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15/05/2015

Oser

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"Aujourd'hui la plupart des gens se consument dans je ne sais quelle sagesse terre à terre et découvrent quand il n'en est plus temps que les folies sont les seules qu'on ne regrette jamais. "

- Oscar Wilde -

 

 

20/12/2014

en mouvement

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- Photo Kerstin Kuntze -

 

 

Parfois on se sent plus vulnérable et alors tout nous touche plus directement, un geste de la main, un mouvement d’épaule, un mot, un ton, un croisement de regard, une rencontre. C’est bon de ne pas toujours être fort, campé sur ses convictions. C’est bon de laisser le possible s’infiltrer même si on sait qu’il va forcément nous changer imperceptiblement mais pourtant sans détour. A force de se protéger de tout et de ne pas s’ouvrir à l’autre, s’empêcher d’explorer, on s’assèche, on se pense trop le nombril du monde, on ouvre plus ses écoutilles et on ne progresse plus. Vivre, c’est se risquer, se frotter, s’aventurer… Parfois on se sent plus vulnérable, on est juste plus vivant...

 

 

14/12/2014

Enki Bilal, le Louvre et Laurence Guez

 

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Entrer dans l'univers d'Enki Bilal, c'est être marqué à jamais pas sa vision mêlant apocalypse et espoir. Par son dessin, par ses obsessions, par son étonnant mélange entre pur romantisme et réalisme d'un monde dans sa décrépitude, Bilal est le créateur symbole d'un siècle répétant ses erreurs à l'infini.

Bilal au Louvre, c'est un choix de 23 oeuvres sur 400 prises en photo, tirages sur lesquels il peint à l'acrylique et au pastel... Personnages évanescents comme autant d'âmes errantes immortalisées dans un "faire apparaître" qui leur donnent une présence singulièrement forte. Tranche de vie.

Mises en abîme par un regard sur le regard, les photos de Laurence Guez donne à cette démarche un autre souffle comme pour nous maintenir en alerte, remués, attentifs...

 

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25/11/2014

Je m'en suis allé

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- Amanda Charchian -

 

 

 

J'ai ignoré toute entrave. Je m'en suis allé. 
Je suis parti vers la nuit illuminée 
aux jouissances moitié réelles, 
moitié issues de mon imagination. 
Et j'ai bu des vins forts, tels 
que n'en boivent que ceux 
qui ne craignent pas la volupté.

 

- Constantin Cavafis -

 

 

 

03/11/2014

Un demi-siècle ! Bon anniversaire Christian !

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Mon Grand, aujourd’hui c’est le jour de ta fête, 50 ans, un demi-siècle. On a toujours ri, souviens-toi, du fait que tu étais plus vieux que moi, d’un peu plus de trois mois, ça fait quand même un sacré paquet d’heures, n’est-ce pas ! Une fête, ça se fête.

Alors, après avoir hésité entre une soirée à Montréal avec tes potes et potesses, te faire venir ici dans mon petit Nord, te faire une tarte aux pommes et souffler des bougies et je ne sais quelle autre idée qui m’est passée par la tête, j’ai opté pour une surprise tribale et scripturale.

Voilà, Christian, les cadeaux de personnes qui t’aiment tel que tu es. La doxa n’est pas toujours tendre avec toi, mais elle est comme tu as bien voulu qu’elle soit, ton talent d’écrivain est incommensurable, les qualités de l’homme prêtent souvent à discussions, comme Picasso, tu suscites des passions…

Je te connais, notre correspondance intense m’a appris à te découvrir et à apprécier ton immense sensibilité et ton inépuisable générosité. Ces nuits que tu as passées à me soutenir, à m’encourager, à me remuer ! Te souviens-tu de cette fameuse où tu m’as veillée à distance parce que j’avais une rage de dent à se taper la tête contre les murs et que tu as tout fait pour m’en détourner en me faisant rire, rire à en pleurer ?

Ton amitié est un bien précieux.

Black Angel, je te souhaite, c’est un vœu pieu, un autre demi-siècle et je nous souhaite encore beaucoup d’émotions, de partages, d’écriture et d’aventures étonnantes comme celle qu’on a déjà vécues ensemble.

« Quand j’aime un jour j’aime pour toujours ». Je t’aime Christian Mistral. Ta Blue

 

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- Photo Guillaume Pâquet -

 

 

« J'aime Christian Mistral de tout mon diablotin et saugrenu de cœur, mon authentique cœur. Qu'aurais-je d'autre à dire ? »

- Guillaume Lajeunesse (Vieux G) -

 

 
Tout le monde sait que lorsqu'on dit des gros mots ou qu'on médit au sujet d'autrui, Jésus sort sa TransAm du garage et parcours les ruelles du paradis le pied dans le tapis en écrasant des bébés chats.
 
Qu'on le tienne pour dit, je suis un grand adorateur de la Pontiac Firebird 6,6 litres des années "Cours après moi, Shériff !", celle avec le turbo-compresseur et le phoénix aux ailes ouvertes sur le capot, mais quand Héléna m'a approché me demandant d'écrire un mot soulignant l'anniversaire du vieux bandit, je me suis dit qu'une journée au paradis sans chatons écrapous en mon nom serait un beau cadeau à lui faire pour célébrer ses cinquante balais.
 
Les gens aiment bien tout catégoriser, ça les rassure et leur évite d'avoir à trop réfléchir et, conséquemment, les sauve de se regarder et de se voir tel qu'ils sont. C'est évidemment plus réconfortant de se bricoler une petite image de soi proprette et coupée du monde que de reconnaitre que celui-ci n'est au fond constitué que de nos propres projections et n'est que le reflet de l'univers qui nous habite, qui nous sommes réellement, qu'on l'accepte, qu'on ait le courage de l'assumer ou non. Mais, je m'éloigne, pardonnez-moi, mes racines punk trempent dans l'expresso. 
 
Je ne suis pas mieux, n'allez pas me lancer de fleurs, parce que ça m'arrive à moi aussi de catégoriser. Pourquoi je me priverais de comfort et à ce prix en plus ? Les gens par exemple, tiens ! Pour moi, je classe les gens dans deux catégories, d'un côté il y a les femmes de ma vie et de l'autre, les autres. Et Christian Mistral, aussi bizarre ça puisse sonner, je vous expliquerai, fait partie de la première catégorie. 
 
De un, c'est pour l'amour et le bien du texte et de la paix dans le monde. Pour l'occasion, en l'envoyant dans le vestiaire des filles, j'évite que ça finisse comme la célèbre partie du vendredi Saint entre les Canadiens et les Nordiques et je lui fais en plus une fleur parce que dans cette catégorie le poète sera en bonne compagnie...
 
Mais il y a plus car Christian m'a toujours fait l'impression d'être une vieille louve, d'en avoir l'âme. Aussi chiant et berserk postal puisse t'il parfois devenir, c'est cette fibre maternelle sauvage que possède l'homme qui m'a toujours le plus frappé chez lui. Je n'ai pas à rendre publique notre relation, ça ne regarde que nous, mais ça a été ainsi depuis le jour un. Le type, quand il aime, aime comme une mère. 
 
Il déchirerait sa chemise en deux pour te couvrir si t'avais rien sur le dos et verserait la moitié de sa dernière bouteille de jus d'clodo dans ton biberon si ta vie en dépendait. Une confidence, moi, son oeuvre c'est en diagonale sur les amphétamines avec le peu de boulons qu'il me reste que je l'ai parcouru et je serais mal foutu de venir en parler juché sur une boite à savon pour en vendre. D'autres le feront mieux que moi. Moi, c'est le bonhomme que j'ai eu la chance de rencontrer et c'est ce bonhomme là tel qu'il s'est montré à moi qu'aujourd'hui je suis fier de classer avec la crème des âmes qui ont laissé une marque indélébile sur la mienne et qui auront toujours une place dans mon coeur où il y aura toujours une moitié de vieille chemise déchirée à se mettre sur les épaules si besoin était.
 
Christian, vieille louve, vieux bandit et grand frère d'armes, pour tes cinquante balais je te souhaite paix et santé.
 
- Pat Caza -
 
 
 
Mistral (et le spectre de Nelligan) dans le bleu de la nuit (des temps)
 

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(Avec gros clin d’œil à Gatsby – rémanence inattendue d’une improbable game de bowling…)

 

- Michel Plamondon ( le Plumitif ) -

 
 

C'est difficile pour moi d'écrire depuis un certain temps, mais si l'effort d'une prise de parole pour moi-même présentement me rebute, je peux en fournir un pour Mistral.

Comme, sans doute, tous ceux qui lui sont ou ont été proches, j'ai été testé, brassé de la cage, évalué avec soin, et choisi, intégré, puis encouragé et défendu.

C'est après avoir lu Christian Mistral et Louis Hamelin au début de la vingtaine que je me suis vraiment mis à commencer à écrire pour vrai. J'étais déjà lecteur avide, j'avais eu un projet de grand roman de SF(!), j'avais pondu quelques textes pour m'amuser, mais c'est en découvrant ces voix, plus proches de moi que tout ce que j'avais pu lire, que j'ai commencé à avoir une idée de ce que pouvaient être un style, une voix, vivants, actuels et se développant dans des espaces propres à soi et une époque à laquelle on appartient, et qui nous appartient. Bref, de ce que pouvait être l'écriture.

Christian m'a poussé à y faire ma place. Pour l'instant, sur ce plan-là, je suis sur la glace. J'ai confiance d'y revenir tôt ou tard. Quoi qu'il arrive, mon amitié avec cet homme d'esprit à la volonté puissante et d'une rigueur incomparable à la plume dont, aussi bouillant puisse-t-il être, la loyauté est un exemple, a une grande importance dans l'histoire de ma vie.

 
- Stéphane Ranger -
 
 
 
  Vecteur
 

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- Sandra Gordon (Sandy) -

 

 

30/10/2014

Quiz !

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- Photo Sophie Calle -

 

 

21/10/2014

Yeah !

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11/10/2014

Mon truc en plumes

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Un vieux rêve de petite fille: être danseuse de cabaret,

et faire comme Zizi, Joséphine et Liza, faire rêver...

 

 

25/09/2014

Vivre Penser Regarder

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Il y a quelque chose de touchant dans sa manière d’écrire, de parler de son père, de la relation au père, de ses sœurs, du miroir, de la relation au miroir, du cinéma, du pourquoi nous choisissons tel vêtement plutôt que tel autre pour s’habiller : « J’aime les vêtements qui ont quelque chose de masculin sans me faire ressembler à un homme. J’aime les chaussures avec lesquelles je peux bouger, danser, et même courir si nécessaire. Talons aiguilles, plateformes, brides compliquées aux allures d’entraves, ce n’est pas «  moi ». J’aime les vêtements qui servent et accentuent ma dignité, sans pour autant qu’ils soient sobres et sérieux au point de me donner l’air de manquer d’humour. Voilà ce que je souhaite exprimer quand je m’habille. Honnêtement, j’ignore si je réussis ou non dans cette entreprise. Je ne me vois pas assez souvent. Avant de sortir de chez moi pour me rendre à une soirée, je jette un coup d’œil à mon image dans le miroir et puis je m’en vais, bienheureusement inconsciente de ce dont j’ai l’air quand je vis ma vie. » Siri Hustvedt, dans son livre Vivre Penser Regarder dit en préface, tout livre est pour quelqu’un. Je me retrouve profondément dans le sien.

 

 

16/09/2014

Jeu de mains

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- Photo J. Schmit -

 

Je croise au hasard de mes pérégrinations une image, elle m’émeut… Pas seulement par ce qu’elle représente : cette main, immense, main de pianiste ou de sculpteur, d’écrivain, de danseur ? Mais par ce qu’elle dégage : la douceur du geste, main caressante, qui semble envoyer un baiser ou qui s’apprête peut-être du bout des doigts à s’approcher du bout des lèvres comme pour savourer un moment ou prendre la température d’un instant…

J’aime les mains. J’aime leur langage, leur grâce, leur suggestivité. J’aimerais connaître davantage l’homme derrière celle-ci, est-il à l’image de sa main délicat et fort, grand, bien bâti, soigné, sensuel, gourmand, curieux de la vie ? Nos mains en disent-elles longs sur nous, sont-elles comme les yeux un miroir de notre âme ? As-t-on les mains de notre personnalité, de notre unicité ?

Petites pensées du matin…

 

14/09/2014

Désir

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Son désir éveille mon désir qui appelle son désir...

 

 

07/09/2014

Naître

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- Photo Tania Thune-Larsen -

 

" Nous naissons, pour ainsi dire, provisoirement, quelque part ; c'est peu à peu que nous composons en nous le lieu de notre origine, pour y naître après coup, et chaque jour plus définitivement. "
 
- Rainer Maria Rilke -
 
 
 
 
 

01/09/2014

Arrêt sur images : Asilah

 

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24/08/2014

Arrêt sur images : Essaouira

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21/08/2014

Arrêt sur images : Chefchaouen

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06/07/2014

être

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- Photo Catherine Renée Lebouleux -

 

 

C’est quoi, « être », au juste ?  Ce qu’on attend que tu sois, la famille, les autres, l’état ? Ou ce que tu penses devoir être, pouvoir être, avoir à être ? To be or not to be ! Est-ce une manière de faire, une manière d’être, une façon de procéder, ou une conscience ? Agir, faire, créer, écrire, produire, cuisiner, procréer, aimer, anticiper, penser, façonner, fantasmer… Verbes illimités. Ce n’est pas aisé d’exister, pas plus que d’être, pourtant c’est une donnée. Nous sommes là, à nous de faire de ce « là » une envolée…

 

 

26/06/2014

art de vivre

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" Le monde m'est nouveau à mon réveil, chaque matin."

- Colette -

 

 

23/06/2014

Lee Jeffries

 

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" Ce que la voix peut cacher, le regard le livre. "

- Georges Bernanos -

 

 

 

17/05/2014

Escapade marocaine -2 -

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« J'habite la demeure du possible. Elle a plus de portes et de fenêtres que la demeure de la raison. »

- Emily Dickinson -

 

 

 

09/05/2014

Escapade marocaine -1-

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J’ai toujours aimé le Maroc mais je n’avais jamais mesuré à quel point. Quand je pose mon premier pied sur le tarmac, je sens immédiatement l’effet « bled », comme me dit souvent ma collaboratrice qui a du sang tunisien, par sa mère, dans les veines.

Je me sens autrement, je me sens plus ouverte, moins stressée, plus détendue d’emblée.

Je ne sais si c’est l’air, la lumière, ou peut-être l’Atlas qui trône majestueusement, les palmiers, le bleu intense du ciel, je ne sais dire le pourquoi du comment mais la magie opère. Je suis loin, je suis bien, je me sens être.

Trois heures de vol et c’est l’ailleurs, l’autrement. Le fait de pouvoir parler sa langue maternelle doit ne pas être étranger au fait de se sentir comme chez soi même si à des années lumière de mon Nord natal. Kif-kif, chouïa, choukrane…

A peine arrivée à destination dans un lieu magique au milieu des palmes, j’ai tout de suite pensé à Montaigne, en quête d’une sagesse à sa mesure, conforme à sa nature, convaincu que chaque individu doit pouvoir trouver lui-même la voie du bonheur qui lui convient, en fonction de ce qu’il est, de son caractère, de sa sensibilité, de sa constitution physique, de ses forces, de ses faiblesses, de ses aspirations et de ses rêves. Que sais-je ?

Je me suis laissée aller, laissée aller à penser et à rêvasser, deux des activités que je préfère, avec celles d’aimer, d’écrire et d’entreprendre… J’ai construit en une semaine au moins dix maisons, toujours toutes un peu les mêmes avec quelques variantes, selon mon inspiration, des plantes différentes dans le patio, les préférant plutôt odorantes un jour : daturas, jasmins, roses, ou plus sculpturales à d’autres moments : palmiers, oliviers, bougainvilliers blancs. Et je ne vous parle pas de la décoration des chambres… Une africaine, une asiatique, une andalouse, une magnifique… J’aimerais pouvoir les décrire comme Raymond Chandler. Ses descriptions dans les enquêtes de son Philip Marlowe sont d’une telle précision et d’une telle poésie, riches, intenses, chargées, truculentes, j’ai adoré les lire : «  L’entrée principale de la demeure des Sternwood (traduit de l’anglais par Boris Vian) avait deux étages de haut. Au-dessus des portes, de taille à laisser passer un troupeau d’éléphants hindous, un grand panneau de verre gravé représentait un chevalier en armure sombre, délivrant une dame attachée à un arbre et qui n’était revêtue que de ses longs cheveux ingénieusement disposés. Le chevalier avait rejeté la visière de son casque en arrière pour se donner un air plus sociable, et il tripotait les nœuds des ficelles qui retenaient la dame à l’arbre, sans arriver à rien. Je le considérai et je me dis que si j’habitais la maison, tôt ou tard, il faudrait que je grimpe pour l’aider… il n’avait pas l’air de s’y mettre sérieusement. »

J’ai avalé littéralement Chandler entre deux Essais de Pierre Eyquem… Quel ravissement !

Une  première chambre aux murs couleurs d’orage, comme les robes de Peau d’Ane, ce conte qui a bercé mon enfance avec Cendrillon et le Chat botté… Des murs enduits à la chaux, dans des tons indéfinissables, tadelakt partant du gris au brun. Un grand lit drapé de lin blanc brodé d’une arabesque taupe tout le long et un plaid dans une matière rude, un tissu berbère tissé à la main, aux motifs discrets mais à la présence brute, contrastant avec le raffinement d’un mobilier en fer forgé délicat et fin à la Giacometti, plutôt haut sur pied et supportant de chaque côté du lit, une lampe en peau de chameau et un petit vase boule en verre soufflé garni de roses fraîchement cueillies dans le jardin qui s’étale à perte de vue au travers de la grande baie vitrée protégée par deux grands volets en bois de cèdre sculpté…

 

  ( à suivre ... )