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28/03/2010

grain de beauté

 

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podcast

 

" La poésie est un grain de beauté sur la joue de l'intelligence."

- Henry de Montherlant - Carnets -

 


 

27/03/2010

Forsythia

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C'était plus fort que moi, cette floraison jaune et présage de printemps m'y ramenait inexorablement. J'ai mis des années à comprendre le rejet irrévocable de cette fleur annonciatrice de beaux jours et de lumière qui ne m'inspirait qu'ombre et sombres pensées. Je reste encore aujourd'hui stupéfaite de l'impact d'une image gravée au fond de l'inconscient, tout comme certaines odeurs d'ailleurs, ces sortes de madeleines empoisonnées. Et pourtant c'est un jour comme aujourd'hui que l'explication a jailli, en laissant mon regard baguenauder alentour, un jour comme ce matin tout pareil la nature de l'émotion revenant en boomerang, intacte: il y en avait UN, énorme à la porte d'entrée de la maison abritant les dix premières années de mon existence, un gros forsythia vigoureux et florifère qui chaque année annonçait la montée de séve et donc dans la foulée la demande plus gourmande des protagonistes qui ont tourmenté, traumatisé mon enfance, ce jaune là pétant de vie me donnait du gris mortifère à l'âme, du moins tant que le fantôme de l'inceste était là... Maintenant je ne tremble plus à l'évoquer, voire même le voir...

 

 

26/03/2010

l'humain isolé

- toile de Françoise Danel -

 

 "La littérature, c'est ce que vous écrivez et que personne d'autre ne peut écrire à votre place. La petite part d'humain que vous transportez et que vous allez faire passer sur le papier. Comme un savant isole une souche de microbes. La littérature, c'est l'humain isolé."

- Louis Hamelin -

 

 

chante la vie...

Je redécouvre Michel, un vieil amour de jeunesse, comme Hughes, Jacques, Serge, Charles, Maxime, Yves, Alain, et Joe et j'en passe. Et c'est un tel bonheur pour moi que je le partage volontiers et même si je vous parais ringarde "has been" ou quoiqu'es-ce et, entre nous j'men fous, je le chante à tue-tête dans ma caisse, et quand bien même ça déroute "grave" mes congénères au volant, je m'éclate!

 

 

 

 

25/03/2010

aparté

 

" Être écrivain, c'est d'abord et avant tout un état d'esprit. Une façon de voir. Le peintre, le photographe, le musicien extraient de la même matière, d'un réel identique. Ils l'organisent selon leurs besoins, leur vision, leur génie particulier.  L'écrivain, pour sa part, fait son profit des circonstances les plus anodines aux yeux des autres. Il prend une série d'occurrences chaotiques et leur impose un ordre subjectif. Toujours en une quête synthétique, parce que la vie, ce qui survient entre la naissance et la mort, semble insensé autrement."

- Christian Mistral -

 

23:19 Publié dans rencontre | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : c'est ainsi...

juliette

Pour Laure, et aussi pour vous...

 

 

auto bien-cuit

Exercice périlleux que celui de se cuisiner soi-même! Suite à une note de Mendelien, Piedssurterre s'interroge sur la signification du bien-cuit et pousse ses recherches pour bien en comprendre les tenants et les aboutissants (une démarche loin d'être celle d'une cruche au demeurant et en aparté, Pieds). De cet échange naît l'idée d'un auto bien cuit-cuit, brillamment interprété par l'initiatrice elle-même. A mon tour d'élaborer pour Blue ce met d'autodérision qui se déguste lors de soirées entre amis, anniversaires de préférences qui m'a d'ailleurs toujours mise mal à l'aise. Ce genre de déballage mi-figue, mi-raisin fait grincer des dents celui à qui il est destiné et me parait nettement plus digérable servi par soi-même...

 

" Cette Blue là a plus d'un tour dans son sac, "tête de pioche et coeur de chocolat" pour reprendre un propos amical. Car derrière ses douceurs et ses évanescences, elle est volontaire et opiniâtre, lache difficilement le morceau, va au bout de son projet jusqu'à se brûler les ailes, une kamikaze sans en avoir toujours l'air, un peu gant de velours sur main de fer. Plutôt foutraille aussi, pas toujours facile à suivre personnelle autodidacte courant plusieurs lièvres à la fois, parfois de mauvaise foi, elle a l'idéalisme chevillé au corps à tel point que tous les déboires déceptions et échecs successifs ne le lui ont pas ôté. Déroutante par son manque fréquent de réalisme à vouloir prendre à tout prix ses rêves pour des réalités elle n'est pas pragmatique et une certaine forme de logique lui est étrangère quoique ne manquant pas par ailleurs d'un certain bon sens, ouf!. Excessive, elle est gourmande, jamais ou presque contentée voulant tout savoir curieuse et insatiable. Fière c'est une guerrière pas toujours facile à suivre, elle entraîne persuade enjôle séduit et à besoin de manière quasi permanente d'être aimée reconnue valorisée, voyez le topo! Quand elle danse, c'est à fond, quand elle rit c'est bruyant, quand elle désespère elle s'effondre, quand elle boit c'est comme un trou, quand elle aime c'est à plus soif, présente parfois trop. Bref en quelques mots, une blonde vénitien au bon coup de rein, ample du bassin et aux joyeux desseins, un drôle de destin habité de rêves...enfantins..."

:-)

 

 

24/03/2010

imaginaire visionnaire

 

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23/03/2010

femme

NIKI DE SAINT-PHALLE OU LA FEMINITE TRIOMPHANTE

- photo de Guidu Antonietti di Cinarca -

En fouillotant à mes heures perdues sur Google, je suis tombée pas vraiment par hasard sur cette interview:

"Etre Femme"

Que signifie être femme aujourd'hui ? Quel est la nature profonde de la femme ? Quand est-elle dans son véritable pouvoir ?

On demande à la femme moderne l'impossible : être belle, douce, réceptive, amante, épouse, mère et, en même temps, professionnellement l'égale de l'homme !

Le défi d'aujourd'hui est donc pour la femme d'être féminine tout en alliant des qualités masculines. La libération de la femme des années 60-70 était bien sûr une étape nécessaire mais insuffisante. La femme évolue et tend à devenir comme l'homme : elle s'habille en jean, elle fume, elle peut être dure, elle est ambitieuse, elle est souvent pressée, stressée et peut ainsi perdre sa beauté de femme et aller à l'encontre de ce qu'elle est réellement!

Car, quelle est la nature profonde de la femme ?

La femme, de par sa nature même, est réceptive. Son désir profond n'est-il pas avant tout d'aimer, d'être aimée et acceptée au plus profond de son âme et de son corps ?

Pour cela, la femme doit donc se retrouver, s'écouter et comprendre que peut être le féminin qui est en elle est : passif, réceptif, accueillant. Découvrir que la vulnérabilité de la femme est son principal atout, et qu'il n'a rien à voir avec de la faiblesse ou de la soumission. La beauté de la femme ne réside pas dans le fait d'avoir un physique de star mais se trouve dans la confiance et la considération qu'elle a pour elle même.

La qualité féminine ne lui permet-elle pas alors d'être totalement dans son pouvoir de femme ?

Etre pleinement femme, serait alors recevoir et offrir à l'autre un espace de coeur et de partage. Un lieu habité par une femme est naturellement plus chaleureux, plus vivant, plus intime, qu'un environnement masculin, certainement plus impersonnel et fonctionnel.

La femme peut alors assumer pleinement ses rôles en étant amante et épouse et, sur le plan sexuel, devenir à la fois initiée par l'homme et initiatrice : elle lui ouvre ainsi les portes du cœur.

Et la femme peut se retrouver aussi dans le rôle de mère, lorsqu'elle accueille dans son ventre un enfant, qu'elle nourrit et à qui elle donne la vie. C'est la matrice dans toute sa plénitude.

Etre femme est donc sensibilité, intuition, prémonition, irrationalité, elle est et restera toujours un mystère pour l'homme.


 

Suite à la lecture de cette note poignante de Soulef, cette autre beaucoup plus légère à priori sur l'humour au féminin de Zoé Lucifer et cette troisième déjà parue depuis un moment et qui avait suscité un vif débat chez Noèse Cogite à la suite d'une note chez Bird parlant de son désir d'être mère pas franchement évident pour un mâle, j'ai eu envie de parler "femme", et vous quel est donc votre spontané ressenti sur celle dont Aragon disait qu'elle est l'avenir de l'homme...

 

 

Yves Tanguy

 

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Yves Tanguy naît aux toutes premières heures du XXe siècle dans le bâtiment du Ministère de la Marine, place de la Concorde, à Paris, où son père est adjudant. Jeune étudiant, il rencontre pendant la guerre Pierre Matisse, fils du peintre Henri Matisse et futur marchand d’art, avec lequel il restera très longtemps ami. Il s'engage à la fin de la guerre dans la marine marchande puis devient élève officier et fait le tour du monde. Il rencontre Jacques Prévert à l’armée en 1920, et un an plus tard, rejoint les chasseurs d'Afrique à Tataouine, en Tunisie.     

De retour à Paris en 1922, Yves Tanguy retrouve Prévert et vit de petits métiers. La vision dans la vitrine d'une galerie d’un tableau de Giorgio de Chirico, Le Cerveau de l'enfant, crée chez lui un véritable choc esthétique : il décide subitement de devenir peintre. Deux ans plus tard, en 1925, Tanguy expose pour la première fois trois dessins dans un Salon, et fait la connaissance d'André Breton. Envoûté par la personnalité de Breton, il adhère aussitôt pleinement au mouvement surréaliste dont il devint l'un des piliers avec Max Ernst et René Magritte.    

Dans les années qui suivent, il illustre des ouvrages d’écrivains liés au surréalisme, tels queTristan Tzara, Benjamin Péret ou Louis Aragon. Après un voyage en Afrique en 1930, le peintre renouvelle sa manière et débute les séries de Coulées. En 1935, il bénéficie grâce à Marcel Duchamp d’une première exposition outre-Atlantique, à Los Angeles. Son succès est grandissant, et l’année suivante, il expose à New York, San Francisco et Londres.

Après la déclaration de guerre de 1939, Tanguy rejoint l’artiste Kay Sage à New York, où son ancien ami Pierre Matisse devient son galeriste attitré. A la fin de la guerre, l’artiste décide de rester aux Etats-Unis, et obtient la nationalité américaine en 1948. Il meurt en 1955 à Waterbury (Connecticut).

 

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"La qualité de la couleur chez Tanguy est une sorte de conscience laiteuse. Son univers est celui de l'homme primitif ou de l'enfant, un univers comestible (…) Les tableaux de Tanguy nous placent à l'intérieur d'un globe gonflé de lait, au centre d'un immense sein maternel (…) la peinture de Tanguy est tout entière nourriture… "

Marcel Jean - « Histoire de la peinture surréaliste »-

 

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- photo d'Yves Tanguy par Man Ray -

 

"L'apparition de Tanguy dans la lumière neptunienne de la voyance retend peu à peu le fil de l'horizon qui s'était brisé. Mais c'est avec lui un horizon nouveau, celui sur lequel va s'ordonner en profondeur le paysage non plus physique mais mental. (...) Les êtres-objets strictement inventés qui peuplent ses toiles jouissent de leurs affinités propres qui traduisent de la seule heureuse manière - la manière non littérale - tout ce qui peut être objet d'émotion dans l'univers."

- André Breton -

 

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Son oeuvre est fait de paysages minéraux, d'êtres-objets fascinants ou d'atmosphères oniriques qui attirent le regard et provoquent l'intérêt des poètes, une étrangeté, une douceur aussi, une lumière bien particulière, une intemporalité singulière...

 

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22/03/2010

l'ombre d'un doute

Cela va faire maintenant une année plus les trois quarts d'une autre que je sévis ici sur la toile sous ce pseudo d'helenablue délicieusement rebaptisé Blue. Pour les vieux routiers de la blogosphère, les doutes chez certains sont récurents et on voit régulièrement deci delà se défaire certains blogs, ils le sont chez moi, d'autant que je ne suis pas dans mon quotidien franchement encouragée et gratifiée d'une telle entreprise qui a démarrée d'une façon si inattendue, étant jusqu'alors complétement étrangère à ce monde dit virtuel. Pourtant sans conteste cela m'a beaucoup enrichie, m'a énormément ouverte à d'autres cultures, d'autres sensibilités, d'autres manières de voir et a provoqué beaucoup de partages féconds parfois incongrus et impensables autrement et permis des rencontres de chair vivantes passionnantes voire passionnées. Alors qu'est ce qui me rend si perplexe quant à la finalité, n'est ce pas un dessein en soi que de créer, recréer un monde qui nous ressemble, de l'exprimer et le partager? N'est-on pas là pour transmettre d'une part et intéragir nos consciences et nos soifs de découvertes par ailleurs?

 

 

Fly Me To The Moon