur et elle nous a fait vivre ainsi pendant quelques années, toutes celles de mon adolescence. Tout à fait en décalage avec l'ambiance sociale et économique dans laquelle on pouvait vivre alors, les années 75, elle avait mis en place avec l'aide de mon père la vie en autarcie. J'étais à l'époque pensionnaire dans une institution catholique bien pensante un des rares endroits qui accueillait uniquement le sexe féminin, mes parents craignaient que la mixité me monte à la tête et pensaient me préserver en apparence de ce qu'on sait quoi en m'évitant toute présence mâle du mal, ridicule mais réel. La semaine à étudier entourée des filles de bonnes grandes familles bourgeoises du Nord argentées ou ruinées je rentrais le week-end à la maison dans un autre monde et endossais le costume adéquat taillé sur mesure schizophrénique et physique. Il y avait là au coeur des Flandres, sur un hectare éloigné de tous voisins un endroit hautement symbolique, l'arche de Noé reconstitué un couple d'animaux de chaque sorte, élevables et productifs, vaches pour le lait porcs pour la viande poules et poulets en plus grand nombre pour les oeufs et la chair de volaille, lapins, canards, oies, dindons, chevaux pour la beauté du geste chèvres aussi pour les produits laitiers et dérivés moutons pour la laine, un âne pour l'humilité, un paon pour les plumes et une chienne pour la chasse, et j'en oublie sans doute... J'ai appris ainsi même si cela peut paraître incroyable, ça l'était pour mes congénères hebdomadaires, appris à traire, ramasser les oeufs, plumer, vider, dépecer, monter à cheval et à dos d'âne, le fumier, le fromage, le pain, baratter le beurre, et plus encore à carder la laine et la filer au rouet! Le potager demandait lui aussi une attention particulière surtout que la terre n'était pas des plus fameuses, je savais alors bêcher, casser les mottes, planter cultiver pour ensuite cueillir récolter éplucher cuisiner. Tout ce qui était à l'ancienne était une valeur sûre jusqu'à penser et surtout se taire, c'est là aussi que j'ai été initié au tricot, à la dentelle, à la reprise des chaussettes, à stopper la maille, et tous les travaux de couture. Heureusement que j'avais les nuits de Lundi au Vendredi pour m'abreuver de rêves et d'aventures aux livres de la bibliothèque de Notre Dame de la Paix. Cet état d'esprit et cette volonté de vivre autarcique est allé jusqu'à l'éolienne pour la fabrication d'électricité et la cuve à récupération de l'eau de pluie. On ne recevait pas d'amis trop d'ouvrage mais on trouvait le temps pour la messe dominicale il fallait remercier Dieu de tous ses bienfaits. Avec le recul et le sursaut écologique on pourrait les penser avant gardistes alors que c'était plutôt rétrograde néanmoins il m'en est resté longtemps un rejet qui se transforme maintenant petit à petit en une sorte de tendresse pour tous ces gestes appris puis désappris que maintenant je m'autorise avec un certain plaisir. Ce réel paradoxe a un jour volé en éclat quand j'ai quitté le navire et tout le système et toute cette aventure, quand j'ai jeté l'éponge pour sauver ma peau et exister autrement, ils ont alors tout arrêté, vendu ou consommé toutes les bêtes et se sont depuis donnés à fond à la religion pour sauver leurs âmes et surtout la mienne et prient chaque jour pour mon salut et celui de mes enfants. Un autre moyen pour eux de se préserver du monde, de leur fille et de ma réalité.

 

 

 

 

désir

 

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" La fleur du désir ne peut-être cultivée que sur l'humus de l'inconscient, qui s'enrichit chaque jour des restes fécondants des amours mortes et de celles, imaginées, qui ne naîtront jamais."

 

- Henri Laborit - Eloge de la fuite -

 



 

12/09/2009

song around the world

 En écho à Rainette, elle même en écho à jp, pour vous, pour nous, pour tous...

N'est ce pas ce que nous tentons de faire tous autant que nous sommes, là, sur cette musique du net que nous inventons jour après jour!

 

 

la partie de boules

Pour Christian et pour vous autres. 


 

11/09/2009

question philo

reflexion.jpgJe rentre du boulot journée absorbante et harassante mais riche par ailleurs, rien ne vaut que d'être en vie et vivant, bref, dix heures du soir pourtant démarré à huit heures matin, long intervalle et pas de pause possible, voilà le décor planté! Je m'assois tranquille dans ma cuisine, j'adore cet endroit, je souffle, me sers un petit gorgeon et vois débouller mon grand fiston de dix centimètres de plus que moi en hauteur: "Maman j'ai mon premier sujet de philo, faut-il apprendre à vivre? Qu'est ce que t'en penses?". Oh la vache, la sorte de question qui tue à cette heure à ce moment précis de ma journée déjà bien chargée sauf que face à toute question de ce genre, je me prends à réfléchir et blocage, neurones trop fatigués ou ché pas dés fois c'est plus possible la réflexion la concentration tout ça je décroche, mais je ne perds pas le Nord, "Mon coeur, tsé quoi, vais le mettre sur mon blogue, là, va bien y avoir un, une ou plusieurs plus encore sans doute qui vont pouvoir réagir à ça!" " Man tu crois vraiment qu'ils vont répondre à ce genre de questionnement?"...Dans le fond je crois qu'on devrait tous pouvoir donner au moins un semblant de réponse au vu de nos expériences à tous sinon à quoi sert l'empirisme! A vous de jouer, please ne me laissez pas tomber sur ce coup!

 

 

cri primal

 

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C'est un cri rauque animal organique viscéral presqu'inhumain qui m'est sorti du ventre un Dimanche tranquille en fin d'après-midi, twelve years ago, il résonne encore dans ma tête et dans les murs du salon tant sa puissance lointaine a ébranlé l'atmosphère, "je veux vivre je veux vivre, je veux VIVRE". Si je n'avais pas lu le livre de Janov quelques semaines auparavant je me serais crue devenir folle tandis que là je savais inconsciemment que j'expérimentais live la force contenue dans ses trois mots répétés crescendo suivis enfin d'une sorte de son d'entrailles arraché du plus loin de mon être. La violence de l'émotion m'a alors plaquée au sol, je n'ai plus su bouger pendant une bonne vingtaine de minutes, tremblante exsangue comme après un marathon complètement exténuée et abattue par ce que je venais de produire mais incisive et lucide, j'ai senti très précisément presque simultanément s'ouvrir en moi une formidable source d'énergie insoupçonnée, j'ai compris à cet instant qu'enfin j'allais pouvoir comprendre débrouiller défaire et dire ce qu'au plus profond de moi je supportais enfoui et protégé par une amnésie totale des dix premières années de ma vie, c'était là le signe de la mise en route et plus rien n'a depuis arrêté ma détermination à être et à exister. Secouée, je l'étais fort, mon homme et mes enfants aussi alertés pas le vacarme presqu'aussi résonnant qu'une sirène, effarés devant une telle souffrance. Et le calme est revenu intense. J'ai repris mes esprits. Je suis souvent retournée par la suite dans le chaudron émotionnel de la vérité bien cruelle et chargée de mon enfance et bien des cris encore se sont succédés, ces arrachements d'âme, parfois même muets et grimaçants. Ainsi après avoir mis au monde trois mâles, j'ai doucement et step by step accouché de moi-même et suis devenue la femme que je suis.

 

 

 

10/09/2009

Ortograf'

 

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Bleu taguée Lyse nous emméne dans ses années d'apprentissage scolaire avec son bleu d'encre qui lui a donné bien du fil à retordre, mon frère est dyslexique dysorthographique un véritable handicap pour lui qu'il n'a jamais surmonté, du coup il parle beaucoup plus qu'il n'écrit et contourne au maximum cet obstacle majeur de sa vie intellectuelle, mon fils aîné aussi a connu ce genre de difficultés et en a eu honte, il évite lui aussi l'écriture et s'adonne plus volontiers au langage sms que j'avoue avoir pour ma part peu de plaisir à pratiquer. Ca doit être bien douloureux, si de surcroit on partage l'amour des mots du beau phrasé du vocabulaire dense riche et si étonnant parfois de notre vivante langue française. Elle demande il faut dire une attention soutenue et une bonne mémoire mais ça en vaut la peine. Je m'interroge du coup sur cette idée que je trouve saugrenue et désolante de François de Closets developpée dans un article du Point suite à la sortie de son livre Zéro faute sur l'assouplissement de l'orthographe, beaucoup de réactions en tout genre déjà. D'aprés lui il y aurait une sorte de terrorisme à l'encontre de celui qui ne maîtrise pas son vocabulaire alors pourquoi ne pas s'adapter et descendre la difficulté d'un cran voir de plusieurs. Oups! Pas faux de dire qu'un courrier bien tourné ou qu'un texte bien écrit et bien présenté à plus de chance de séduire et ce n'est que justice car alors que deviendrait notre belle et exigeante langue française si on faisait fi des particularismes et excentricités si on bousculait l'ordre sujet verbe complément et si d'aventure on s'égarait à supprimer tout bonnement l'accent circonflexe, je suis circonspecte, quand même "meme" sans son accent perdrait de sa superbe, non?

 

 

Regard

 

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- Photo Pierre Yves Dallenogare -

 

 

"Sur le lit du blanc de l'oeil, l'iris est le sommier du matelas de la pupille, où un fantôme de nous-même s'étend dans le rêve."

- Malcolm de Chazal -

 

 

 

 

06:10 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : poésie, photo, rêve, pensée

08/09/2009

s'ouvrir...



 

 

 

23:51 Publié dans danse | Lien permanent | Commentaires (5)

07/09/2009

I feel Blue

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podcast


podcast


 - Cat Power -

leçon de choses ...


Moi, cette confiance, c'est pas à mon père que j'la dois!